Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Coronavirus: la pandémie poursuit sa course macabre

WASHINGTON — Le monde se prépare à une profonde récession sous l’effet du coronavirus, à l’image de la France où le confinement va continuer au-delà de la mi-avril pour freiner la pandémie qui poursuit ses ravages, notamment aux États-Unis, le pays le plus touché en nombre de cas recensés.

La COVID-19, qui a fait plus de 86 000 morts depuis le début de la pandémie, a placé plus de la moitié de l’humanité en quarantaine et des «secteurs entiers des économies nationales ont été fermés» ou «directement touchés» par l’arrêt de l’activité, selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les échanges commerciaux devraient accuser une baisse à «deux chiffres» dans «presque toutes les régions» de la planète, a-t-elle prévenu mercredi, prédisant une contraction du commerce «probablement supérieure» à celle causée par la crise financière mondiale de 2008-2009.

Pour la Banque centrale américaine, l’incertitude liée à la pandémie fait peser un «grave danger sur les perspectives économiques» des États-Unis, selon les minutes de sa réunion à la mi-mars. Mais la Fed estimait alors que les effets négatifs seraient peut-être moins durables que ceux de la crise de 2008.

Les États-Unis ont enregistré pour la deuxième journée consécutive près de 2000 morts liées au nouveau coronavirus tandis que le monde se préparait à une profonde récession sous l’effet de la pandémie, à l’image de la France où le confinement va continuer au-delà de la mi-avril.

«Depuis le début de cette crise, nous sommes assis à la maison, plus un sou ne rentre», se lamente Mohamed Said, charpentier de 36 ans au Caire et père de trois enfants, en faisant la queue pour une distribution d’aide alimentaire.

77 jours!

La France a annoncé mercredi une baisse d’environ 6 % de son produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre, une chute historique qui marque l’entrée du pays en récession. Locomotive du continent européen, l’Allemagne table sur un recul de près de 10 % au deuxième trimestre.

Face à cette crise inédite, l’UE continue pourtant de se déchirer et ses 27 ministres des Finances ont échoué à s’entendre sur une réponse économique commune.

Le ministre italien de l’Économie Roberto Gualtiere a appelé à «la solidarité et à des choix courageux et partagés», mais l’Allemagne comme les Pays-Bas refusent de mutualiser les dettes publiques pour relancer l’économie.

Un enterrement, un anniversaire, une chaîne de contagions et 3 morts

WASHINGTON — C’est l’histoire d’un homme à Chicago, fin février, quand les États-Unis se croyaient encore protégés de la COVID-19, qui n’avait pas encore été déclarée une pandémie. Il avait quelques symptômes respiratoires légers, mais pas au point de l’inquiéter, encore moins de se confiner.

Cet individu, anonymisé dans une enquête publiée mercredi par les Centres américains de prévention et de contrôle des maladies (CDC), est invité à un enterrement d’un ami de famille et décide de participer. La veille des obsèques, il se rend à dîner chez des amis; pendant trois heures ce soir-là, les trois partagent un repas emporté d’un restaurant; ils se servent dans les mêmes plats.

Le lendemain, jour de l’enterrement, c’est à un buffet que ce «patient index» se sert à manger, probablement en se servant des mêmes ustensiles. Il présente ses condoléances à la famille endeuillée, prend dans ses bras au moins trois proches du mort.

Trois jours après les obsèques, il a toujours des symptômes légers (ils ne sont pas détaillés, mais la toux est un symptôme fréquent de la COVID-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus). Il se rend tout de même à une fête d’anniversaire, cette fois dans sa propre famille.

Le virus, qu’il porte en lui à son insu, va y faire des ravages.

Extrême contagiosité 

Il y a neuf personnes à la fête. Tous entrent en «contact proche» les uns avec les autres. Pendant trois heures, ils s’embrassent et partagent la même nourriture.

Sur les neuf présents, sept attraperont ce jour-là le coronavirus. Deux tomberont si gravement malades qu’ils seront hospitalisés. Trois semaines après l’anniversaire, ces deux-là seront morts.

Ce ne sont pas les seuls à tomber dans cette catastrophique chaîne de transmission : les deux hôtes du premier dîner à emporter ont aussi été infectés ce soir-là; l’un d’eux finira par décéder, 27 jours après le repas.

Pire, le premier cercle des malades en a provoqué un second. Les gens qui se sont occupés de plusieurs premiers malades ne se sont pas protégés avec masques ou gants, et ont eux-mêmes été infectés.

Et trois convives de la fête d’anniversaire, bien que malades, se sont rendus à l’église plus tard, après six jours de symptômes.

À l’église, ils ont touché et passé la corbeille de la quête à leurs voisins de bancs. Un fidèle, assis pendant 90 minutes à une rangée d’écart, est la dernière personne recensée de ce «cluster» par les enquêteurs épidémiologistes des CDC et de l’Illinois.

Au total, le patient index, qui n’a jamais eu besoin de voir un médecin, a contaminé, directement et indirectement, au moins 15 personnes en trois semaines, dont trois sont mortes. L’ordre de confinement dans l’Illinois n’arrivera que le 21 mars, plusieurs jours après la dernière de ces contaminations.

L’histoire illustre l’importance de la distanciation sociale, et la contagiosité élevée et invisible du nouveau coronavirus, que les scientifiques tentent encore de quantifier exactement, entre la très contagieuse rougeole ou la moins contagieuse grippe.

Au début de l’épidémie, le consensus était qu’il se transmettait surtout par des postillons et des éternuements, et en touchant une surface souillée, où le virus peut rester quelques jours, selon les matériaux.

Puis il est apparu que les personnes sans symptômes étaient aussi responsables d’une bonne partie des contaminations, probablement par l’air qu’elles expirent, et récemment les États-Unis et d’autres pays ont recommandé à leurs populations de se couvrir le visage hors de chez eux, afin d’empêcher les personnes sans ou avec peu de symptômes de donner, à leur insu, la mort aux gens qu’ils croisent.

Basketball

Le Raptors Chris Boucher désolé d’avoir enfreint les règles de quarantaine

L’ailier québécois des Raptors de Toronto Chris Boucher est désolé d’avoir enfreint les règles de quarantaine pour aller s’acheter quelques denrées à Toronto, une petite incartade qui a été captée en photo par un internaute qui l’a ensuite partagée sur les réseaux sociaux.

En conférence téléphonique mercredi, le joueur de basketball est revenu sur le dossier. «Nous avions tous été testés pour la COVID-19 dans l’équipe et comme mon test était négatif, je n’avais pas réalisé que je devais quand même attendre deux semaines chez moi avant de sortir», a-t-il expliqué aux médias.

Boucher assure qu’il n’avait pas du tout l’intention de mettre qui que ce soit en danger. «Personne ne veut avoir le virus ou le donner à quelqu’un. Nous revenions d’un voyage de 12 jours sur la route et j’avais besoin d’acheter des choses pour survivre! Je ne voulais pas seulement manger en utilisant Uber Eats.»

