Trois bars de Québec fermés en raison de la COVID-19

La Capitale

Trois bars de Québec fermés en raison de la COVID-19

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
À la suite de la découverte de cas de coronavirus chez des employés et des clients, trois bars de la rue Saint-Jean, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, ont été forcés de fermer temporairement leurs portes par mesure préventive dans les derniers jours.

Après Le Sacrilège, Le Nelligan’s et le Bateau de nuit ont annoncé leur décision sur leur page Facebook, mardi et mercredi, après avoir appris que le passage récent dans leur établissement de clients porteurs du virus.

Au Bateau de nuit, deux clients ayant reçu un test positif à la COVID-19 se sont présentés sur place vendredi dernier, ce qui a été suffisant pour décider la direction à mettre la clé sous la porte «pour une période indéterminée».

«Malgré les mesures sanitaires qui ont toujours été bien respectées, je considère qu’il n’y a pas de chance à prendre. Votre santé et votre sécurité étant ce qui me tient le plus à coeur», indique le propriétaire du Bateau de nuit, Sébastien Hamelin.

«Sachez que ce n’est pas de gaieté de coeur que je vous fais cette annonce, mais bien en prenant mes responsabilités, poursuit-il (…) Nous avons toujours pris le problème très au sérieux et nous avons respecté les règles sanitaires demandées par la Santé publique depuis le tout début. Alors svp, ne me lancez pas de pierres (…). Tout ceci est hors de notre contrôle et nous sommes aussi tannés que vous de ce satané virus!!!»

Malgré le fait qu’il ne présente aucun symptôme, M. Hamelin a fait savoir qu’il avait passé un test de dépistage hier matin.

Au pub irlandais Le Nelligan’s, «au moins un client» porteur du virus a fréquenté l’endroit vendredi dernier, entre 19h et minuit. Aucun membre du personnel ne présente de symptômes de la maladie, précise la direction qui a préféré fermer «jusqu’à nouvel ordre», malgré les «mesures sanitaires strictes» mises en vigueur par la direction.

Le Sacrilège avait été le premier bar du quartier Saint-Jean-Baptiste à fermer ses portes, le 16 septembre, après la découverte de deux cas positifs à la COVID-19 parmi ses employés. Aucun ne présentait de symptômes lors de leur quart de travail, vendredi soir, samedi (entre midi et 18h30) et dimanche (entre 20h et minuit).

Un client ayant fréquenté le bar a aussi reçu un test positif. Il ne se savait pas porteur du virus lors de son passage, a-t-on indiqué. Tous les employés de l’établissement ont été invités à aller passer un test.

«Les risques de propagation du virus à notre clientèle ou aux autres employés sont très faibles en raison de toutes les mesures strictes mises en place dans notre établissement», précise la direction du Sacrilège.

Malgré des appels répétés, il n’a pas été possible pour Le Soleil de s’entretenir avec les propriétaires des bars touchés par ces fermetures.

Portneuf: des constats d’infraction de 560$ aux élèves du secondaire qui ne respecteraient pas la distanciation?

Actualités

Portneuf: des constats d’infraction de 560$ aux élèves du secondaire qui ne respecteraient pas la distanciation?

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Des constats d’infraction de 560$ aux élèves du secondaire qui ne respecteraient pas la distanciation? C’est du moins ce que suggère la direction du Centre de services scolaire de Portneuf dans une lettre envoyée aux parents mercredi et dont Le Soleil a obtenu copie. Le gouvernement Legault assure toutefois qu’il s’agirait d’un «malentendu». 

«Depuis le début de l’année, nous constatons que plusieurs jeunes ont de la difficulté à respecter les règles de distanciation de 2 mètres lorsqu’ils sont à l’extérieur, net ce, malgré les interventions répétées de nos éducateurs. Conséquemment, nous venons d’être avisés par la Sûreté du Québec que les policiers ont reçu le mandat d’émettre des constats d’infraction aux jeunes qui contreviendraient à ces règles. Le montant des amendes s’élève à 560$ pour une première infraction», écrit la directrice du Centre de services scolaire de Portneuf, Marie-Claude Tardif.

«Compte tenu de la gravité des conséquences, nous tenions à vous en informer rapidement, afin de vous permettre d’en discuter avec vos enfants et ainsi, nous aider à éviter que cela ne leur arrive», ajoute Mme Tardif. 

La directrice générale du Centre de services scolaire rappelle que même si le niveau d’alerte sanitaire est actuellement au jaune dans Portneuf, «nous faisons partie d’une des quelques régions administratives pour lesquelles le niveau d’alerte est récemment passé au orange». 

«Ce faisant, nous devons nous attendre à un prochain durcissement des mesures coercitives. Il est plus qu’essentiel que chacun fasse sa part et respecte les mesures exigées par la Santé publique et les autorités en poste», souligne Mme Tardif, tout en remerciant les parents «à nous aider à conscientiser nos jeunes à respecter la distanciation».

Personne au Centre de services scolaire de Portneuf n’avait rappelé Le Soleil au moment d’écrire ces lignes. 

À la Sûreté du Québec, on nous a dit jeudi matin avoir été mis au courant de cette lettre mercredi soir et devoir faire «les vérifications nécessaires» avant de pouvoir faire quelque commentaire.

Selon les explications fournies aux parents par la direction de l’école secondaire de Saint-Marc, c’est le policier éducateur qui aurait demandé aux établissements de «faire parvenir une lettre de sensibilisation aux parents d’élèves du secondaire afin de les informer que prochainement, les élèves ne respectant pas la distanciation sociale sur les terrains des écoles secondaires et dans les parcs publics se verront remettre des constats d’infraction de 560$ pour une première offense».

«À titre de première étape dans la gradation des sanctions, cette lettre constitue donc une demande aux parents d'aider à ce que cela n’arrive pas», résume-t-on.

Le Centre de services scolaire de Portneuf compte trois écoles secondaires sur son territoire, soit Saint-Marc, Donnacona et Louis-Jobin.

La lettre a suscité plusieurs réactions sur les réseaux sociaux, notamment de la part de parents mécontents.

Un «malentendu»

Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on indique que «la missive envoyée par le centre de services scolaire visait à rappeler aux parents l’importance de sensibiliser leurs enfants au respect de la distanciation, une mesure importante pour prévenir la propagation du virus dans nos écoles et dans la société en général».

«Il semble toutefois y avoir eu un malentendu au moment d’écrire cette lettre. Nous avons contacté la Directrice générale du centre de services scolaire à cet effet, et celle-ci en convient», nous a écrit l’attaché de presse de presse du ministre Roberge, Francis Bouchard, précisant qu’un rectificatif à cet effet devrait être envoyé aujourd’hui par le centre de services scolaire.

Francis Bouchard mentionne du reste que les policiers de la Sûreté du Québec mèneront des activités de sensibilisation auprès des jeunes dans les prochaines semaines, et que la philosophie d’intervention du corps policier en est une avant tout de sensibilisation et de prévention. 

«Ceux-ci ne sont pas à donner des contraventions aux élèves», assure M. Bouchard, qui rappelle par ailleurs que les principales sources de contamination sont les rassemblements privés et les bars, pas les écoles.

