Catherine Morissette, mairesse de Saint-David-de-Falardeau
Catherine Morissette, mairesse de Saint-David-de-Falardeau

COVID-19: Les touristes ont quitté les villages alpins

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Les personnes de l’extérieur de la région ne trouvent pas refuge dans les résidences de villégiature du Saguenay, selon la mairesse de Saint-David-de-Falardeau, Catherine Morissette, et le maire de L’Anse-Saint-Jean, Lucien Martel. Les propriétaires de chalets n’ont pas attendu les directives de Québec pour arrêter de faire des locations.

Il ne resterait que très peu de touristes dans ces deux municipalités de la région, qui ont en commun d’avoir un centre de ski sur leur territoire et plusieurs chalets et condos disponibles pour les touristes d’ici et d’ailleurs.

Ce week-end, le gouvernement Legault y est allé de deux mesures distinctes qui empêchent la location de résidences secondaires. Il a confiné huit régions du Québec, dont le Saguenay–Lac-Saint-Jean, et a interdit la location de résidences touristiques, à l’exception des hôtels.

Selon Catherine Morissette, les Falardiens sont très sensibilisés à l’importance de respecter les mesures de confinement et de distanciation physique.

Lucien Martel, maire de L’Anse-Saint-Jean

« À ma connaissance, il ne reste pas de personnes qui viennent de l’extérieur. Tout le monde fait des efforts », explique-t-elle en entrevue, ajoutant que certaines personnes qui ont une résidence secondaire au Valinouët s’y trouvent pendant la période de confinement.

Lucien Martel remarque la même chose près du mont Édouard. Il ne reste plus de touristes à L’Anse-Saint-Jean, mais on retrouve des personnes de la région qui ont une deuxième propriété.

« Il y a quelques cas qui nous ont été signalés cette semaine. J’ai appelé les propriétaires et on m’a répondu qu’ils partaient vendredi et samedi. Et effectivement, ils ont quitté », illustre le maire.

Quelques rassemblements

Après la fermeture des stations de ski et des sentiers de motoneige, les rassemblements de plusieurs personnes sont devenus rares, nous disent Mme Morissette et M. Martel. Si quelques-uns de leurs concitoyens se plaignent parfois de regroupement dans les villages, il revient à la Sûreté du Québec (SQ) de faire des vérifications et d’intervenir.

« J’avais eu de l’information, au début de la semaine, selon laquelle il y avait plusieurs voitures devant une résidence du village alpin, raconte Lucien Martel. Nous en avons fait part à la SQ et ils m’ont dit que tout était correct, que c’était des membres d’une même famille. »