Boucher dit s’être intéressé davantage au coronavirus et à sa propagation après cet événement. «J’ai fait plein de recherches et j’ai compris qu’il y a vraiment une différence entre être infecté et infecter les autres, que des gens peuvent être asymptomatiques et quand même infecter les autres», poursuit-il, assurant que maintenant, des gens sont chargés de faire ses emplettes à sa place.

Sensibilisation

Depuis, Boucher a aussi pris l’initiative d’interpeller les jeunes de Montréal-Nord, où il a grandi après être né dans l’île antillaise de Sainte-Lucie, pour les sensibiliser à la maladie en faisant un vidéo publié sur la plate-forme Snapchat.

«C’est mon initiative à moi, ce n’est pas l’équipe qui m’a demandé de faire ça. J’ai constaté qu’aux États-Unis, la population afro-américaine défavorisée était plus atteinte par la maladie. Moi, je me connais, et je sais que si j’étais plus jeune, je trouverais ça dur le confinement. Je voulais lancer le message qu’on peut être atteint, peu importe l’âge», poursuit-il.

En raison de la crise, Boucher est demeuré à Toronto et n’a pas rendu visite à sa famille à Montréal. «Quand je suis revenu, j’ai été mis en quarantaine, alors la meilleure chose pour moi est de demeurer à Toronto. Je ne voyage pas. Je leur parle au téléphone et avec l’application Zoom et, heureusement, tout le monde est bien, tout le monde est en santé.»

COVID-19

Le CIUSSS impose de nouvelles mesures de contrôle de la santé à son personnel

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean met en place de nouvelles mesures de contrôle de la santé de son personnel afin d’éviter autant que possible que des personnes infectées par le coronavirus n’introduisent la maladie sans le vouloir dans ses différents établissements.

Depuis 16 h mercredi, chaque employé qui entre dans l’un des établissements de la région devra se soumettre à une vérification de sa température et répondre à certaines questions. Il s’agit, selon le directeur de la Santé publique, Donald Aubin, d’une mesure préventive ayant pour but d’assurer un plus grand contrôle sur la propagation d’un virus qui semble particulièrement efficace pour se diffuser dans le milieu de la santé.

Affaires

Pandémie: le commerce mondial pourrait chuter de près d’un tiers en 2020

GENÉVE — Le commerce mondial devrait enregistrer une contraction comprise entre 13 % et 32 % en 2020, supérieure à celle causée par la crise financière de 2008, sous l’effet de la pandémie du nouveau coronavirus qui a fortement ralenti les échanges, a estimé mercredi l’OMC.

«Des millions de personnes dans le monde ont déjà perdu leur emploi et leurs revenus», s’est alarmé le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo, lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève.

«Face à ce qui pourrait être la plus grave récession ou le plus sérieux revers économique de notre existence, nous devons utiliser tous les moteurs potentiels d’une croissance durable pour renverser la situation», a-t-il ajouté.

Déjà entravés par les tensions commerciales et les incertitudes autour du Brexit, les échanges commerciaux devraient accuser une baisse à «deux chiffres» dans «presque toutes les régions» de la planète, selon l’OMC.

La correction menace d’être particulièrement sévère pour l’Amérique du Nord et l’Asie, dont les exportations pourraient s’effondrer de plus de 40 % et 36 % respectivement, en retenant l’hypothèse la plus pessimiste des économistes de l’organisation.

L’Europe et l’Amérique du Sud enregistreraient des baisses également supérieures à 30 %.

«Les gouvernements dans le monde entier peuvent et doivent poser les fondations d’un redressement énergique et inclusif [...] Si les pays œuvrent ensemble, nous verrons un redressement plus rapide et plus solide que si chaque pays agit seul», a prévenu Roberto Azevedo.

Au total, la crise des échanges mondiaux sera «probablement supérieure à la contraction du commerce causée par la crise financière mondiale de 2008-2009», prévient l’OMC.

Si les deux épisodes sont «similaires à certains égards», notamment en ce que les gouvernements interviennent massivement pour soutenir entreprises et ménages, ils diffèrent par la nature même de la pandémie et des mesures mises en place pour l’endiguer.

«En raison des restrictions touchant les déplacements et de la distanciation sociale imposées pour ralentir la propagation de la maladie, l’offre de main-d’œuvre, les transports et les voyages sont aujourd’hui directement touchés», souligne l’OMC.

«Des secteurs entiers des économies nationales ont été fermés, comme l’hôtellerie, la restauration, le commerce de détail non essentiel, le tourisme et une part importante de l’activité manufacturière», ajoute-t-elle.

Coronavirus : le déconfinement doit être progressif pour éviter une «seconde vague»

PARIS — Le confinement en Chine doit être levé de façon progressive pour éviter une «seconde vague» de contaminations par le nouveau coronavirus, avertissent jeudi des spécialistes de la modélisation des épidémies, alors que le pays vient de lever le bouclage de Wuhan, épicentre de la pandémie.

Les mesures strictes pour assurer la distanciation sociale, incluant l’interdiction faite à la population de quitter la ville depuis fin janvier, semblent avoir porté leurs fruits, et la vie revient progressivement à la normale dans cette mégalopole du centre de la Chine, aux 11 millions d’habitants.

Alors que la province du Hubei, où se situe Wuhan, enregistrait des milliers de nouvelles contaminations chaque jour au pic de la maladie, cette dernière semble désormais sous contrôle en Chine, où seuls deux morts ont été recensés au cours des dernières 24 heures. Même si la pandémie, elle, tue toujours plus ailleurs, en particulier en Europe et aux États-Unis.

Les auteurs de l’étude, chercheurs à l’université de Hong Kong, ont analysé à l’aide de modèles mathématiques le nombre de cas confirmés dans quatre villes chinoises (Pékin, Shanghai, Shenzhen et Wenzhou) entre mi-janvier et fin février.

Ils concluent que la fermeture des entreprises et des écoles et la stricte restriction des voyages ont permis de réduire le taux de reproduction du virus (le nombre de nouvelles personnes infectées par chaque malade) à moins de 1, permettant une diminution progressive du nombre de cas, selon leur article dans la revue médicale britannique The Lancet.

Golf

Le Tournoi des Maîtres en novembre? Mieux que rien...

C.T. Pan pourrait devenir une note de bas de page dans l’histoire d’Augusta National. Le golfeur s’est qualifié pour le Tournoi des Maîtres, mais il devra maintenant patienter pendant un total de 571 jours avant de pouvoir entendre une phrase bien connue dans l’univers du golf.

«Votre attention, s’il vous plaît. C.T. Pan va effectuer son coup de départ.»

Une semaine après la conquête du cinquième veston vert de Tiger Woods en carrière, Pan a remporté le tournoi Heritage RBC à Hilton Head et s’est du même coup qualifié pour le Tournoi des Maîtres, en avril 2020.

Sauf qu’avril est devenu novembre 2020.