Des cosmonautes ne veulent pas du vaccin russe contre la COVID-19

Monde

Des cosmonautes ne veulent pas du vaccin russe contre la COVID-19

Agence France-Presse
MOSCOU - Les cosmonautes russes qui doivent décoller le 14 octobre vers la Station spatiale internationale (ISS) ont dit jeudi ne pas vouloir du vaccin vanté par Moscou comme remède contre la COVID-19, faute d’une fiabilité établie.

«Moi, personnellement, je dirais que je ne me vaccinerai pas, car je suis très prudent en ce qui concerne cette question», a affirmé, masqué, le commandant de bord Sergueï Ryjikov, lors d’une conférence de presse à la Cité des Étoiles.

«Les cosmonautes ne sont pas libres de prendre eux-mêmes les décisions qui concernent leur santé, ce sont les médecins qui prennent les décisions sur la vaccination», a expliqué pour sa part l’ingénieur de bord du futur équipage, Sergueï Koud-Svertchkov.

«La décision de recommander la vaccination aux cosmonautes ne sera prise que lorsque le vaccin sera testé et qu’il sera clair qu’il est fiable», a-t-il renchéri.

Sergueï Ryjikov a par ailleurs relevé que du point de vue épidémiologique, «l’ISS est actuellement l’endroit le plus sûr de la planète», du fait des procédures sanitaires en vigueur pour les humains s’y rendant.

La Russie, son président Vladimir Poutine en tête, a vanté l’efficacité de son vaccin «Spoutnik-V» contre le nouveau coronavirus, développé en un temps record, bien qu’il n’ait été testé formellement que sur quelques dizaines de personnes.

Quelque 40.000 volontaires doivent être vaccinés à Moscou dans le cadre de nouveaux essais au cours des semaines à venir, et des milliers d’autres dans d’autres pays.

Aucune étude indépendante n’a pu être réalisée sur les recherches russes, et l’Organisation mondiale de la Santé s’est montrée sceptique dès lors sur l’efficacité réelle du vaccin.

Plusieurs hauts responsables russes ont néanmoins annoncé avoir été vaccinés au Spoutnik V, à l’exemple du ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, et du maire de Moscou, Sergueï Sobianine. M. Poutine a affirmé qu’une de ses filles avait aussi été vaccinée.

Une «course contre la montre» pour éviter la propagation de la COVID-19

Actualités

Une «course contre la montre» pour éviter la propagation de la COVID-19

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Alors que le Québec entre dans une «seconde vague» de COVID-19, comment gère-t-on les cas positifs dans les écoles? À qui confie-t-on les enquêtes épidémiologiques? Il y a aussi de quoi perdre son latin en tentant de décortiquer le lexique lié au coronavirus. Qu’est-ce qu’une éclosion, un agrégat? Le directeur de la santé publique en Estrie, Dr Alain Poirier, fait le point.

Depuis le début de l’année scolaire, les jeunes sont maintenus dans leurs groupes respectifs en classe, afin de restreindre les contacts entre eux. Ces cellules sont quasi hermétiques, mais pas infaillibles, car les enfants retournent chaque jour dans leur famille. Le nombre de cas est donc en hausse depuis quelques jours dans certains établissements d’enseignement.

Négligence et désorganisation ont mené aux hécatombes dans les CHSLD au Québec

COVID-19

Négligence et désorganisation ont mené aux hécatombes dans les CHSLD au Québec

La Presse Canadienne
Comment en sommes-nous arrivés à laisser mourir des dizaines de personnes vulnérables à la pandémie de COVID-19, à l’intérieur même de milieux de soins? Deux rapports d’enquête dévoilés mercredi font état d’un manque de leadership des directions d’établissements, du manque de ressources humaines et du manque de financement des CHSLD.

Québec a rendu publics les rapports d’enquête sur l’hécatombe vécue à la Résidence Herron, à Dorval, ainsi qu’au Centre d’hébergement et de soins de longue durée Sainte-Dorothée, à Laval, au printemps dernier.

Ces rapports ont été rédigés par les enquêteurs mandatés par le gouvernement au cours de l’été, mais n’avaient pas encore été mis à la disposition de la population.

Dans le cas d’Herron, l’enquêteur Sylvain Gagnon conclut à une «négligence organisationnelle», blâmant les administrateurs pour avoir échoué à remplir leurs responsabilités face à «une clientèle infiniment vulnérable et complètement dépendante des soins qu’elle reçoit».

Son rapport souligne que 38 décès ont été confirmés par le Bureau du coroner, entre le 26 mars et le 16 avril, à la résidence de Dorval. Deux autres décès sont survenus avant le 25 mars.

Par ailleurs, M. Gagnon ne manque pas d’égratigner les administrateurs de la Résidence Herron, propriété du groupe Katasa, qui aurait offert peu de collaboration à l’enquête.

«Il faut le dire : c’est un constat navrant! Il me semble qu’on devrait s’attendre à une collaboration naturelle de la part de ceux qui ont des comptes à rendre», dénonce Sylvain Gagnon dans la section «Mise en contexte», où il explique sa démarche.

Ses recommandations plaident pour une plus grande imputabilité des administrateurs alors que malgré «une cascade» de rapports d’évaluation et de demandes de correctifs, il semble qu’aucun processus de suivi n’a permis d’assurer leur mise en place. Il suggère un plus grand pouvoir d’intervention du secteur public.

D’autres recommandations appellent aussi à mettre fin au recours aux agences de placement de personnel. Il appelle aussi à des changements structurants pour mettre fin à la pénurie de main-d’oeuvre.

Sainte-Dorothée sans pilote

Dans le cas du CHSLD Sainte-Dorothée, à Laval, l’enquêteur Yves Benoit parle de désorganisation. Il souligne la lourdeur de la hiérarchie dans le système de santé ainsi que l’absence des gestionnaires sur le terrain, ce qui entraîne une déconnexion de la réalité vécue par les travailleurs en première ligne.

«Plus de cinq niveaux hiérarchiques séparent le PDG du CISSS de Laval du premier répondant gestionnaire du CHSLD Ste-Dorothée», écrit-il.

Un peu plus loin, il en déduit que «la réalité terrain demeure à grande distance et les communications d’alerte ne semblent pas considérées à leur juste importance».

Le bilan de la première vague de COVID-19 au CHSLD Sainte-Dorothée fait état de 211 résidents ayant contracté la maladie, dont 100 en sont morts.

Au-delà des problèmes de gouvernance, l’enquêteur Yves Benoit souligne la pénurie d’équipement comme un facteur d’inquiétudes ayant eu un effet néfaste sur la gestion du personnel voulant être adéquatement protégé.

De plus, les systèmes informatiques déficients utilisés dans le réseau de la santé constituent un obstacle majeur à la gestion du personnel, note M. Benoit.

«Il n’est pas normal qu’en 2020, les systèmes de suivi des absences, de gestion des mouvements de personnel ne soient pas mieux secondés par la technologie qui par ailleurs, existe», observe-t-il.

Il implore les autorités de santé du Québec à «ne pas attendre» pour élaborer un plan d’action en vue d’une deuxième vague. Une recommandation qu’a appliquée le gouvernement caquiste en présentant sa stratégie en juin.

Extrapolant la réalité observée au CHSLD Sainte-Dorothée à l’ensemble des établissements ayant connu des éclosions, Yves Benoit réclame un meilleur financement de ce type de ressources. Il conclut que la pénurie de main-d’oeuvre, l’inefficacité des systèmes technologiques de gestion et le niveau de formation du personnel sont tous des enjeux liés au manque de ressources financières.

