Laurie Gauthier, Catherine Potvin, Véronique Potvin et sa fille Sarah-Maude Fortin  étaient heureux de participer à la grande récolte des bouteilles du club Rotary.
Laurie Gauthier, Catherine Potvin, Véronique Potvin et sa fille Sarah-Maude Fortin  étaient heureux de participer à la grande récolte des bouteilles du club Rotary.

COVID-19: Comment ça va?

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, on dit que #çavabienaller, mais qu’en est-il réellement ? Le Quotidien s’est rendu à Saint-Félicien afin de sonder quelques citoyens rencontrés par hasard en leur posant une question toute simple : comment ça va ?

Ça fait déjà deux mois que le gouvernement du Québec a déclaré l’état d’urgence sanitaire dans la province en exigeant entre autres de respecter des mesures de distanciation physique.

Depuis quelques jours, les règles de confinement sont de moins en moins restrictives et l’économie reprend vie tranquillement.

Selon les dires des personnes rencontrées, ces différents facteurs sont accueillis positivement et, de manière générale, le moral semble bon.

« Ça va bien. J’en profite, je suis à la maison, car j’ai un jeune bébé. On fait le ménage du printemps et il faut voir ça positif », avouait Martine Allard, de Saint-Félicien.

Martine Allard, de Saint-Félicien.

Même son de cloche pour Junior Galarneau, employé à l’usine de Produits forestiers Résolu à La Doré. « Ça va bien, car il fait beau soleil. On peut recommencer à travailler dehors et aller faire du quatre-roues avec les enfants, car ça on a le droit ! (…) Le confinement n’a pas changé grand-chose, car je travaillais pareil. »

Rencontrée à la sortie de l’épicerie, Guylaine Lalancette de Saint-Prime préfère demeurer optimiste et voir la vie du bon côté.

« Ça va bien et ça n’arrête pas de bien aller. On fait attention, il faut faire avec et on se protège. En plus, il fait beau. »

Inspecteur en bâtiment chez Inspec-Thor, William Fortin affirmait être content d’avoir repris du service, mais avouait du même souffle que les revenus de son entreprise avaient subi une nette diminution.

« Ça va bien, j’ai recommencé à travailler. C’est certain que le boom immobilier que l’on a d’habitude chaque saison n’a pas eu lieu. Peut-être que ça va se faire plus tard, mais à date, j’ai fait seulement 50 % de mon chiffre d’affaires comparativement à pareille date l’année passée. Pour la vie en général, je me suis rendu compte que je devais prendre plus temps pour profiter de la vie ! »

Guylaine Lalancette de Saint-Prime préfère demeurer optimiste et voir la vie du bon côté.

Le Lac vient tout juste de caler et force est d’admettre que l’arrivée du beau temps est profitable pour plusieurs. Certains profitent même des rayons du soleil pour pratiquer leur passion en plein air, comme c’est le cas pour André Ouellet, de Saint-Félicien.

Ce dernier pratiquait quelques chansons à la guitare sur le bord de la rivière Ashuapmushuan lorsque Le Quotidien l’a interpellé. « Ça va bien parce que malgré tout le contexte actuel, j’ai été capable de voir du positif dans tout ça, comme d’observer une société qui apprend à se serrer les coudes et à travailler en équipe. Ça me fait sourire et ça me fait sentir mieux de savoir que je vis dans une société qui est peut-être moins égoïste que je le pensais. »

Bénévolat

Parlant d’implication, Le Quotidien a rencontré quatre bénévoles heureux de participer à la grande récolte des bouteilles du club Rotary, qui a lieu jusqu’au 20 mai dans les stationnements des Métro DB de Saint-Félicien et Dolbeau-Mistassini.

« On fait du bénévolat, donc ça va bien avec ce beau soleil et on est bien content », a lancé d’entrée de jeu Catherine Potvin de l’entreprise Zone Orange communication.

Élève en quatrième secondaire, Sarah-Maude Fortin profitait de la journée pour accompagner sa mère. « Ça se passe bien le confinement. On a une belle vie de famille et on fait plein d’activités ensemble, comme jouer à des jeux de société. Je fais beaucoup de lecture aussi, je suis déjà rendue à mon huitième livre depuis le début du confinement. »

Grand-maman de deux petits-enfants, Yvonne Perron de Saint-Félicien profitait de la belle température pour marcher dans le parc avec sa petite-fille Louise.

Tout juste à côté, sa mère abondait dans le même sens. « Ça va quand même bien dans les circonstances. Avec trois enfants à la maison, on prend du temps avec eux et c’est l’occasion idéale pour solidifier les liens familiaux », racontait Véronique Potvin, directrice chez Grands Frères Grandes Sœurs Domaine-du-Roy.

Physiothérapeute de profession, Laurie Gauthier constate elle aussi que la société fait quand même preuve de solidarité. « Honnêtement, ça va bien. Avec le beau temps qui arrive, on fait du bénévolat et on s’occupe. Je trouve finalement que l’on a une belle solidarité pour passer le temps pendant cette crise-là. »

Déconfinement des régions

Pompiste dans une station-service, Marlène Simard trouve plaisant de revoir de plus en plus sa clientèle habituelle, mais remet en question la levée des barrages routiers survenue lundi passé.

« Ça va bien, il va faire beau toute la fin de semaine donc on ne peut pas chialer. (…) Je recommence à voir plus de clients. On jase beaucoup du virus, mais bon, on est tous dans le même bateau et ça va bien, mais si les gens de Montréal peuvent rester chez eux ! »

Grand-maman de deux petits enfants, Yvonne Perron de Saint-Félicien profitait de la belle température pour marcher dans le parc avec sa petite-fille Louise.

Le musicien André Ouellet, de Saint-Félicien.

« La mamie va bien. C’est la première fois que je la garde depuis le confinement, car les deux parents ont recommencé à travailler. Sa sœur est à l’école. (…) Tout est sous contrôle, on recommence à voir plus de circulation, il fait beau et tout le monde est de bonne humeur. La seule chose que l’on a peur, c’est à cause de Montréal et que ça s’en vienne par ici. Mais bon, si on a plus de cas, ça pourrait être grave, mais si on n’en a pas plus, tout sera beau ! »