Charles Howell est de toute évidence biaisé, puisqu’il a grandi à quelques kilomètres seulement du légendaire club de golf Augusta National, mais il parle pour la plupart des golfeurs professionnels lorsqu’il dit : «un Tournoi des Maîtres, c’est mieux que rien».

L’annonce faite lundi du calendrier remodelé ne garantit toujours rien, mais au moins elle offre de l’espoir.

Et ce sera suffisant pour l’instant, puisque personne ne peut encore dire à quel moment le golf, ou tout autre sport, pourra relancer ses activités en raison de la pandémie de COVID-19.

«C’est bien d’avoir une carotte après laquelle courir», a imagé Graeme McDowell mardi.

COVID-19

COVID-19: des appels qui perturbent des aînés

Des aînés de la Basse-Côte-Nord ont reçu des appels en début de semaine de leur dispensaire local pour leur demander si, en cas d’atteinte de la COVID-19, ils désiraient être transférés dans un centre hospitalier loin de leur milieu, à Québec, ou si au contraire ils préféraient recevoir des soins de fins de vie. La députée du coin est outrée et le CISSS reconnaît une certaine maladresse.

Ces appels auraient été faits principalement lundi chez des aînés de certains villages de la Basse-Côte-Nord qui, rappelons-le, n’est toujours pas reliée au reste du Québec par la route. Ces aînés ne vivaient ni en CHSLD ni en résidences privées, mais chez elles ou dans leur famille.

«J’ai trouvé ça horrible et inacceptable», a clamé la députée de Duplessis, Lorraine Richard. «Je suis outrée que personne n’ait levé un drapeau rouge. «C’est quelqu’un qui avait un mauvais jugement qui a pris cette décision», a-t-elle ajouté.

Mme Richard soutient qu’elle a contacté le cabinet de la ministre Danielle McCann dès que la situation a été portée à son attention et que mardi matin, ce genre d’appels avait cessé. «On a effrayé des personnes âgées pour rien», a lancé la députée péquiste. Cette dernière ajoute que selon ce qu’elle a compris de ses échanges avec le cabinet de la ministre et la direction du CISSS, ce genre de sondage aurait été demandé par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

La fédération se défend bien d’avoir demandé quoi que ce soit. «Les directives n’émanent pas de la FMOQ, elles émanent du gouvernement. Nous ne faisons que relayer le message. Nous n’avons aucun pouvoir pour émettre des directives», a soutenu la conseillère en affaires publiques de la FMOQ, Mélissa Turgeon.

La directive est plutôt que les médecins doivent mettre à jour les niveaux de soins pour leurs patients d’ici peu afin, notamment, «d’éviter le plus possible les transferts en milieu hospitalier, particulièrement à l'urgence». À part le dispensaire, il n’y a pas d’urgence dans la grande majorité des localités de la Côte-Nord.

Monde

En Asie, des pays résistent avec succès aux sirènes du confinement

HONG KONG — Quatre milliards de personnes sont confinées contre l’épidémie. Mais la vie suit un cours relativement normal à Taïwan, en Corée du Sud où à Hong Kong, trois des premiers territoires touchés, et ce grâce à des mesures énergiques prises très tôt pour désamorcer la crise.

On aurait initialement pu croire Taïwan voué au pire face à l’émergence du nouveau coronavirus chez le voisin chinois, son premier partenaire commercial.

Mais trois mois plus tard, le bilan de l’île s’établit à 376 cas confirmés et cinq décès. Ses restaurants, bars, écoles, commerces et bureaux sont toujours ouverts.

Ce pays dont le vice-président est épidémiologiste a pris des mesures décisives au tout début de la crise pour en éviter à sa population d’autres, bien plus douloureuses, quelques semaines plus tard.

«Des pays comme Taïwan ont été exemplaires», a salué au micro de Fox News cette semaine le fondateur de Microsoft Bill Gates, qui a débloqué des milliards de dollars pour aider la recherche sur un vaccin. «Et ainsi, ils n’auront ni le fardeau sanitaire ni les répercussions économiques que subiront les autres pays».

Expérience

Si Taïwan a été à la pointe, c’est que l’île s’était jurée, après l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2003, de ne plus jamais revivre ça. Après la Chine et Hong Kong, elle avait alors enregistré le plus lourd bilan : 84 morts.

Elle avait dans la foulée créé un centre de commandement dédié aux crises sanitaires qui a été activé dès le 20 janvier, avant même que Pékin ne boucle Wuhan.

D’emblée, les autorités ont contrôlé les arrivées, multiplié les tests et enquêté sur les personnes entrées en contact avec les malades.

Très tôt, l’île a pris la décision lourde d’interdire l’entrée des voyageurs de Chine, alors même que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) déconseillait de telles mesures. L’ironie est d’ailleurs que Taïwan, l’un des meilleurs élèves au monde dans la lutte contre la COVID-19, n’est pas membre de l’OMS, en raison des pressions chinoises.

Dans un récent article, le Journal of the American Medical Association détaillait les 124 mesures initiales prises dans ce pays quand le reste du monde ne croyait pas au risque épidémique.

«Sans certitude, la prudence»

Jason Wang, professeur à l’Université de Stanford et co-auteur de cette étude, est convaincu que Taïwan a ainsi gagné un temps précieux pour accélérer la production de masques et de tests.

«Deux semaines, c’est énorme quand un virus est en train de se propager de façon exponentielle», explique-t-il à l’AFP. «Avant que les certitudes n’apparaissent, il vaut mieux faire preuve de la plus grande prudence face à un virus inconnu», poursuit-il. «Nous en faisons tous l’amère expérience.»

Si la Corée du Sud est exemplaire également, c’est parce qu’elle a su «aplatir» la courbe des nouveaux cas.

C’est fin février que l’épidémie a explosé dans la ville de Daegu, à partir d’un foyer au sein d’une organisation considérée par certains comme une secte. Au pire de la crise, 909 nouvelles infections furent enregistrées en une seule journée. Le total dépasse aujourd’hui les 10 000 cas, et 192 personnes ont succombé à la maladie.

Mais le nombre de nouveaux cas sur 24 heures à Daegu vient de passer pour la première fois sous les 10. Et dans tout le pays, la vie suit un cours à peu près normal. Les consignes de distanciation sociale sont largement suivies, sans résulter d’un ordre du gouvernement.

Les experts ont salué la stratégie sud-coréenne de dépistage massif de la population (plus de 485 000 tests), de même que le traçage des contacts des malades et la quarantaine imposée à tous les patients.

COVID-19

Un quatrième foyer d’éclosion dans le département d’obstétrique de l’hôpital de Chicoutimi

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne semble pas avoir songé à déplacer vers Alma les accouchements prévus dans les prochains jours malgré trois cas positifs au coronavirus et le retrait de neuf membres du personnel (quatre gynécologues et cinq soignants) du département d’obstétrique, à l’hôpital de Chicoutimi, dans ce qu’il est convenu d’identifier comme le quatrième foyer d’éclosion de la région.