Ontario: le NPD outré par le dépistage privé

COVID-19

Ontario: le NPD outré par le dépistage privé

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
L’opposition officielle à Queen’s Park n’en revient pas que le premier ministre Doug Ford soit d’accord avec la possibilité de payer pour obtenir un dépistage plus rapide en Ontario.

Alors que des familles ontariennes doivent souvent attendre plusieurs heures pour recevoir un test de dépistage de la COVID-19 et que d’autres doivent retourner chez eux bredouille en raison des problèmes de capacité, des compagnies privées permettent aux plus nantis de débourser jusqu’à 400$ pour recevoir un test plus rapidement. 

« Le dépistage privé à but lucratif gruge les familles et permet à ceux qui ont les poches profondes de sauter la file d’attente », a indiqué la vice cheffe du Nouveau parti démocratique (NPD) de l’Ontario Sara Singh, lors de la période de questions en Chambre, mardi. 

Questionné quelques heures plus tard à propos de cette pratique, le premier ministre ontarien Doug Ford a répondu qu’il ne s’y oppose pas, soulignant que nous vivons dans « une société de marché libre ». 

Cette réponse en a offusqué plus d’un au sein de l’opposition officielle. 

« Le premier ministre pense-t-il sérieusement que les familles devraient payer jusqu’à 400$ pour recevoir un test ? », a au lendemain demandé la députée du NPD Catherine Fife.

Éclosion de COVID-19 à l'hôpital de Granby

Actualités

Éclosion de COVID-19 à l'hôpital de Granby

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
La direction de la santé publique de l’Estrie a annoncé mercredi une éclosion de COVID-19 au sein du personnel et des patients du Centre hospitalier de Granby.

Dans son relevé quotidien, la Santé publique évoque «moins de cinq cas» au CHG. Une enquête est en cours.

Le nombre de lits d’hôpitaux au Québec paraît suffisant pour l’instant

Santé

Le nombre de lits d’hôpitaux au Québec paraît suffisant pour l’instant

Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC - Le nombre de lits dégagés pour les patients de la COVID-19 en ce début de deuxième vague paraît être suffisant pour répondre aux besoins, au moins pour le mois qui vient, selon l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS).

Dans une recherche rendue publique mercredi, l’INESSS se fait rassurant, observant que le risque d’être hospitalisé après avoir contracté le virus est trois fois moins élevé en septembre qu’il pouvait l’être au printemps, au plus fort de la vague.

En trois mois, ce risque est passé de 13% à 3,8 %.

La baisse du nombre d’hospitalisations est due au fait que les personnes atteintes sont beaucoup plus jeunes en général et ne présentent pas de comorbidité, contrairement à la situation observée au printemps, quand la maladie frappait dans les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD).

L’INESSS conclut que la capacité hospitalière ne devrait donc pas être menacée, du moins au cours des quatre prochaines semaines, selon le modèle de prédictions retenu par les chercheurs.

Durant la première vague du printemps, la pandémie a exercé une forte pression sur le réseau hospitalier. Le gouvernement avait délesté quelque 8000 lits pour accueillir les patients ayant contracté le virus, soit bien plus que nécessaire. Ce délestage avait forcé le report de milliers de chirurgies.

Cette fois, le gouvernement a dégagé quelque 2000 lits, prévoyant que la pression serait moins forte sur le réseau.

C’est ce que vient confirmer l’INESS dans une étude menée avec l’Université McGill.

Son but était d’évaluer les besoins en matière de lits d’hôpitaux, en comparant l’évolution de la pandémie au printemps avec la situation observée depuis le début de la deuxième vague de propagation, en septembre.

À court terme, pour l’ensemble du Québec, malgré la hausse quotidienne du nombre de cas d’infections, il n’y a donc pas de rupture de services à appréhender, si les projections de l’institut s’avèrent, a commenté le Dr Luc Boileau, président-directeur général de l’INESSS, lors d’un breffage technique virtuel.

La recherche a été menée par Mike Benigeri, de l’INESSS, le Dr David Buckeridge et Mathieu Maheu-Giroux, de l’Université McGill.

471 nouveaux cas de COVID-19 au Québec

Actualités

471 nouveaux cas de COVID-19 au Québec

La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Québec rapporte mercredi 471 nouveaux cas de la COVID-19 dans la province, de même que quatre nouveaux décès.

Le nombre total de personnes infectées depuis le début de la pandémie est donc maintenant de 69 088.

Un décès est survenu dans les 24 dernières heures, auquel s’en ajoutent trois autres survenus entre le 16 et le 21 septembre, pour un total de 5809 décès.

Le nombre d’hospitalisations continue d’augmenter, avec un bond de 10 comparativement à la veille, pour un total de 178. Parmi ces patients, 30 se trouvent aux soins intensifs, une augmentation de deux.

Les prélèvements réalisés le 21 septembre se sont élevés à 21 736, pour un total de 2 136 944 depuis le début de la pandémie.

Au Canada

On a rapporté au Canada 147 469 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès s’élève à 9241.

Distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux :

- 69 088 cas au Québec, dont 5809 décès;

- 48 087 cas en Ontario, dont 2835 décès

- 16 889 cas en Alberta, dont 258 décès

- 8304 cas en Colombie-Britannique, dont 227 décès

- 1824 cas en Saskatchewan, dont 24 décès

- 1632 cas au Manitoba, dont 18 décès

- 1087 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès

- 272 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès

- 196 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès

- 57 cas à l’Île-du-Prince-Édouard

- 15 cas au Yukon; tous rétablis;

- Cinq cas dans les Territoires du Nord-Ouest; tous rétablis;

- Aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Entrer sans mandat: Guilbault calme le jeu

COVID-19

Entrer sans mandat: Guilbault calme le jeu

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
«En aucun cas, nous n’envisageons en ce moment de permettre aux policiers d’entrer dans les maisons privées des gens à moins d’avoir le consentement du propriétaire ou du locataire ou d’avoir un mandat en bonne et due forme», a assuré Geneviève Guilbault, mercredi matin. À moins de «circonstances tellement dramatiques», a-t-elle précisé.

La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre Québec tient à calmer le jeu, alors que l’idée que le gouvernement réfléchit à l’idée de doter les policiers du pouvoir de pénétrer dans les demeures sans mandat faisait son chemin depuis la veille.

En point de presse mardi, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, avait d’abord qualifié l’action d’«imminente». Avant de se rétracter quelques minutes plus tard, arguant qu’il pensait plutôt aux constats qu’aux mandats.

Assis à ses côtés, le ministre de la Santé et des Services sociaux ne s’est toutefois pas défilé. «On n’aimerait pas aller là, mais s’il faut aller là, on va y aller», avait déclaré Christian Dubé.

COVID-19: restrictions controversées en France, masques à Munich 

Monde

COVID-19: restrictions controversées en France, masques à Munich 

Agence France-Presse
PARIS — Le gouvernement français a annoncé mercredi de nouvelles mesures draconiennes contre la COVID-19 qui ont provoqué stupeur et colère dans la région de Marseille, et jeudi la ville allemande de Munich durcit elle aussi ses restrictions anti-virus. 

Alors que le coronavirus a contaminé plus de cinq millions de personnes en Europe, la tendance est également au resserrement en Angleterre: jeudi entre en vigueur la fermeture obligatoire à 22 heures des pubs, des bars et des restaurants.

