COVID-19: point de contrôle policier à Mashteuiatsh

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Mashteuiatsh fait volte-face et annonce la mise en place d’un point de contrôle policier limitant ainsi l’accès à la communauté autochtone, comme c’est déjà le cas pour d’autres Premières Nations canadiennes. Les déplacements essentiels seront les seuls permis à compter du 31 mars à 7h. Un point de contrôle de la Sécurité publique de Mashteuiatsh sera érigé à l’entrée du secteur de Roberval (sud) alors que l’entrée près de Saint-Prime (nord) sera fermée à la circulation.

L’accès à la communauté et la sortie ne seront permis qu’aux résidants, aux services d’urgence, aux travailleurs, aux livreurs de services essentiels ainsi qu’à ceux qui aident les personnes de plus de 70 ans et les plus vulnérables.

Pekuakamiulnuatsh Takuhikan explique que la décision a été prise à la suite d’une recommandation de la direction Santé et mieux-être collectif et de la direction de la Sécurité publique, qui désirent une réduction de la circulation.

Le travail de la Sécurité publique, notamment au niveau des interventions préventives réalisées et l’affichage rappelant la circulation locale, n’a pas réussi à conscientiser suffisamment les membres de la communauté autochtone.

« On juge maintenant pertinent d’établir un point de contrôle policier pour contrôler systématiquement tous les accès et ainsi restreindre les entrées. Évidemment, les résidants de la communauté peuvent continuer d’effectuer des déplacements pour leurs besoins essentiels dans les villes environnantes », lit-on dans une communication écrite de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, qui rappelle qu’il s’agit de mesures visant à limiter la propagation du coronavirus.

Rappelons que le Chef de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, Clifford Moar, affirmait le 25 mars que l’accès limité à la communauté autochtone du Lac-Saint-Jean n’était pas une mesure envisagée à ce moment. Il assurait tout de même être à l’écoute des préoccupations de la communauté.