Le directeur de la Santé publique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Donald Aubin, a confirmé mercredi la présence du coronavirus dans ce service de l’hôpital de Chicoutimi. Il a été prudent en ce qui concerne la répartition des cas, mais selon les informations recueillies depuis mardi, deux médecins ont obtenu des diagnostics positifs, ainsi qu’une infirmière. Une autre infirmière présentant des symptômes associés à la maladie aurait quitté le travail dans la nuit de mardi à mercredi.

COVID-19

Le Panier Bleu: une belle initiative, mais pas la panacée

Depuis son lancement il y a quelques jours, le nouveau portail gouvernemental Le Panier Bleu se donne pour mission de recenser toutes les entreprises québécoises qui offrent actuellement des services à la population, le tout pour soutenir l’achat local pendant la pandémie. Si l’initiative est saluée de toutes parts, celle-ci ne suffira pas à elle seule pour permettre à plusieurs commerçants de traverser la crise, estiment certains.

Dans la région desservie par La Voix de l’Est, il n’a été possible de recenser qu’une vingtaine de commerces mardi sur Le Panier Bleu, soit Les Aliments Chicoine, à Granby, et 14 commerces, pour la plupart du secteur alimentaire et de la restauration, à Bromont. Dès mercredi, avec le retour de la procédure d’inscription après une suspension de deux jours, des dizaines d’autres entreprises de la région se sont ajoutées à la liste.

CCM distribuera 500 000 masques chirurgicaux aux travailleurs de la santé

MONTRÉAL — L’entreprise CCM, qui est reconnue pour son équipement de hockey, ainsi que les joueurs professionnels qu’elle commandite, ont indiqué mercredi qu’elle distribuera 500 000 masques chirurgicaux aux travailleurs de la santé en première ligne pour les aider dans le combat qu’ils mènent contre le coronavirus.

Contrairement à Bauer, qui a converti sa chaîne de production dans son usine de Blainville afin de fabriquer des visières pour le personnel de la santé, CCM a indiqué qu’elle est en train d’acquérir cet équipement de protection auprès de son réseau établi de partenaires, lesquels contribuent habituellement à la production d’équipement de hockey CCM.

«Nous nous sommes efforcés de tirer le meilleur parti de notre réseau et de nos ressources afin d’avoir un impact rapide. Nous procurer cet équipement indispensable, grâce à notre chaîne d’approvisionnement établie en Asie, représente la façon la plus efficace mise à notre disposition pour soutenir et assurer la sécurité de ces véritables héros», a déclaré le président et chef de la direction de CCM, Rick Blackshaw.

L’entreprise montréalaise s’occupera de gérer le transport de l’équipement médical et collaborera avec les autorités publiques pour que ces masques soient distribués aux travailleurs de la santé canadiens dès la semaine du 27 avril.

Ce don de 500 000 masques est devenu possible grâce au partenariat entre CCM et les joueurs Carey Price, Patrice Bergeron, Sidney Crosby, Mélodie Daoust, Marc-André Fleury, Jonathan Huberdeau, Conor McDavid et Alex Ovechkin, notamment.

«Il était impensable pour eux de rester sans rien faire devant les effets dévastateurs de cette pandémie, a affirmé M. Blackshaw. Le hockey repose avant tout sur les valeurs du courage et de l’engagement à l’égard d’un objectif commun. Ce sont justement les qualités et les convictions dont font preuve ces joueurs qui nous permettront de sortir grandis de cet épisode difficile.»

Depuis son siège social de Montréal, l’entreprise exerce ses activités au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Affaires

Air Canada espère réembaucher 16 500 travailleurs grâce à la subvention salariale

MONTRÉAL — Air Canada prévoit réembaucher 16 500 travailleurs mis à pied grâce à la subvention salariale d’urgence d’Ottawa, même si la grande majorité d’entre eux resteront à la maison en raison de l’effondrement des voyages mondiaux attribuable à la pandémie de COVID-19.

Le transporteur aérien a annoncé mercredi qu’il demanderait la Subvention canadienne pour les salaires d’urgence afin de retenir ou de ramener les travailleurs qui ont été mis à pied dans le cadre d’un programme de réduction des coûts qui a vu près de la moitié des 36 000 employés d’Air Canada perdre leur emploi lorsque le trafic aérien s’est arrêté en raison du virus.

«Bien que notre capacité de sièges offerts et notre exploitation aérienne aient diminué de plus de 90 % du jour au lendemain, nous essayons de garder le maximum d’employés durant cette crise, et cette mesure nous est d’un grand secours», a affirmé mercredi dans un communiqué le chef de la direction, Calin Rovinescu.

Selon les niveaux de salaire, de nombreux employés recevront davantage en vertu de la subvention salariale fédérale de 71 milliards $ qu’ils ne le feraient s’ils touchaient des prestations d’assurance-emploi, et conserveront leur assurance maladie et autres avantages sociaux, a expliqué Air Canada.

Le syndicat représentant les agents de bord d’Air Canada a confirmé que ses 6800 membres récemment mis en congé forcé seraient en mesure de réintégrer la liste de paie, mais ne seraient pas en «service actif», car la plupart des itinéraires sont maintenant annulés.

«Ce serait un grand soulagement pour nos membres qui ont traversé des moments très difficiles au cours des derniers mois», a affirmé le président de la composante Air Canada du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Wesley Lesosky. «Ils sont mûrs pour de bonnes nouvelles.»

Cependant, les membres du syndicat qui touchent le salaire minimum ou presque peuvent choisir de conserver leur statut actuel, ce qui leur permettrait de demander la prestation canadienne d’urgence (PCU) pour les personnes qui ont perdu leur emploi.

«Certains pourraient choisir de prendre la PCU car cela leur offrirait un plus grand avantage», a observé le porte-parole du SCFP, Hugh Pouliot, dans un courriel.

COVID-19

Résidences pour aînés: des professionels refusent les protocoles sanitaires

Des professionnels de la santé refusent de se plier aux consignes sanitaires mises en place par les résidences privées pour personnes âgées.

Ces employés des CLSC, qui se déplacent pour prodiguer des soins à domicile aux résidants, disent qu'ils n'ont pas reçu de directive de leur employeur et refusent donc de se plier aux mesures sanitaires des résidences privées contre le coronavirus. Le gouvernement Legault dit ne pas être au courant de cette situation.

Affaires

L’impact de la COVID-19 sera plus profond que celui du 11 septembre, dit la CIBC

TORONTO — La pandémie de COVID-19 aura un impact mondial plus profond que les attentats terroristes du 11 septembre contre les États-Unis, il y a près de deux décennies, a fait valoir mercredi le chef de la direction de la Banque CIBC.

Lors d’une entrevue, Victor Dodig a souligné que même si la sécurité dans les aéroports avait changé après le 11 septembre 2001, cet événement sanitaire mondial — qui a infecté plus de 1,4 million de personnes et en a tué près de 83 000 — a un impact sur toute la planète.

«Tout le monde sortira de cet événement un peu moins riche. Tout le monde en sortira plus prudent», a-t-il affirmé mercredi à La Presse canadienne, avant la première assemblée générale virtuelle de ses actionnaires.