Face à une remontée du taux d'incidence du virus dans la métropole d'Aix-Marseille, dans le sud-est de la France, et en Guadeloupe, dans les Antilles françaises, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé mercredi des mesures très strictes dans ces deux régions, désormais placées en «zone d'alerte maximale».

Cela entraîne la fermeture totale des bars et des restaurants à partir de samedi. Les autres «établissements recevant du public» vont aussi être fermés, sauf ceux qui ont un «protocole sanitaire strict», comme les théâtres, les musées ou les cinémas.

Ces mesures ont suscité l'incompréhension et la colère chez de nombreux élus et responsables économiques.

Les chauffeurs d'autobus veulent plus d’informations sur les cas de COVID-19 dans les écoles 

Éducation

Les chauffeurs d'autobus veulent plus d’informations sur les cas de COVID-19 dans les écoles 

La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Des conducteurs d’autobus et de berlines scolaires demandent à être informés s’ils ont transporté des élèves atteints de la COVID-19.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), qui représente 3500 de ces travailleurs, souligne que le gouvernement demande déjà aux écoles d’avertir tous les parents et membres du personnel quand une infection y est signalée.

Il n’est toutefois pas obligatoire d’aviser les fournisseurs des centres de services scolaires, comme les transporteurs, déplore-t-elle dans un communiqué transmis mercredi matin.

Les chauffeurs sont pourtant eux aussi exposés à des élèves pour une période prolongée, parfois à moins de deux mètres, et les plus jeunes ne sont pas tenus de se couvrir le visage avant la 5e année du primaire.

Sans compter que l’information serait facile à établir, plaide la fédération syndicale, grâce à un système informatisé qui permet de savoir dans quel circuit se trouve chaque élève.

Le président du secteur du transport scolaire de la FEESP-CSN, Stephen P. Gauley, relève que plusieurs conducteurs sont d’un âge avancé, ce qui les rend plus vulnérables face au nouveau coronavirus.

Selon les plus récentes données du ministère de l’Éducation, 817 cas de COVID-19 ont été recensés à travers le réseau scolaire depuis la rentrée. De ce nombre, 507 étaient toujours actifs en date de lundi après-midi.

Ces chiffres comprennent tant les élèves que les membres du personnel, répartis à travers les établissements préscolaires, primaires, et secondaires, de même que les centres de formation professionnelle et aux adultes.

COVID-19: début de la campagne de «publicités percutantes» du gouvernement

COVID-19

COVID-19: début de la campagne de «publicités percutantes» du gouvernement

La Presse Canadienne
Le premier ministre François Legault a publié, sur Twitter, la première d'une série de publicités «plus percutantes» destinées plus particulièrement au récalcitrant qui sous-estime les impacts sur la santé de la COVID-19.

Dans ce message publicitaire de 30 secondes, Francis, un homme qui semble avoir une quarantaine d'années, raconte avoir été contaminé par le coronavirus alors qu'il échangeait avec un ami «dans le cadrage de porte».

Quatre cas de COVID-19 au Cégep de l’Outaouais

COVID-19

Quatre cas de COVID-19 au Cégep de l’Outaouais

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Quatre cas de COVID-19 ont été confirmés au Cégep de l’Outaouais, mardi.

Dans un courriel de la direction transmis aux étudiants dont Le Droit a obtenu copie, on indique que les personnes concernées ont été mises en isolement.

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COVID-19: fort attendus, des tests salivaires utilisés depuis peu à Laval

COVID-19

COVID-19: fort attendus, des tests salivaires utilisés depuis peu à Laval

Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Ils étaient attendus au Québec et, depuis peu, des tests de salive servent à dépister la COVID-19 à Laval.

Mais ils ne sont pas encore disponibles dans les cliniques de dépistage pour la population, prévient en entrevue avec La Presse Canadienne le DOlivier Haeck, officier de la prévention et du contrôle des infections au CISSS de Laval.

«On ne voudrait surtout pas se retrouver dans le rouge», avertit la PDG du CISSSO

COVID-19

«On ne voudrait surtout pas se retrouver dans le rouge», avertit la PDG du CISSSO

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
«On ne voudrait surtout pas se retrouver dans le rouge», a lancé mardi la grande patronne du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Josée Filion, en réitérant l’importance de «vraiment» suivre les directives gouvernementales.

Tout en reconnaissant qu’«on a tous le goût de se coller, de se faire un câlin», la présidente-directrice générale du CISSSO a voulu rappeler, quelques heures à peine après que la région soit devenue une zone orange, que la lutte au virus est l’affaire de «tout le monde».

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L’Impact doit se résoudre à terminer sa saison aux États-Unis

Soccer

L’Impact doit se résoudre à terminer sa saison aux États-Unis

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — L’Impact de Montréal poursuivra son exil aux États-Unis au cours des prochaines semaines. La MLS a dévoilé le reste du calendrier de la saison, mardi, et la formation montréalaise devra se résoudre à disputer ses neuf derniers matchs au sud de la frontière, une situation qui n’est pas idéale pour le club.

«C’est l’histoire de notre saison, a déclaré l’entraîneur-chef de l’Impact, Thierry Henry. Ça a un impact sur notre récupération et note jeu : on voudrait travailler sur différentes tactiques présentement et on ne peut pas le faire, car on joue aux trois jours.

«Si on retourne au Canada, on devra se mettre en quarantaine, donc, pas d’entraînement là non plus. [...] Mais le calendrier est ce qu’il est. Ce n’est pas seulement pour nous en passant : les trois clubs canadiens doivent s’adapter à cette situation.»

«C’est un désavantage pour les équipes canadiennes. On a besoin de se retrouver chez nous, voir nos familles, a ajouté le défenseur Zachary Brault-Guillard. Ce n’est pas évident en plus avec cette quarantaine. Mais nous sommes des professionnels, on doit faire avec.»

L’Impact disputera ainsi sept matchs en 25 jours au mois d’octobre et deux autres au mois de novembre, dont le dernier de la saison à l’occasion du jour décisif de la MLS. Toutes les équipes de l’Association Est disputeront leur dernier match, le 8 novembre à 15h30.

L’Impact, qui a élu domicile au Red Bull Arena, à Harrison, au New Jersey, y disputera six matchs, dont cinq qui sont considérés comme étant à domicile.

La santé publique du Canada hésite à déclarer une deuxième vague partout au pays

COVID-19

La santé publique du Canada hésite à déclarer une deuxième vague partout au pays

Catherine Lévesque
La Presse canadienne
OTTAWA - L’Agence de la santé publique du Canada hésite toujours à déclarer le début de la «deuxième vague» de la pandémie de COVID-19 au pays.

Pourtant, ses administrateurs préviennent que le nombre de cas pourrait augmenter de façon exponentielle dans les prochains mois, dépassant «de loin ce qu’on a connu pendant le pic du printemps», si les Canadiens ne redoublent pas de vigilance.

Jusqu’à maintenant, les seuls qui se sont risqués à parler d’un début de «deuxième vague» sont les responsables de la santé publique des régions les plus touchées par une flambée de cas.

Le sous-administrateur en chef de la santé publique, Dr Howard Njoo, dit qu’il est «difficile» pour lui d’en arriver à la même conclusion pour l’ensemble du territoire parce que «le Canada est un grand pays et toutes les régions sont différentes» les unes des autres.

