Le président de la CSN construction, le Saguenéen Pierre Brassard, a visité le chantier du promoteur JE Perron dans le cadre de l’ouverture des grands chantiers de construction dans le contexte du plan de déconfinement de l’économie québécoise mis en place par le gouvernement du Québec.
Le président de la CSN construction, le Saguenéen Pierre Brassard, a visité le chantier du promoteur JE Perron dans le cadre de l’ouverture des grands chantiers de construction dans le contexte du plan de déconfinement de l’économie québécoise mis en place par le gouvernement du Québec.

COVID-19: la CSN-Construction satisfaite des mesures adoptées

Les travailleurs étaient à l’oeuvre, tôt hier matin, sur les chantiers de construction des domaines institutionnel, industriel et commercial, conformément au plan de déconfinement mis en place par le gouvernement du Québec. Ce retour comportait l’obligation, pour les employeurs, d’instaurer des mesures d’hygiène très strictes pour limiter les risques de propagation du coronavirus.

L’ouverture des chantiers de construction pour le secteur résidentiel, il y a trois semaines, avait donné une idée de la logistique nécessaire pour cette industrie. Selon le président de la CSN-Construction, Pierre Brassard, le secteur résidentiel a très bien répondu aux directives imposées par le gouvernement afin de permettre la reprise des activités.

La CSN-Construction avait convié les médias pour cette réouverture du chantier d’un complexe commercial situé à l’angle de la route 170 et du boulevard Talbot. Le projet est réalisé par la firme de construction JE Perron de Chicoutimi. Ce site permettait de bien voir les différents aménagements réalisés par l’entreprise de construction afin de se plier aux directives concernant l’hygiène pour les travailleurs.

Selon Pierre Brassard, le chantier respecte en tous points ce qui est nécessaire pour protéger la santé des travailleurs. Les systèmes de lavage des mains étaient en place avec des roulottes aménagées pour l’heure des repas. La visière fait maintenant partie des équipements de protection individuelle pour les travailleurs de la construction en plus des lunettes et des masques de type N95 quand il est impossible de maintenir la distanciation de deux mètres.

Équipements

Les chantiers de construction ne sont pas toujours dotés d’infrastructures qui permettent aux travailleurs d’avoir une bonne hygiène. La situation est également la même pour la construction résidentielle alors qu’historiquement, les travailleurs n’avaient même pas accès à des toilettes. Dans certains cas, il s’agit d’infrastructures de base, mais selon Pierre Brassard, elles répondent aux exigences.

Les syndicats dépêchent sur les sites des représentants afin de répondre aux interrogations des travailleurs. Ces derniers sont en mesure de déterminer si les employeurs ont mis en place tous les équipements nécessaires. La CNESST a des brigades d’inspecteurs qui visitent régulièrement les différents chantiers pour s’assurer du respect des règles.

Dans le cadre de la relance de la construction résidentielle, la CNESST a effectué 1500 visites sur des chantiers à travers le Québec. Les inspecteurs ont relevé 14 chantiers problématiques où des améliorations ont été apportées. Le président de la CSN Construction indique qu’il n’y a pas eu de rapport confirmant la transmission du virus sur ces chantiers.

Les vacances toujours à l’agenda

D’autre part, la CSN Construction n’a pas l’intention d’abandonner le principe des vacances estivales de la construction, à la mi-juillet. La centrale syndicale le fait savoir chaque semaine lors des rencontres entre les acteurs de l’industrie. Il n’est pas question, selon Pierre Brassard, d’évoquer l’arrêt provoqué par la pandémie pour justifier l’annulation des vacances.

« Les gens parlent de l’importance de relancer l’économie au Québec. Les vacances de la construction représentant une injection de 350 M$ directe dans l’économie que les travailleurs vont dépenser ici et non à l’étranger. On peut en arriver à ce que les vacances se planifient de façon différente, mais il n’est pas question de les suspendre », a conclu le président de la CSN-Construction.