M. Dodig s’attend à ce que l’économie canadienne soit confrontée à une petite récession, avec plusieurs trimestres consécutifs de contraction du produit intérieur brut (PIB).

Les prévisions actuelles de la CIBC prévoient une croissance économique négative de 3,9 % au Canada en 2020 et une croissance négative de 3,3 % aux États-Unis.

«De toute évidence, les perspectives économiques ont changé, ce qui affectera nos activités à court terme», a indiqué M. Dodig lors de l’assemblée générale annuelle de la société, notant que les estimations du PIB pourraient être révisées davantage puisque la situation reste très fluide.

La banque est bien placée pour traverser cette période difficile, a-t-il ajouté, en raison de la vigueur de son portefeuille de crédit et d’une solide situation du capital, en plus d’autres facteurs.

M. Dodig croit que les gouvernements et les entreprises commenceront à songer davantage à l’autosuffisance, à la planification des mesures d’urgence et de reprise après sinistre et à la refonte des chaînes d’approvisionnement mondiales, car la livraison du juste-à-temps ne fonctionne pas en période de pandémie.

«Donc, la sécurité des approvisionnements, l’autosuffisance, ce genre de choses deviendra une priorité en matière de politique», a-t-il affirmé lors de l’entrevue.

La population subira les contrecoups économiques pendant un certain temps et M. Dodig croit qu’une tendance davantage axée sur l’épargne en vue de jours plus difficiles pourrait émerger, une idée qui n’a pas été très à la mode au cours des dix dernières années.

Changements à prévoir dans le secteur bancaire

La façon dont les gens travaillent changera également avec la flexibilité du télétravail, qui est utilisé de plus en plus même si cela, affirme-t-il, a un impact sur la productivité.

«Mais je pense que nos devrons vraiment tenir compte de tous ces éléments pour l’avenir», a-t-il estimé.

Alimentation

La pandémie stimule l’appétit pour les plats prêts à cuisiner

MONTRÉAL — La pandémie de COVID-19 n’a pas seulement incité davantage de consommateurs à faire leur épicerie en ligne; elle semble également avoir stimulé la demande dans l’industrie des plats prêts à cuisiner, alors que celle-ci chercher à fidéliser sa clientèle.

Depuis la mi-mars, Marché Goodfood, l’un des principaux joueurs du secteur aux côtés des Cook it et Miss Fresh, dit avoir constaté une hausse de la demande ainsi qu’une augmentation de la facture moyenne par commande.

«Nous réfléchissons à la façon dont cette crise peut avoir un impact majeur sur l’adoption de l’épicerie en ligne de manière permanente», a expliqué le président et chef de la direction de l’entreprise montréalaise, Jonathan Ferrari, mercredi, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du deuxième trimestre terminé le 29 février — avant que ne soient décrétées les nombreuses mesures visant à freiner la propagation du coronavirus.

Même si elle est plus occupée qu’à l’habitude, Goodfood, qui offre la livraison de produits de base que l’on retrouve dans les épiceries, n’a pas fourni de prévisions quant à sa performance pour le troisième trimestre en cours.

La hausse de la demande se traduit également par une augmentation des coûts, puisque la société a dû embaucher plus de 500 personnes récemment, principalement dans ses sites montréalais. Elle doit également consacrer une plus grande partie de son budget à l’achat des aliments.

«Je dirais qu’il y a un impact sur la demande des nouveaux abonnés et des abonnés existants, a dit M. Ferrari. Mais l’effet s’observe davantage chez les nouveaux abonnés.»

À l’heure actuelle, les repas préparés représentent 90 % du chiffre d’affaires de Goodfood, par rapport à 10 % pour les produits d’épicerie de marque privée.

Épicerie en ligne

Dans la foulée des recommandations des autorités sanitaires et gouvernementales exhortant les gens à pratiquer l’isolement social, les épiciers et les services tiers ont connu une hausse de la demande pour leurs livraisons, ce qui a provoqué des périodes d’attente plus longues que la normale.

«À notre avis, plus la crise COVID-19 perdure, plus il est probable que les habitudes de consommation changent de façon permanente, a estimé l’analyste Frédéric Tremblay, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note. Dans l’ensemble, nous prévoyons que la pandémie accélérera l’adoption de l’épicerie en ligne.»

LNH

Les joueurs de la LNH dans le tourbillon de la COVID-19

Josh Morrissey croit compter plus d’amis au sein des Oilers d’Edmonton que toute autre équipe rivale dans la Ligue nationale de hockey.

Ça a mené à plusieurs conversations particulières dans le feu de l’action pour le défenseur des Jets de Winnipeg le soir du 11 mars dernier, quand les joueurs ont appris au cours du match au Rogers Place que la NBA suspendait sa saison après que l’attaquant du Jazz de l’Utah Rudy Godert eut obtenu un diagnostic positif à la COVID-19.

L’incertitude s’est installée en pleine course aux séries. Une chose semblait toutefois claire comme de l’eau de roche.

«Nous avons compris ce qui s’en venait, s’est rappelé Morrissey de ces conversations. C’était probablement notre dernier match.»

À court ou moyen terme, au moins, les joueurs avaient vu juste.

La LNH, comme la plupart des sports en Amérique du Nord, a mis ses activités en veilleuse moins de 24 heures plus tard en raison de la pandémie de coronavirus.

Jeudi, cela fera quatre semaines que la ligue a cessé ses activités. Personne ne peut prévoir avec exactitude quand la société reprendra son cours normal, encore moins quand les sports professionnels pourront reprendre leurs activités.

Le défenseur des Oilers Darnell Nurse a indiqué qu’il y avait quelques discussions avant le match face aux Jets à propos de la NBA, mais que ça ne semblait pas fondé jusqu’à ce qu’il entende au sujet de l’interruption de la saison.

«Nous partageons les mêmes arénas et voyageons dans les mêmes villes, restons dans les mêmes hôtels, a-t-il dit. Ça aurait été difficile pour eux de mettre fin à leur saison et pour nous de continuer dans le même environnement pour nos partisans. Ça a été un jour et une soirée difficiles. À ce moment de la saison, vous jouez tous les deux jours, vous êtes un peu sur le pilote automatique.

«Soudainement, quelqu’un a éteint le moteur de la voiture.»

COVID-19

COVID-19 et conflits familiaux: la médiation à la rescousse

Alors que les tribunaux du Québec fonctionnent au ralenti pendant la crise sanitaire, des problèmes familiaux, comme les conflits de garde d'enfants, ne peuvent pas être tous mis «sur pause». Des parents se tournent ainsi vers la médiation, qui peut être faite à distance en se servant d'outils technologiques comme la visioconférence.

L'Association des médiateurs familiaux du Québec (AMFQ) voit une hausse des demandes d'information, ainsi que des demandes de médiateurs qui veulent adhérer au regroupement depuis le début de la pandémie, indique la vice-présidente de l'Association, Claudine Cusson, avocate et médiatrice.