«Ce qui se passe dans les territoires du Nord n’est pas la même chose que la situation actuellement au Québec», a-t-il fait valoir.

«Le degré d’activité du virus n’est pas le même à travers le pays. En fait, ce n’est pas le même à travers une même province», a ajouté la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu.

La plus récente modélisation fournie par l’Agence de la santé publique indique en effet que l’activité de la COVID-19 continue d’être «inégale» un peu partout au pays.

Le Canada a maintenant engagé plus de 1 G $ pour l'achat éventuel de vaccins

COVID-19

Le Canada a maintenant engagé plus de 1 G $ pour l'achat éventuel de vaccins

Mia Rabson
La Presse Canadienne
OTTAWA - Le Canada a maintenant engagé plus d'un milliard de dollars pour l'achat éventuel de doses de vaccins contre la COVID-19, après avoir conclu mardi un cinquième accord, cette fois avec Sanofi et GlaxoSmithKline.

La ministre de l'Approvisionnement, Anita Anand, a indiqué que le Canada avait conclu un accord pour acheter jusqu'à 72 millions de doses de leur candidat vaccin expérimental, qui amorce ce mois-ci la deuxième des trois phases d'essais cliniques avant de demander l'approbation de Santé Canada.

La boxe déconfinée, mais pas pour autant relancée

Boxe

La boxe déconfinée, mais pas pour autant relancée

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Même si elle a obtenu le feu vert de la direction de la Santé publique à la fin du mois d’août, la boxe professionnelle n’est pas pour autant relancée au Québec.

Camille Estephan, président d’Eye of The Tiger Management, souhaitait organiser un premier gala depuis l’hiver dernier au Centre Gervais Auto de Shawinigan, le 3 octobre prochain. Dans le meilleur des cas, il ne pourra maintenant pas le faire avant le 10 octobre.

«Le Dr [Horacio] Arruda avait accepté notre protocole, mais nous avait demandé d’approcher la santé publique régionale, dans ce cas-ci, en Mauricie, ce que nous avons fait vendredi dernier. Nous attendons donc des nouvelles du Dre Marie-Josée Godi, directrice de la Santé publique dans cette région, a fait valoir le promoteur lorsque rejoint par La Presse Canadienne. On espère qu’elle va nous répondre [mardi], ça devient très serré.

«On doit procéder à un confinement de 14 jours, ça aurait donc dû commencer samedi dernier pour un gala le 3 octobre. Nous avons remis au 10 en espérant qu’elle nous réponde [mardi] ou [mercredi]. Ça nous permettrait d’annoncer le gala et de faire ce qu’on doit faire pour commencer le confinement des boxeurs. [...] C’est inquiétant, mais l’autre côté de la médaille, c’est qu’on a divisé le Québec en régions et notre gala aurait lieu dans une zone verte.»

Geneviève Jauron, chef de service des communications externes pour le CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec, a confirmé que la réponse ne saurait tarder.

«Les organisateurs obtiendront une réponse d'ici la fin de la semaine, ce qui leur permettra de respecter les règles de quarantaine en vigueur», a-t-elle indiqué, en précisant que les trois facteurs clé lors de telles demandes sont le respect des mesures sanitaires, la gestion des aires communes, ainsi que le niveau d'exposition aux gouttelettes.

«Chaque événement est évalué au cas par cas», a ajouté Mme Jauron.

«J’ai toujours dit qu’il fallait s’adapter en fonction de la réalité, du développement de la situation, a pour sa part indiqué Yvon Michel, président de GYM. C’est la raison pour laquelle nous n’avons jamais avancé de date précise de retour. Nous voulions regarder comment ça allait se passer du côté d’Eye of the Tiger. Nous parlons de décembre dans notre cas, mais la priorité sociale est extrêmement importante et il faut la suivre et s’en accommoder.»

Que les galas aient lieu en octobre ou en décembre, il y a une limite à ce que les promoteurs locaux pourront mettre sur pied. La frontière canadienne étant toujours fermée, le bassin d’adversaires et de partenaires d’entraînement est très restreint.

Un climat de «nouvelle guerre froide» entre les États-Unis et la Chine

Monde

Un climat de «nouvelle guerre froide» entre les États-Unis et la Chine

Francesco Fontemaggi
Agence France-Presse
Philippe Rater
Agence France-Presse
NATIONS UNIES — Les États-Unis de Donald Trump et la Chine de Xi Jinping se sont vivement affrontés mardi à l’Assemblée générale de l’ONU, illustrant le risque de «nouvelle guerre froide» qui menace la planète en pleine pandémie.

«Les Nations unies doivent tenir la Chine pour responsable de ses actes» au début de la COVID-19, a lancé le président américain à l’ouverture de cette grand-messe diplomatique annuelle organisée de manière virtuelle en raison de la crise sanitaire. Qualifiant à nouveau le coronavirus de «virus chinois», une formule qui suscite l’ire de Pékin, il a accusé la Chine d’avoir laissé l’épidémie «infecter le monde».

«Le gouvernement chinois et l’Organisation mondiale de la santé, qui est quasiment contrôlée par la Chine, ont déclaré à tort qu’il n’existait pas de preuve de transmission humaine» du virus, a-t-il déploré dans une vidéo enregistrée, justifiant ainsi le retrait des États-Unis de cette agence de l’ONU.

Le milliardaire républicain, dont la gestion de la COVID-19, très contestée, pèse sur ses chances de réélection à la présidentielle du 3 novembre, a promis de «distribuer un vaccin» et «mettre fin à la pandémie» pour entrer «dans une nouvelle ère inédite de prospérité, de coopération et de paix».

«Choc des civilisations»

Lors d’un discours également préenregistré, le président chinois Xi Jinping a souligné que «la Chine n’avait pas l’intention d’entrer dans une guerre froide». Sans citer les États-Unis, il a mis en garde contre «le piège d’un choc des civilisations», appelant à ne pas «politiser» la lutte contre le coronavirus.

Son ambassadeur à l’ONU Zhang Jun s’est chargé de «rejeter» de manière outrée les «accusations infondées» de Donald Trump. «Au moment où la communauté internationale se bat vraiment durement contre le COVID-19, les États-Unis propagent un virus politique ici à l’Assemblée générale», a-t-il déclaré à des médias. «Si quelqu’un doit être tenu pour responsable, ce sont les États-Unis pour avoir perdu tant de vies avec leur attitude irresponsable», a-t-il ajouté, alors que le bilan de la maladie a atteint mardi les 200 000 morts dans ce pays.

«Le monde tel qu’il est aujourd’hui ne peut pas se résumer à la rivalité entre la Chine et les États-Unis», a affirmé pour sa part le président français Emmanuel Macron, en appelant à «construire de nouvelles alliances». «Nous ne sommes pas collectivement condamnés à un pas de deux qui, en quelque sorte, nous réduirait à n’être que les spectateurs désolés d’une impuissance collective», a-t-il voulu croire.

Au premier jour de l’Assemblée générale, qui doit durer une semaine avec des interventions de 193 pays au total, plusieurs d’entre eux ont déploré «l’unilatéralisme» persistant de Donald Trump, qui a paru plus isolé que jamais ces derniers jours en proclamant le retour des sanctions onusiennes anti-Iran.

