COVID-19: les tigres de l'Amour du Zoo de Saint-Félicien à risque?

On vient d’apprendre qu’un tigre du Zoo du Bronx, à New York, avait été testé positif à la COVID-19. L’animal en question aurait contracté la maladie auprès d’un gardien, et ce, même s’il ne semblait ressentir aucun symptôme. Au Zoo de Saint-Félicien, qui héberge des tigres de l’Amour, on prend la situation au sérieux alors que des mesures ont été mises en place depuis déjà plusieurs semaines.

Dans un communiqué envoyé à l’Agence France-Presse (AFP), la direction du zoo du Bronx a indiqué que le tigre malais, une femelle de quatre ans nommée Nadia, sa sœur Azul, ainsi que deux tigres de l’Amour et trois lions d’Afrique souffraient tous de toux sèche.

En revanche, les autorités du zoo ont mentionné que les félins se portaient quand même bien et qu’ils recevaient les soins vétérinaires appropriés. Les responsables anticipent même un rétablissement complet pour chacun d’eux.

Questionné à savoir si une situation semblable avait été signalée au pays dans l’un des zoos membres d’Aquariums et zoos accrédités du Canada (AZAC), le directeur exécutif de l’organisme, Jim Facette, a affirmé au Quotidien qu’aucun zoo canadien n’avait été aux prises jusqu’à maintenant avec un tel problème.

« Il n’y a pas de problème dans les zoos au Canada jusqu’à maintenant, mais on donne quand même l’information à nos membres de vérifier leurs procédures de travail. Ce qui est ressorti de l’exemple aux États-Unis est que les zoos doivent revoir leur équipement de protection individuelle. C’est ça le message clé. »

Sans être inquiet outre mesure, il n’écarte pas la possibilité que cela puisse arriver un jour. « Est-ce que c’est possible? Oui, tout est possible et tous nos membres accrédités ont reçu les informations sur ce qui se passe présentement à New York. »

Le directeur de l’AZAC ne croit pas non plus que d’autres espèces animales seront touchées de la sorte, mais que cela pourrait changer à tout moment. « On n’est pas certain. Probablement que non, mais la science évolue et c’est un nouveau virus. »

Par exemple, un chat avait été infecté en Belgique à la fin du mois de mars et d’autres cas avaient été signalés à Hong Kong, où deux chiens avaient été testés positifs à la COVID-19. Dans ces trois cas, les animaux auraient été contaminés par leur maître.

Zoo de Saint-Félicien

La directrice du Zoo sauvage de Saint-Félicien, Lauraine Gagnon, affirme pour sa part prendre la situation très au sérieux depuis le tout début de la pandémie.

« Ça fait plusieurs semaines que l’on a mis des procédures en place et on les répète régulièrement. On a commencé ça au cours de la semaine du 9 mars. On avait fermé le zoo avant même que le gouvernement nous oblige à le faire. »

Elle affirme aussi avoir confiance en ses employés. « On rappelle constamment aux employés les consignes et procédures par rapport à l’hygiène et ils collaborent tous très bien. »

Elle avoue cependant que la plus récente situation du Zoo du Bronx l’a étonnée et sait très bien que les informations concernant la crise du coronavirus changent et évoluent rapidement.

« C’est un peu surprenant, car il y a quelques semaines, on avait reçu comme information via les médias que les animaux ne seraient pas atteints. Là, il va y avoir des vérifications au niveau scientifique pour nous donner la bonne information et aussi pour savoir si on a des méthodes à modifier par rapport à nos consignes sanitaires. Ça bouge beaucoup et présentement, beaucoup de gens sont en mode recherche pour pouvoir nous donner l’information adéquate. »