Alimentation

COVID-19: les ventes de désinfectant pour les mains, de riz et de pâtes explosent

MONTRÉAL — Vous l’aviez constaté dans un supermarché près de chez vous et Statistique Canada le confirme, chiffres à l’appui : les achats de désinfectant pour les mains et le papier hygiénique avaient augmenté de façon exponentielle à la mi-mars, respectivement de 639 % et de 241 %.

Les craintes liées à la pandémie de COVID-19 ont mené les Canadiens à faire des réserves : ils se sont précipités dans les magasins d’alimentation pour remplir leurs paniers.

Statistique Canada a analysé les ventes de biens de consommation pour «fournir des éclaircissements sur la manière dont la COVID-19 influence les habitudes d’achat».

L’agence fédérale a ainsi comparé les achats de la semaine se terminant le 14 mars avec les ventes hebdomadaires moyennes en 2019. Les chiffres présentés sont tirés des données transactionnelles des produits d’épicerie.

Le 11 mars 2020, le gouvernement fédéral a annoncé la création du Fonds de réponse à la COVID-19 et des mesures de soutien économique. À la fin de cette semaine-là, les ventes d’épicerie avaient augmenté de 38 % par rapport à la valeur moyenne des ventes en 2019.

Les ventes de produits de soins personnels et de nettoyage ménager ont bondi.

Les objets les plus convoités ont été le désinfectant pour les mains (hausse de 639 %), les masques et les gants (+ 377 %). Si le papier de toilette a défrayé les manchettes (+ 241 %), il est toutefois devancé par les ventes de papiers mouchoir (+ 253 %).

Les ventes de désinfectant pour les mains et celles de masques et de gants ont fourni une première indication du changement des habitudes de consommation, car les hausses étaient visibles dès la dernière semaine de janvier, note l’agence fédérale.

«En revanche, les ventes de papier hygiénique, qui ont fait l’objet d’une très grande couverture médiatique, n’ont commencé à enregistrer une hausse marquée qu’à la première semaine de mars, soit peu après que la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, eut recommandé aux Canadiens de se préparer en s’assurant d’avoir assez de provisions pour environ une semaine», est-il écrit dans l’analyse de Statistique Canada.

COVID-19

Des allègements pour l'assurance auto

Desjardins accentue ses mesures d’allègement en période de pandémie en offrant une réduction des primes d’assurance auto des personnes confinées.

Cette mesure s’adresse à tout client devant rester à la maison et qui utilise beaucoup moins son véhicule, qu’il ait perdu son emploi ou non.

Sur demande faite avant le 31 mai via le site Internet de l’institution financière, une remise équivalente à trois mois de confinement et proportionnelle au kilométrage annuel déclaré au contrat d’assurance est disponible.

«Puisque les mesures sanitaires et de distanciation sociale mises en place en raison de la COVID-19 entraînent une réduction de l’utilisation des véhicules par les Canadiens, il nous apparaît normal, comme coopérative, de leur accorder une remise sur leur prime d’assurance auto», a indiqué Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins par communiqué.

Desjardins suspend également la prime d’assurance supplémentaire s’appliquant à l’utilisation d’un véhicule personnel ou commercial à des fins de livraison, que ce soit à titre de bénévole ou d’employé d’une entreprise. 

Cette mesure, effective automatiquement, ne s’applique toutefois pas aux personnes qui livrent «par le biais d’applications ou de services tiers» comme UberEats, Skip ou DoorDash.

Limite

La limite de couverture d’assurance habitation pour les biens utilisés lors du travail à domicile, tels qu’ordinateur ou chaise ergonomique, est également augmentée à 10 000 $ et ce, à nouveau, sans action requise de la part du client.

Ces mesures s’ajoutent à celles déjà annoncées par Desjardins comme l’allègement pour le paiement des primes d’assurance. De l’aide spécifique est aussi offerte aux clients entreprises.

À LIRE AUSSI: Desjardins annonce des mesures d'allègement

En date du 3 avril, 151 000 membres et clients du Mouvement ont déjà bénéficié de mesures d’allègement, dont des reports de paiement sur les cartes de crédit, le financement Accord D ou les prêts automobiles.

La Capitale Assurance a également annoncé, mardi, qu’elle versera une remise à ses clients de l’assurance auto.

COVID-19

COVID-19: Lévis passe à la coercition

À l’approche de la fête de Pâques, la Ville de Lévis a décidé de lever le ton. Elle abandonne le mode sensibilisation pour entrer dans un mode coercition. Non seulement les policiers de la brigade COVID-19 seront plus présents sur le territoire, plus d’effectifs seront déployés, mais ils pourraient être moins tolérants pour ceux et celles ne suivant pas les consignes de la Santé publique.

«On commence à se dire que ça ne se peut comme pas que le message ne soit pas passé. Alors là, la bonne foi, la mauvaise foi...  Les gens qui vont nous dire ‘’je ne le savais pas moi qu’il y a une distance de deux mètres». [...] Les citoyens qui portent plainte souvent vont nous dire que ces gens-là sont de mauvaise foi. C’est sur cette mauvaise foi-là que l’on va commencer à jouer. Parce qu’un moment donné il y a des limites à dire. «je ne le savais pas». Moi «je le savais pas», je commence à avoir des problèmes avec ça!» a lancé le maire de Lévis Gilles Lehouillier lors d’un point de presse diffusé sur sa page Facebook de même que sur celle de la ville. Du même souffle il a annoncé que Lévis allait mettre en œuvre des moyens supplémentaires pour marteler le message de la Santé publique qui est de respecter les consignes.

«C’est ça qui est le nerf de la guerre aujourd’hui si on veut s’assurer que, comme le mentionnais le gouvernement, le «peak» de la pandémie soit atteint vers la mi-avril», a lancé le premier magistrat lévisien. «Si on veut maintenir cette position enviable là, il faut continuer à faire des efforts. Oui il est clair qu’au niveau économique, les mesures ont des répercussions importantes. Mais il ne fait pas oublier que plus on est disciplinés et plus vite le rétablissement pourra arriver de façon positive.»

Afin de rappeler aux gens les recommandations de la Santé publique, la ville a conclu une entente qui permettra à la ville d’utiliser 23 panneaux électroniques et quatre panneaux géants déjà installés sur le territoire Lévisien. Elle a aussi loué 10 panneaux électroniques mobiles à messages variables qui seront installés sur le territoire de même sur lesquels seront diffusés en boucle de courts messages sur l’importance du respect des consignes de la Santé publiques. Le maire a aussi demandé à ses citoyens de respecter les consignes plus spécifiques au territoire lévisien comme d’éviter les longs déplacements sur le territoire, de s’approvisionner le plus près possible de son lieu de résidence, d’éviter les rassemblements intérieurs et extérieurs, et d’éviter tout rassemblement familial.

Un constat d’infraction

Le maire de Lévis l’a mentionné, la collaboration de population est exemplaire. À preuve, même si les policiers ont dû faire, à la suite de dénonciations, 113 interventions auprès de commerces offrant des services non-essentiels qui étaient ouverts et 256 interventions auprès de citoyens entre le 23 mars et le 6 avril, ils n’ont donné qu’un seul constat d’infraction.