En novembre, le vainqueur de l’élection présidentielle aux États-Unis n’aura «pas d’autre choix que de céder face à la résilience de la nation iranienne», qui réclame la levée des sanctions américaines, a estimé le président iranien Hassan Rohani, lors de son intervention devant l’Assemblée. «Nous ne sommes pas une monnaie d’échange liée aux élections américaines et à la politique intérieure des États-Unis», a-t-il insisté.

Entrer chez les gens sans mandat, le gouvernement envisage cette «dernière solution»

COVID-19

Entrer chez les gens sans mandat, le gouvernement envisage cette «dernière solution»

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Alors qu’il étudie la possibilité d’entrer dans les maisons des Québécois sans mandat pour faire respecter les règles de santé publique, le gouvernement Legault a effectué mardi un nouvel appel général pour renflouer les effectifs dans les écoles et les centres de dépistage. Sans compter que deux régions de plus sont passées en zone orange.

«Pour moi, c’est la dernière solution», a d’abord assuré le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, sur l’idée de permettre aux policiers d’entrer chez les gens sans avoir besoin d’un mandat.

«On ne veut pas faire ça. Durant la première vague, les Québécois les ont suivies, les règles. Là, est-ce que c’est parce qu’il y a un écœurement? On est tous un peu tannés, peut-être qu’on se dit : “On est entre chums, puis ce n’est pas grave.” On a fait les analyses dans les dernières semaines, c’est dans les partys d’amis que ça se fait [la transmission], établit M. Dubé.

«Alors, s’il faut aller là [entrer sans mandat], on va y aller. Mais je vais vous dire : notre gouvernement, je pense qu’on peut faire sans aller là. Mais si on est obligés d’aller là, si les chiffres ne se corrigent pas, si les cas ne se corrigent pas, on ne laissera pas notre système de santé se faire mettre à mal encore pour les mauvaises raisons», a-t-il prévenu, effectuant le plus grand pas public sur le sujet de la part du gouvernement jusqu’ici.

Le ministre Dubé donnait un point de presse à 13h, en compagnie du directeur national de santé publique, Horacio Arruda. Le premier ministre est en isolement préventif après avoir été en contact avec une personne positive à la COVID-19, le chef conservateur fédéral Erin O’Toole. François Legault a obtenu un résultat négatif dimanche.

En l’absence du patron, le rôle de principal porte-parole du gouvernement en temps de pandémie semble revenir au ministre de la Santé, qui a dû débattre avec les oppositions pour plus de la moitié des 45 minutes dévolues à la période des questions mardi après-midi, au Salon bleu de l’Assemblée nationale.

Outaouais et Laval en orange

Le ministre Dubé tenait un point de presse pour signifier que les régions de l’Outaouais et de Laval passent à leur tour au niveau d’alerte modérée, soit au code orange et troisième de quatre paliers du système d’alerte régional. Ces régions s’ajoutent à l’agglomération de Québec, à Chaudière-Appalaches et à Montréal parmi les zones orange.

Le Centre-du-Québec passe du vert (vigilance) au jaune (préalerte), y rejoignant les sous-régions de Portneuf et de Charlevoix dans la Capitale-Nationale, le Bas-Saint-Laurent, l’Estrie, la Montérégie, une partie des Laurentides et une partie de Lanaudière.

État de la situation au Québec: 489 nouveaux cas et une hausse de 20 hospitalisations 

COVID-19

État de la situation au Québec: 489 nouveaux cas et une hausse de 20 hospitalisations 

La Presse Canadienne
Québec rapporte mardi 489 nouveaux cas de la COVID-19 dans la province et une hausse de 20 hospitalisations.

Le total de personnes infectées s'élève maintenant à 68 617 depuis le début de la pandémie.

Aucun décès n'est survenu dans les 24 dernières heures, mais on en a ajouté un survenu entre le 15 et le 20 septembre, ce qui porte le total à 5805.

La hausse de 20 hospitalisations porte le total à 168, dont 28 aux soins intensifs, une diminution de deux.

On a réalisé 25 025 prélèvements lors de la journée du 20 septembre, pour un total de 2 115 208.

Au Canada

On a rapporté au Canada 146 382 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès s'élève à 9232.

Distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux :

  • 68 617 cas au Québec, dont 5805 décès;
  • 47 752 cas en Ontario, dont 2832 décès
  • 16 739 cas en Alberta, dont 256 décès
  • 8208 cas en Colombie-Britannique, dont 227 décès
  • 1814 cas en Saskatchewan, dont 24 décès
  • 1608 cas au Manitoba, dont 18 décès
  • 1086 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès
  • 272 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès
  • 196 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès
  • 57 cas à l'Île-du-Prince-Édouard
  • 15 cas au Yukon; tous rétablis;
  • Cinq cas dans les Territoires du Nord-Ouest; tous rétablis;
  • Aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s'ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

24 heures à la maison pour tous les nez qui coulent... pour le moment

Actualités

24 heures à la maison pour tous les nez qui coulent... pour le moment

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Sherbrooke — Les autorités de santé publique viennent d’uniformiser la marche à suivre si un enfant a le nez qui coule : tous les enfants de 0 à 17 ans qui commencent à moucher doivent rester en observation à la maison durant 24 heures afin de voir s’ils développeront ou non de nouveaux symptômes liés à la COVID-19.

Auparavant, seuls les enfants de 0 à 5 ans étaient soumis à une quarantaine de 24 heures à la maison quand seul le nez coulait, sans autre symptôme.

Résultat, les enfants sont très nombreux à se présenter dans les centres de dépistage de la COVID-19 depuis le retour en classe et avec l’arrivée du temps frais. Et le phénomène risque de s’amplifier avec cette nouvelle directive.

Bonne nouvelle pour les parents et les enfants : la situation pourrait bientôt changer. En effet, les critères pour que les enfants aillent passer le test de dépistage de la COVID-19 pourraient être prochainement revus à la baisse, explique le directeur de la Santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier.

« Chez les plus jeunes, il y a une grande affluence dans nos centres de dépistage. Nos taux de positivité dans ces secteurs, que ce soit en milieu scolaire ou en garderie, sont très très faibles. D’abord, les enfants font moins la COVID. Ensuite, il y a d’autres virus qui circulent et il y a beaucoup de milieux qui exigent des jeunes enfants d’aller faire le dépistage avant de pouvoir réintégrer le milieu », soutient le Dr Poirier.

Il faut dire que les parents se font référer l’Outil d’autoévaluation de la COVID-19, qui lui renvoie largement à l’exclusion et au test de dépistage.

« Nos critères de dépistage sont peut-être trop sensibles. À n’importe quel nez qui coule, on exige le dépistage. On devient moins spécifiques dans notre dépistage et on se retrouve avec un grand nombre de personnes qui n’en ont pas besoin.

« Il faut trouver la fine ligne du bon dépistage. On ne veut pas manquer de cas dans une maladie comme le cancer, mais dans le cas d’une maladie bénigne, car la COVID n’est pas si sévère pour les enfants, là il faut trouver une autre fine ligne. Je rentre un peu dans le jargon d’épidémiologie, mais c’est une autre façon de dire que ça va bien avec les jeunes enfants, que très très peu sont positifs, et quand ils le sont, les enfants sont très peu malades. Alors cette urgence de faire des tests pour tous les enfants sera probablement revue à la baisse », explique-t-il.

