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Le tableau régional de la COVID-19 a changé radicalement en 24 heures pour le nombre de cas en plus de la multiplication des cas présumés de variants qui, selon le directeur de la Santé publique, Donald Aubin, vont prendre le dessus dans les prochains mois.
Le tableau régional de la COVID-19 a changé radicalement en 24 heures pour le nombre de cas en plus de la multiplication des cas présumés de variants qui, selon le directeur de la Santé publique, Donald Aubin, vont prendre le dessus dans les prochains mois.

COVID-19: les cas présumés de variants progressent

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
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Le rebondissement des cas confirmés de COVID-19 dans le rapport des dernières 24 heures du CIUSSS, avec 34 infections, ne justifie pas une modification des différentes règles sanitaires, mais confirme que la situation doit être scrutée à la loupe en permanence, en raison de la présence de 8 cas potentiels du variant britannique dans différents secteurs de la région.

Depuis le début de la pandémie, la Santé publique a confirmé 14 cas potentiels du variant britannique et un cas dont le séquençage génétique a été complété. De ces 15 cas, au moins 7 sont des étudiants dont l’adresse est dans la région, mais qui sont à l’extérieur pour le moment. Le séquençage confirmé est quant à lui associé à un cas du mois de février.

La situation des variants a commencé à changer plus sérieusement depuis la fin de semaine et le premier lot important de cas identifiés par criblage a été confirmé dans les dernières heures. Selon le directeur régional de la Santé publique, le docteur Donald Aubin, le premier ministre du Québec n’avait pas ces informations entre les mains quand il a confirmé des restrictions dans certaines régions du Québec.

« On va attendre pour les deux ou trois prochaines journées. Ça ne serait pas productif de prendre une décision immédiatement et de constater dans 24 heures que la situation redevient calme. C’est pour cette raison que le premier ministre insiste pour dire qu’il faut surveiller de près ce qui se passe avec les changements », explique Donald Aubin.

La présence de cas présumés du variant britannique un peu partout dans la région ne signifie pas qu’il y aura une explosion des cas confirmés de COVID-19 dans les prochaines heures. Les contaminations qui découleront de ces cas d’origine devraient normalement apparaître dans les statistiques quotidiennes d’ici 7 à 10 jours. Ce variant, qui deviendra un jour le variant dominant partout, a des caractéristiques bien particulières.

Le directeur régional de la Santé publique, le docteur Donald Aubin.

Il se transmet beaucoup plus facilement d’une personne à une autre. C’est ce qui explique la croissance observée dans la troisième vague dans plusieurs pays. Les personnes qui le contractent sont aussi beaucoup plus malades, mais les vaccins ont jusqu’à maintenant démontré leur efficacité pour contrer la maladie.

Le Dr Aubin a expliqué que les responsables de la Santé publique informent les personnes atteintes de la COVID-19 quand ils ont été infectés par un variant ou qu’il y a un soupçon quant à la nature précise du virus. Dans ces situations, la Santé publique mène des enquêtes plus larges et explique aux personnes atteintes les précautions à prendre afin d’éviter de le propager trop rapidement.

« Présentement, ce qui préoccupe, c’est que les cas de variants ne sont pas concentrés dans un seul endroit. Ils sont répartis dans plusieurs endroits », reprend le médecin. Cette répartition confirme que le variant peut circuler partout dans la région, tout comme le virus régulier de la COVID-19, puisque le bilan quotidien faisait état de cas un peu partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean, jeudi, alors que la situation était surtout très chaude dans le secteur de Roberval, depuis quelques semaines.

« On sait que le variant va devenir la principale souche dans les prochaines semaines et qu’il va remplacer la première souche du virus. On peut aussi prendre le contrôle de la situation malgré la circulation du variant. On constate que ça va mieux dans la région de Laval et c’est aussi stable à Montréal. Le maintien des mesures de distanciation sociale et l’adhésion aux règles par la population permettent de contrer le variant », ajoute le médecin.

La situation épidémiologique est en dents de scie dans la région avec des hausses et des baisses de cas. Pour le moment, la Santé publique n’est pas en mesure de se prononcer sur les prochains jours, si ce n’est que l’explosion des cas confirmée jeudi, avec les variants qui pointent un peu partout, a modifié le portrait. Il s’agit d’une seule journée et il faudra attendre encore quelques jours avant de savoir si la progression de la maladie repartira en augmentant.

La situation dans le réseau hospitalier n’est pas vraiment inquiétante. En ce moment, 4 personnes sont traitées pour la COVID-19 aux soins intensifs et six autres reçoivent des traitements dans l’unité COVID-19 de l’hôpital de Chicoutimi.

Les cliniques de dépistage fonctionnent toujours à plein régime dans la région. Chaque jour, un peu plus de 100 personnes se présentent dans les différents centres afin de passer un test. Il s’agit, selon le docteur Donald Aubin, d’un bon niveau de dépistage en fonction de la situation épidémiologique. Les équipes de la Santé publique sont quant à elles toujours en mesure d’établir l’historique des cas confirmés de maladie afin de limiter la propagation en invitant les gens à s’isoler.