La contravention de 1546 $ a été remise à un citoyen qui n’a pas respecté les règles. «Cette personne s’est présentée dans un dépanneur alors qu’elle avait des symptômes possibles de la COVID-19. Notre service de police a dû diriger la personne vers les milieux de soins et émettre le constat approprié», a expliqué Gaétan Drouin, coordonnateur municipal de la sécurité civile,»

Affaires

COVID-19: aucun droit de refus de travailler accepté à ce jour par la CNESST

MONTRÉAL — La CNESST a reçu «un certain nombre de réclamations» de travailleurs qui affirment être tombés malades après avoir été en contact avec une personne infectée par le coronavirus, mais à ce jour, aucune décision n’a encore été rendue quant à ces réclamations.

C’est le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet, qui a donné cette information, mercredi, alors qu’il participait à un échange avec le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, dans le contexte de la pandémie.

«On a eu un certain nombre de réclamations à la CNESST [Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail] de personnes qui disent avoir subi un accident de travail ou avoir développé de quoi, en raison de contacts avec une personne infectée, ou de contacts avec une personne symptomatique ou parce qu’il y avait des outils de travail qui n’étaient pas désinfectés — là, ça va prendre la preuve d’un lien de causalité — ou parce que la personne n’a pas pu se laver les mains», a rapporté le ministre Boulet.

Toutefois, «à ce jour, aucune décision encore rendue», a-t-il pris soin d’ajouter.

Droit de refus

De même, «beaucoup» de salariés ont voulu exercer leur droit de refus de travailler, en invoquant la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Celle-ci permet dans certains cas de le faire, lorsqu’un travailleur croit que sa santé ou sa sécurité serait en danger.

«Il y a beaucoup de droits de refus qui ont été exercés, en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité du travail — des salariés qui étaient anxieux, qui disaient «moi, il y a un risque à ma santé-sécurité, il y en a un autre qui tousse près de moi, il y en a un qui est symptomatique dans mon environnement», donc qui revendiquent de refuser d’exercer leur travail, en raison de ce danger-là perçu», a résumé le ministre Boulet.

Là encore, «je vous dirais qu’à ce jour, il n’y a pas de droit de refus qui ont été acceptés spécifiquement en raison de la COVID», a précisé le ministre du Travail.

M. Boulet a rappelé que la CNESST emploie 300 enquêteurs et que ceux-ci «sont allés dans beaucoup d’entreprises» pour constater la situation.

Programmes de formation après

Sur un autre thème, le président de la Chambre s’est félicité des programmes pour favoriser la formation des employés, pendant la pandémie, que le ministre Boulet vient d’annoncer. Et il a demandé au ministre si ceux-ci pourraient être maintenus après la crise.

«Ce qui aura été mis en place et qui sera justifié par la conjoncture, dans six mois, dans un an, dans un an et demi, bien on va le maintenir. Et s’il y a des ajustements à faire, on va les faire», a répondu le ministre du Travail.

Monde

La Finlande découvre que des masques achetés à la Chine sont inadaptés

HELSINKI — Deux millions de masques achetés par la Finlande à la Chine pour se protéger du nouveau coronavirus ne sont pas adaptés à une utilisation à l’hôpital, a admis mercredi le gouvernement finlandais.

Mardi le ministre de la Santé Aino-Kaisa Pekonen avait posté sur twitter une photo de l’arrivée à l’aéroport d’Helsinki de la première cargaison des deux millions de masques chirurgicaux et 230 000 respirateurs arrivant de Chine, précisant que ce matériel serait «vérifié et testé» avant usage.

Mais mercredi, des responsables finlandais ont découvert que les masques ne respectaient pas les normes de protection contre le coronavirus requises pour être utilisés dans un environnement médical.

«C’est bien sûr un peu décevant», a déclaré la secrétaire permanente du ministère de la Santé Kirsi Varhila en conférence de presse.

Les masques pourront cependant être utilisés par exemple par des soignants qui rendent visite à domicile, a-t-elle souligné.

D’autres pays européens ont eu la même fâcheuse surprise avec du matériel venu de Chine, car le marché chinois est «très chaotique» en raison de la forte demande de masques, selon Tomi Lounema, chargé de la logistique pour lutter contre la pandémie.

«Les prix n’arrêtent pas de monter, il faut acheter rapidement et payer d’avance, a-t-il expliqué. Le risque commercial est très élevé».

Ces dernières semaines, l’Espagne, les Pays-Bas, la Turquie et l’Australie ont dû renvoyer des masques achetés en Chine.

Le gouvernement finlandais n’a pas révélé combien il avait payé pour ces équipements non conformes.

La Finlande a annoncé mercredi une enveloppe de 600 millions d’euros (917 millions $CAN) qui seront consacrés aux équipements de protection, au matériel médical et aux médicaments.

La Finlande comptait mercredi 2.487 cas officiellement recensés de COVID-19 et déplorait 40 morts.

COVID-19

COVID-19: un nouveau décès à Ottawa [PHOTOS]

Santé publique Ottawa (SPO) a annoncé mercredi qu’un nouveau décès en lien avec la COVID-19 a été répertorié à Ottawa, portant le total à sept dans la capitale fédérale.

Les autorités sanitaires ottaviennes ont confirmé que 429 nouveaux cas ont été détectés, ce qui représente une hausse de 26 en 24 heures.

À LIRE AUSSI : l’Ontario rapporte 550 nouveaux cas de COVID-19 et 21 décès de plus

Trudeau annonce un nouvel assouplissement de la subvention fédérale de 75% des salaires

Au total, 14% des cas ont été hospitalisés et 5 % sont présentement aux soins intensifs.

L’agence de santé publique confirme par ailleurs des éclosions de cas dans deux autres établissements, soit le centre Madonna ainsi que le centre de soins de longue durée Carlingview Manor.

Actualités

L’île Verte confinée et l’accès à trois MRC contrôlé

Afin de freiner la propagation de la COVID-19, Québec place en confinement les habitants de l’île Verte, au Bas-Saint-Laurent. La direction de la santé publique ordonne aussi l’installation de points de contrôle pour limiter l’accès aux MRC de Bellechasse, de L’Islet et de Montmagny.

La trentaine de résidents de l’île Verte, dans la municipalité de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, au Bas-Saint-Laurent, ne seront plus autorisés à quitter l’île. Les seules exceptions seront pour accéder à leur résidence principale, le transport de biens, la fourniture de soins et de services de santé ainsi que pour des raisons humanitaires. Les travailleurs d’un milieu où les activités n’ont pas été suspendues ou toute personne qui aura obtenu une autorisation spéciale du directeur de la santé publique pourront sortir de l’île située à 2 km au large de L’Isle-Verte, près de Rivière-du-Loup.