Le Dr Poirier rappelle que l’Outil d’autoévaluation de la COVID-19 doit toujours servir de guide. « Certains parents nous ont reproché, et avec raison je dirais, que le guide était compliqué à comprendre, et nous continuons de travailler à l’améliorer », assure-t-il.

Quels symptômes devrons-nous continuer de surveiller avec les futures lignes directrices?

« Les discussions sont en cours avec le ministère de la Santé et des Services sociaux et avec des experts aussi, parce qu’il y a différentes façons d’imaginer ça. Ça pourrait être selon l’épidémiologie de la région, ou est-ce que l’enfant a eu des contacts avec des personnes positives », nomme-t-il en guise d’exemples.


Les Canadiens appuient le masque dans tous les lieux publics intérieurs [VIDÉO]

COVID-19

Les Canadiens appuient le masque dans tous les lieux publics intérieurs [VIDÉO]

La Presse Canadienne
OTTAWA — Un nouveau sondage suggère qu'une très forte majorité de Canadiens considèrent le port du masque comme un devoir civique pour lutter contre la propagation de la COVID-19 et qu'ils voient d'un mauvais oeil les manifestations des «antimasques».

Le sondage, mené en ligne par Léger pour l'Association d'études canadiennes, fait suite à plusieurs manifestations contre le port du masque dans des lieux publics, alors que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est en augmentation au pays.

Or, 83 % des répondants ont déclaré que les gouvernements devraient obliger les citoyens à porter un couvre-visage dans tous les lieux publics intérieurs, y compris les restaurants et les épiceries, tandis que 13 % des répondants ne vont pas jusque là.

Plus nombreux encore, 87 % des répondants ont convenu que le port du masque constitue un devoir civique, car il protège les autres du coronavirus — même si 21 % estiment qu'il s'agit d'une violation des libertés individuelles.

En ce qui concerne les manifestations des antimasques, qui ont eu lieu dans diverses régions du pays ces dernières semaines, 88 % des personnes interrogées s'y opposent, tandis que 12 % les soutiennent.

L'Ontario est la province où ces protestataires attirent le moins de sympathie, avec 90 % des personnes sondées qui s'y opposent. Ce taux s'élève plutôt à 88 % dans les provinces de l'Atlantique et à 85 % au Québec.

L'industrie aérienne doit s'armer de patience en attendant le plan d'Ottawa

COVID-19

L'industrie aérienne doit s'armer de patience en attendant le plan d'Ottawa

Catherine Lévesque
La Presse canadienne
OTTAWA — L'industrie aérienne qui espère un plan de relance d'Ottawa devra prendre son mal en patience. Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a indiqué lors d'une récente entrevue avec La Presse Canadienne que le gouvernement fédéral était toujours en train d'étudier ses options pour venir en aide aux transporteurs aériens qui ont la vie dure avec les déplacements qui sont en chute libre depuis le début de la pandémie.

«Il faut que nos prises de décisions soient basées sur où le besoin est le plus grand et ça prend du temps pour faire ces choses-là. Mais je peux vous dire qu'en tant que ministre des Transports, […] on essaie de faire la chose la plus intelligente dans les circonstances. Notre réflexion et notre travail d'analyse ne sont pas terminés», a-t-il déclaré.

Jusqu'à maintenant, le Canada s'est refusé à mettre sur pied un plan de relance spécifique au secteur de l'aviation à l'instar d'autres pays, comme les États-Unis et la France. On lui a bien sûr offert la subvention salariale et un congé de loyers des aéroports jusqu'à la fin de l'année — en plus des billets non remboursés —, mais ce ne serait pas suffisant.

L'industrie, qui a grandement besoin de liquidités, tente maintenant par tous les moyens de faire entendre raison au gouvernement fédéral à l'approche du discours du Trône à Ottawa.

La semaine dernière, c'est Airbus Canada qui plaidait, dans le quotidien Le Devoir, l'urgence d'un soutien spécifique au secteur pour le bien de tout l'écosystème aéronautique au pays. Même le commandant Robert Piché, retraité d'Air Transat, a publié une lettre ouverte dans La Presse pour déplorer le manque de dialogue entre le gouvernement et le secteur aérien.

L'Association internationale du transport aérien (IATA, en anglais), qui représente les plus grands transporteurs aériens au monde, a également exhorté la semaine dernière le Canada à assouplir ses critères aux frontières afin de réduire la durée de quarantaine des voyageurs internationaux, sans quoi les conséquences seraient désastreuses.

Labeaume: «Je pense qu’on s’en va dans le mur»

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Labeaume: «Je pense qu’on s’en va dans le mur»

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le maire de Québec exhorte ses concitoyens à revenir en «mode vigilance» face à la COVID-19. Il craint l’effet économique dévastateur de l’éventuel passage de la région en zone rouge. Pour freiner la descente, la police de Québec a commencé la «tournée des grands-ducs» pour donner des constats d’infraction dans les bars.

«Je pense qu’on est en train de l’échapper. J’ai l’impression qu’on s’en va dans le rouge. Et le rouge, ça veut dire le mur. Je pense qu’on s’en va dans le mur.» Régis Labeaume a pris un ton moralisateur lundi pour décrire la situation peu enviable dans laquelle se trouve la région de Québec.

«On a atteint samedi un nombre record de personnes contaminées avec 92. J’aime ça quand on est les premiers. Là, on était premiers parce qu’on était les pires, se désole-t-il. Il y a une quarantaine de foyers d’éclosion et c’est inquiétant. Le virus court dans la communauté plus que jamais», a lancé M. Labeaume, d’un air sombre.

Négligence

«La seule réponse à la situation, c’est qu’on a baissé la garde. On est négligent. On est responsable de notre malheur. Si ça continue, on va vivre dans un état d’insécurité. Au printemps, on s’évitait. On voyait l’autre comme un danger. Si ça continue, ça va recommencer», ajoute-t-il.

Pour le maire, la désinvolture de certains coûtera cher. «Si ça continue, ça va affecter notre portefeuille. Il va y avoir des conséquences économiques. Je crains des faillites», s’inquiète-t-il, tout en indiquant que l’aide financière des gouvernements a permis d’éviter le pire pendant la première vague. Cependant, cette aide du fédéral, du provincial ou même de la Ville ne pourra durer plus longtemps. «Il n’y a plus rien à faire pour affronter une seconde vague. On ne peut pas réinventer la roue. La PCU, ça va avoir une fin.»

La deuxième vague est là [VIDÉO]

COVID-19

La deuxième vague est là [VIDÉO]

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
C'est confirmé. Selon le directeur national de santé publique, le Québec a les pieds dans la deuxième vague de contagion de COVID-19. «Je suis très, très, très préoccupé», affirme le Dr Horacio Arruda.

En point de presse lundi avec la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, le Dr Arruda a constaté qu’à la lumière des 596 nouveaux cas déclarés en une journée, la deuxième vague est bel et bien arrivée.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens dans l’ensemble de la province a pour ainsi dire doublé en trois jours, alors qu’il avait tout juste dépassé 300 une seule fois avant samedi.

«On est dans la deuxième vague, dans son début», déclare le Dr Arruda, qui parlait jusque-là d’une deuxième vague encore à venir et de «vaguettes» pour qualifier les récentes hausses de cas.

