La délicate réalité des résidences funéraires en temps de pandémie

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La délicate réalité des résidences funéraires en temps de pandémie

À l’instar de pratiquement tous les secteurs d’activités au Québec, les mesures entourant la pandémie de COVID-19 se sont atténuées dans les salons funéraires du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Alors que certains ont dû organiser des funérailles pour des personnes décédées du virus, d’autres ont néanmoins tous dû travailler dans des circonstances particulières. Étant dans un milieu où le contact humain est fréquemment nécessaire, il était difficile de toujours respecter les mesures de distanciation physique.

À l’heure actuelle, les salons funéraires doivent réorganiser les funérailles qui n’ont pas pu avoir lieu en raison de la pandémie.

Vérification faite: une lampe UV contre la COVID-19?

Vérification faite

Vérification faite: une lampe UV contre la COVID-19?

L'AFFIRMATION : «Est-il vrai qu’on peut utiliser une lampe à rayons UVC pour désinfecter un espace de 1000 pieds carrés?», demande Jacques Thériault, de Gatineau.

Les faits

L’acronyme UVC réfère à une sorte d’ultraviolets (UV) que certaines «lampes de désinfection» sont conçues pour émettre. Les rayons UV ne sont rien de plus qu’une forme de lumière, qui ne peut pas être perçue par l’œil humain et qui est plus énergétique que la «lumière visible». Ceux que l’on reçoit du soleil se classent grosso modo en trois catégories : les UVA, qui forment 95 % des ultraviolets qui se rendent jusqu’au sol et qui ne transportent qu’un tout petit peu plus d’énergie que la lumière visible ; les UVB, plus énergétiques, mais qui sont en grande partie bloqués par l’atmosphère ; et les UVC, qui sont beaucoup plus énergétiques, mais qui ne traversent pas l’atmosphère. 

En théorie, on peut désinfecter une pièce avec des ultraviolets. Il n’y a pas encore d’étude sur la survie de la COVID-19 aux UV, mais il serait extrêmement étonnant que ce virus y résiste mieux que les autres, dit Pierre Talbot, chercheur à l’Institut Armand-Frappier et spécialiste des coronavirus. «C’est un principe commun à tous les virus : les rayons UV détruisent leur [matériel génétique]. […] Quand on fait “pousser” un virus en laboratoire, une fois qu’on a fini et qu’on en a plus besoin, on allume une lampe à UV pour le détruire», dit-il.

À ce petit jeu, les UVA et les UVB n’abattent pas la besogne de manière très rapide. Les UVC, eux, sont beaucoup plus efficaces, lit-on dans une étude parue en 2005 dans le Journal of Virology. C’est d’ailleurs une méthode déjà utilisée dans certains hôpitaux pour aseptiser des blocs opératoires et dans certaines usines de traitement des eaux, par exemple, et c’est pourquoi plusieurs fabricants de lampes à UVC ont vu dans la pandémie de COVID-19 (et la demande accrue pour tous les produits désinfectants) une belle occasion d’affaires.

Alors oui, on peut en principe stériliser une pièce avec une lampe à UVC. En pratique, cependant, il y a deux autres choses à savoir à ce sujet, qui peuvent rendre cette option passablement moins désirable. La première, c’est que tout comme la lumière visible, les ultraviolets peuvent être bloqués par de la matière. Un virus peut être «dans l’ombre» de quelque chose et échapper aux UV — et à la taille qu’ils ont, la moindre aspérité peut servir d’écran. Dans des conditions connues et contrôlées, comme dans des hôpitaux ou labos, et avec des instruments de grande qualité, les UV peuvent être extrêmement efficaces pour tuer les germes. Mais dans d’autres contextes et avec les lampes de qualités variables en vente libre sur le web, leur effet stérilisant est mal démontré, avertissait récemment les Académies nationales des sciences, ingénierie et médecine des États-Unis.

D’ailleurs, Santé Canada a émis quelques avertissements récemment pour «publicité illégale, fausse ou trompeuse» contre des fabricants de lampes UV [https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/covid19-industrie/incidents-publicite-produits-sante.html]. Des allégations comme «convient dans la salle de bain, le salon, la chambre, à l’hôtel, contre la grippe et la COVID-19» avaient été jugées problématiques.