Contrôle aléatoire

À la suite des recommandations de la Direction nationale de la santé publique, la Sûreté du Québec a mis en place des mesures, sur une base aléatoire, pour contrôler l’accès aux municipalités régionales de comté (MRC) de Bellechasse, de L’Islet et de Montmagny, dans la région de Chaudière-Appalaches. «Le barrage routier à l’ouest de ma circonscription se trouve donc maintenant à Beaumont près de Québec», a gazouillé sur Twitter le député de Matane-Matapédia et chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.

Cette mesure exercée par les forces policières vise à limiter les déplacements non essentiels et, ainsi, à protéger la population de la COVID-19. Les mesures instaurées n’empêchent évidemment pas les activités qui permettent d’obtenir et de fournir des soins et des services de santé, ni celles qui assurent le soutien humanitaire et les services essentiels pour la continuité de la chaîne d’approvisionnement de toutes les régions du Québec.

COVID-19

Un seul nouveau cas de COVID-19 en Outaouais

Un seul nouveau cas de COVID-19 a été confirmé en Outaouais mercredi. La région compte désormais 130 patients infectés.

Il s'agit d'une faible hausse de 0,8% par rapport au bilan de 129 cas observé mardi.

À LIRE AUSSI : maintenant 10 000 cas, mais François Legault optimiste

Trudeau annonce un nouvel assouplissement de la subvention fédérale de 75% des salaires

Pour l'ensemble du Québec la barre des 10 000 cas confirmés a été dépassé mercredi.

La province compte désormais 10 031 cas, une hausse de 7,4% par rapport aux 9340 cas de mardi.

COVID-19

COVID-19: une Canadienne sur 10 redoute la violence familiale au foyer [VIDÉO]

Une femme sur 10 au Canada craint qu’il y ait de la violence familiale dans son foyer alors que le confinement à la maison a été imposé pour combattre la pandémie.

Statistique Canada a dévoilé mercredi une récente étude qui avait pour objectif d’évaluer comment le nouveau coronavirus a des répercussions sur la santé, les comportements et les activités sociales des Canadiens.

Ainsi, le tiers des Canadiens ont déclaré craindre les tensions familiales dues au confinement.

Plus précisément, 10 % des femmes et 6 % des hommes ont indiqué ressentir «beaucoup ou énormément d’inquiétude» quant à la possibilité de violence familiale.

Au Québec, la ligne SOS violence conjugale avait relevé, fin mars, une hausse de 15 % des appels depuis le début des mesures de confinement.

L’agence fédérale de statistiques relève aussi - sans surprise - que bon nombre de Canadiens s’inquiètent pour leur santé.

S’inquiéter pour les autres

Mais si le tiers d’entre eux craignent d’être contaminés par le nouveau coronavirus, la majorité s’inquiète plutôt pour les autres.

À titre d’exemple, plus de la moitié des Canadiens ont déclaré ressentir beaucoup ou énormément d’inquiétude à l’égard de la santé d’un membre de leur foyer, et 79 % à l’égard de la santé de personnes vulnérables. Les personnes âgées sont particulièrement à risque d’être durement touchées par la COVID-19 et c’est le cas aussi de personnes souffrant de certaines conditions médicales, comme des maladies respiratoires, le diabète et les maladies cardiaques.

La possibilité que le système de santé soit complètement engorgé suscite des inquiétudes chez 84 % des Canadiens.

La grande majorité des citoyens (environ 9 Canadiens sur 10) ont déclaré suivre les consignes en matière d’éloignement physique, comme rester chez soi, pratiquer l’éloignement social lors de sorties en public et éviter les foules et les grands rassemblements. Des résultats semblables ont été obtenus à la fois pour les hommes et les femmes, et parmi les différents groupes d’âge.

Plus de 4600 répondants dans les 10 provinces ont participé à cette enquête, qui a été menée du 29 mars au 3 avril.

Les renseignements recueillis seront utilisés par des organismes gouvernementaux, comme l’Agence de la santé publique du Canada et Emploi et Développement social Canada, en vue d’orienter la réponse du gouvernement du Canada à la COVID-19, est-il indiqué dans l’analyse.

Actualités

15 nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte maintenant 118 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la crise. Il s’agit d’une augmentation de 15 cas depuis mardi.

Cette mise à jour a été publiée sur le site du gouvernement du Québec, en début d’après-midi. Le Centre universitaire intégré de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean fera son bilan quotidien en fin de journée et de plus amples détails seront alors divulgués. 

Il n'y a pas de décès lié à la COVID-19 dans la région. 

Trois éclosions touchent les Saguenay, alors qu’on ne compte que très peu de cas au Lac-Saint-Jean. 

En date de mardi, un total de 47 cas confirmés touchaient trois lieux précis, soit la Villa Saint-Alexis de La Baie, le CHSLD de la Colline de Chicoutimi-Nord et une congrégation religieuse. 

Le reste des cas sont répartis un peu partout sur le territoire régional, à l’exception de la MRC Maria-Chapdelaine, qui est encore épargnée par la pandémie. 

Toutes les personnes infectées sont en isolement. 

Les équipes ont réalisé jusqu’à maintenant 1949 tests au Saguenay-Lac-Saint-Jean.   

À l'échelle provinciale, on compte maintenant 10 031 cas confirmés, soit 691 de plus que mardi. Un total de 175 personnes sont décédées des suites de la maladie, soit 25 de plus que la vieille. 

Ce sont les régions du Bas-Saint-Laurent et du Nord-du-Québec, de même que les Terres cries de la Baie-James, qui sont les moins touchées par la pandémie. 

COVID-19

Legault prépare la réouverture... à 2 m de distance [VIDÉO]

François Legault prépare la «réouverture» du Québec. «Faut juste donner un dernier p’tit coup pour être certains qu’on soit capables de revoir un début de vie normale rapidement», insiste le premier ministre. Mais cette vie normale n’inclura pas pour les prochains mois de partys de piscine, de soirées sur les terrasses, de Saint-Jean-Baptiste sur les Plaines ou de Festival d’été. Sans doute pas d’école non plus.

Le Québec a franchi la barre des 10 000 cas confirmés de COVID-19, mercredi, avec 10 031 personnes déclarées positives. Les statistiques disent bien des choses et les stratégies de dépistage varient d’un endroit à l’autre. Reste que c’est presque autant de cas avérés qu’en Corée du Sud, pays de 51 millions d’habitants.

COVID-19

Corvée de nettoyage: joindre l’utile à l’agréable durant la crise

Le comité vert de Cowansville propose aux citoyens de Brome-Missisquoi de faire un ménage du printemps dans leur environnement immédiat. Plutôt que de tenir une corvée traditionnelle où les gens se rassemblent, le comité suggère plutôt aux gens de profiter de leur marche dans leur quartier pour ramasser les déchets.

« On voit tout le monde marcher dans leur quartier, alors c’est juste de ramasser les déchets et nettoyer un peu leur environnement pour que tous puissent en profiter, explique Alexandra Lamontagne, du comité vert. On veut éviter que ces déchets-là se retrouvent dans notre lac, notre rivière, et que les mégots de cigarettes ne polluent pas l’eau qu’on boit. »