«J’espérais que c’était une vaguette aussi, une deuxième, mais on voit que la courbe est en train de monter. Donc, essayons de l’aplatir beaucoup pour qu’elle puisse redescendre. Elle va sûrement durer un bout de temps. Mais je vous le dis, la courbe, la pente, elle n’est pas aussi pentue qu’au printemps, mais elle monte et je pense que ça pourrait être le début d’une deuxième vague. Et si on ne l’aplatit pas, ça risque de monter encore plus à pic. Et ça, ça ne sera pas drôle. Si on veut passer un Noël le plus calmement possible, il faut que les gens collaborent», explique-t-il.

«La situation est sérieuse partout au Québec, particulièrement dans les zones orange, mais les jaunes peuvent facilement passer à l’orange et les vertes au jaune ou à l’orange si on ne met pas en place les mesures. Il y a du virus partout au Québec actuellement. Cette deuxième vague, on pourrait la transformer en une plus petite vague que ce qu’on a connu antérieurement, mais si on ne fait pas les efforts, elle pourrait être encore plus grosse que la première.»

Bientôt en rouge?

Alors que 3 des 18 régions ou sous-régions du Québec viennent tout juste de passer en zone d’alerte modérée, c’est à dire au code orange et troisième de quatre paliers du système d’alerte régional, le Dr Arruda considère «fort probable» que certains territoires passent bientôt au rouge, soit l’alerte maximale.

«C’est fort probable, a-t-il répondu. Surtout si le comportement actuel demeure le même. S’il n’y a pas un arrêt des contacts sociaux plus à risque, la probabilité est très élevée. Surtout en région métropolitaine [Montréal], mais aussi en Mauricie-Centre-du-Québec et à Québec.»

Il ne voit quand même pas le passage au rouge survenir aussi vite que d’ici la fin de la semaine. «Mais ça dépend comment les gens vont mettre en pratique les recommandations. Les choses peuvent aller vite», prévient le directeur de santé publique du Québec.

Afin d’éviter de congestionner encore plus les centres de dépistage, le Dr Arruda ne demande par ailleurs aux gens d’aller se faire tester pour la COVID-19 que s’ils ressentent des symptômes, s’ils ont été en contact avec quelqu’un déclaré positif ou si les autorités de la Santé publique le leur demande.

Une nouvelle hausse marquée des cas de COVID-19 au Québec

COVID-19

Une nouvelle hausse marquée des cas de COVID-19 au Québec

La Presse canadienne
Le Québec connaît à nouveau une hausse marquée des cas de COVID-19. Le ministère de la Santé du Québec a rapporté lundi pas moins de 586 nouveaux cas de COVID-19, faisant grimper le total à 68 128 depuis le début de la pandémie.

Les autorités ont déploré deux nouveaux décès, pour un total de 5804 décès depuis le début de la pandémie.

Le nombre d'hospitalisations a augmenté de 10 par rapport à la veille, pour un total de 148. Parmi ces patients, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a légèrement diminué pour se situer à 30.

Dimanche, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé que les régions de Montréal, de la Chaudière-Appalaches ainsi qu'une portion de la région de la Capitale-Nationale passaient au niveau d'alerte orange.

Il a aussi avisé que certaines parties des régions de Lanaudière et des Laurentides passaient pour leur part au palier jaune.

La situation devient préoccupante dans la grande majorité des régions. Ainsi on compte 219 nouveaux cas sur l'île de Montréal, 92 dans la Capitale-Nationale, 76 en Montérégie, 20 à Laval, 31 en Outaouais et 14 en Estrie.

On a aussi recensé 50 nouveaux cas en Chaudière-Appalaches, 39 dans les Laurentides, cinq en Mauricie-Centre-du-Québec, 15 dans Lanaudière, huit en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. La situation semble plus stable au Saguenay-Lac-Saint-Jean (quatre nouveaux cas).

Au Canada

On a rapporté au Canada 143 649 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès s'élève maintenant à 9217.

  • 68 128 cas au Québec, dont 5804 décès et 58 796 rétablissements;
  • 47 274 cas en Ontario, dont 2829 décès et 41 146 rétablissements;
  • 16 381 cas en Alberta, dont 255 décès et 14 702 rétablissements;
  • 7842 cas en Colombie-Britannique, dont 223 décès et 5797 rétablissements;
  • 1807 cas en Saskatchewan, dont 24 décès et 1643 rétablissements;
  • 1586 cas au Manitoba, dont 16 décès et 1216 rétablissements;
  • 1086 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès et 1020 rétablissements;
  • 272 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès et 267 rétablissements;
  • 194 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès et 189 rétablissements;
  • 57 cas à l'Île-du-Prince-Édouard; dont 56 rétablissements
  • 15 cas au Yukon; tous rétablis;
  • Cinq cas dans les Territoires du Nord-Ouest; tous rétablis;
  • Aucun cas au Nunavut.
Bilan de l'opération OSCAR: plus de 2000 visites et 90 constats d'infraction

COVID-19

Bilan de l'opération OSCAR: plus de 2000 visites et 90 constats d'infraction

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Avec 2206 endroits visités, 1500 avertissements donnés et 90 constats d’infraction décernés pour non-respect des règles de la Santé publique, l’opération policière tenue cette fin de semaine dans les bars et restaurants du Québec «a été un franc succès», selon la ministre de la Sécurité publique.

Menée par une trentaine de corps policiers, l’opération OSCAR, pour Opération Systématisée sur les Comportements À Risque, visait à placer sous haute surveillance pendant trois jours les titulaires de permis d’alcool, bars, restaurants, établissements hôteliers et salles de réception. Surtout en zones plus chaudes de contagion de COVID-19, c’est-à-dire Québec, Montréal, Laval, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Estrie, Outaouais et Montérégie.

Même si Geneviève Guilbault répète que «la très grande majorité des gens respectent les règles», avec l’annonce de l’opération dès vendredi midi et la fréquentation de ces lieux radicalement à la baisse, les 1590 contrevenants coincés par les policiers apparaissent comme plus qu’«une minorité de récalcitrants».

«Quand on se demandait si c’est vraiment là, le problème, dans les bars, est-ce que c’est pertinent de faire cette opération-là, je pense que les chiffres le confirment. Il y a des choses qui se passent dans les établissements. Il y a des infractions ou, en tout cas, des intentions d’infraction», fait valoir la ministre de la Sécurité publique, qui est aussi vice-première ministre.

«Quand on parle d’avis verbaux ou d’avertissements, souvent, la personne va se conformer. Des fois, il y a peut-être des oublis ou de la distraction. Il y a un mélange de toutes sortes de choses là-dedans. Mais ça démontre hors de tout doute la pertinence de ces interventions-là. Et on va continuer d’intervenir de manière proactive dans les établissements licenciés parce qu’il y a quand même là un potentiel d’infractions qui n’est pas à négliger et qu’on souhaite contrôler.»

Jusqu’à des accusations criminelles

Les 90 individus qui ne se sont pas conformés malgré l’avis d’un représentant des forces de l’ordre ont ensuite écopé d’une amende minimale de 400 $, pour le refus de porter un couvre-visage, ou encore de 1000 $, pour non-respect de la distanciation individuelle. Les amendes peuvent atteindre jusqu’à 6000 $, en cas de récidive.

Le Service de police de la Ville de Québec, qui travaillait alors en zone jaune devenue orange depuis, a pour sa part visité 235 établissements licenciés dans le cadre de cette opération, émettant 47 avis verbaux respectés sur-le-champ.