Lucien Martel, maire de L’Anse-Saint-Jean
Lucien Martel, maire de L’Anse-Saint-Jean

COVID-19: des travailleurs étrangers pointés du doigt à L’Anse-Saint-Jean

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
La présence de travailleurs étrangers en quarantaine dans une résidence privée, depuis mardi soir, fait l’objet d’une dénonciation publique de la part de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean, une situation qui laisse pantois certains citoyens.

Dans l’avis public émis sur le site de la municipalité, L’Anse-Saint-Jean informe la population que des travailleurs étrangers ont été autorisés par le gouvernement fédéral et la Santé publique à résider sur la rue des Coteaux à L’Anse-Saint-Jean, avec la mention de l’adresse précise. On y ajoute que ces gens ont été testés à leur arrivée au pays et qu’ils sont informés qu’ils ne doivent pas circuler dans la municipalité et demeurer à l’intérieur ou sur le patio extérieur. On y mentionne qu’une affiche extérieure a été apposée sur la résidence pour aviser les personnes qui s’y rendraient comme les pompiers, ambulanciers ou autres visiteurs.

Invité à se prononcer sur la pertinence de l’émission d’un tel avis, le maire Lucien Martel a mentionné que l’affichage sur la maison est une exigence de la Santé publique. Il a précisé qu’au début de la pandémie, deux couples de L’Anse-Saint-Jean avaient été infectés et qu’un avis semblable avait été émis par la municipalité sans qu’apparaisse toutefois le lieu de résidence de ces personnes.

« Les travailleurs étrangers ont le droit d’être là et tout a été vérifié par la CNESST et la Santé publique, qui a demandé à ce qu’il y ait un affichage », a-t-il déclaré.

Interrogé afin de savoir si un tel traitement serait réservé aux résidents de L’Anse-Saint-Jean qui arriveraient d’un séjour à l’étranger, M. Martel affirme que l’avis ne vise qu’à informer les personnes qui se rendraient à la résidence.

En ce qui a trait aux travailleurs étrangers logés, il a été possible d’apprendre qu’il s’agit de travailleurs appelés à travailler sur une ferme à Saint-Bruno.