La seconde chose à savoir, et c’est sans doute la plus grave, c’est que si les UVC tuent les microbes, ils ne sont pas bons pour les humains non plus. Tant les UVA que les UVB peuvent faire vieillir la peau et endommager l’ADN de nos cellules, ce qui vient avec un risque de cancer de la peau. Mais à cause de leur énergie plus forte, les UVC sont encore pires — c’est vraiment une chance que la couche d’ozone les arrête ! En plus du danger de tumeur, les UVC peuvent également blesser la rétine des yeux.

Il ne faut jamais tenter de se désinfecter la peau ou quelque partie du corps que ce soit avec ces lampes-là, avertit l’Organisation mondiale de la santé sur son site. Les effets délétères ne sont pas instantanés, on s’entend, mais les instruments de désinfection aux UV sont toujours manipulés avec des mesures protectrices pour éviter d’exposer des humains aux rayons.

Verdict

Ça peut marcher, mais il y a plusieurs «mais»... La qualité des lampes UVC disponibles sur le web est variable et n’a pas été bien testée. Sans compter que les UVC sont un rayonnement nocif pour la santé humaine.

La pandémie continue à s'aggraver, record quotidien aux États-Unis 

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La pandémie continue à s'aggraver, record quotidien aux États-Unis 

LOS ANGELES — L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu mercredi que la pandémie continuait à s'aggraver dans le monde, notamment aux États-Unis où un niveau record de nouveaux cas a été atteint mercredi avec plus de 50 000 nouvelles contaminations en 24 heures. 

Ces nouvelles infections portent à près de 2,7 millions le nombre total de cas détectés sur le sol américain, sur un total d'environ 10,6 millions dans le monde à ce jour.

Depuis son apparition il y a six mois en Chine, la COVID-19 a fait au moins 514 803 morts sur la planète, selon un comptage de l'AFP.

Depuis une semaine - la pire en termes d'infections depuis le début de l'épidémie - le nombre de contaminations dépasse les 160 000 par jour, selon l'OMS. Et «60% de tous les cas de COVID-19 recensés jusqu'à présent ont été signalés au cours du mois dernier», a souligné mercredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

«La meilleure façon de sortir de cette pandémie est d'adopter une approche globale», a-t-il déclaré, appelant une fois encore à respecter les règles de distanciation, détecter et isoler les cas, placer en quarantaine leurs contacts et porter un masque autant que nécessaire.

Villes-bulles de la LNH: Toronto et Edmonton ont été choisies

Hockey

Villes-bulles de la LNH: Toronto et Edmonton ont été choisies

Toronto et Edmonton seraient sur le point de devenir les villes-bulles pour la relance de la saison dans la LNH, ont révélé de nombreux médias.

Les chaînes TSN, Sportsnet, le quotidien Toronto Star de même que Postmedia ont rapporté mercredi que la LNH choisira ces deux villes canadiennes pour accueillir les 24 équipes qui participeront à la relance des activités du circuit Bettman cet été, alors qu’il tente de couronner un champion de la coupe Stanley malgré la pandémie de COVID-19.

La LNH n’a pas répondu aux requêtes de La Presse canadienne pour obtenir des commentaires.

Toronto et Edmonton faisaient partie des 10 marchés initialement envisagés pour devenir des villes-bulles. La ligue et les joueurs ont dévoilé le format en vue de la relance des activités à la fin du mois de mai, et les 24 équipes doivent être séparées en deux groupes qui évolueront dans des amphithéâtres vides.

Selon le plan de relance, les joueurs et le personnel de soutien doivent être confinés dans des «bulles», dans l’espoir d’éviter qu’ils contractent le coronavirus. La ligue a mentionné qu’elle soumettra les joueurs à des tests de dépistage au quotidien, si son plan de relance va de l’avant comme prévu.

Vancouver, Las Vegas, Chicago, Columbus, Dallas, Los Angeles, Pittsburgh et Minneapolis/St. Paul étaient les autres destinations en lice pour devenir des villes-bulles, avant que la LNH ne commence à élaguer la liste au cours des dernières semaines.

Las Vegas était considérée comme étant l’une des favorites pour devenir une ville-bulle en raison de ses nombreux complexes hôteliers qui auraient pu faciliter l’adoption du scénario de la bulle. Cependant, une récente recrudescence du nombre de cas de COVID-19 à différents endroits aux États-Unis — le nombre de décès se situe présentement à un peu plus de 130 000 — a rendu cette option moins attrayante.

Entre-temps, les Canucks ont annoncé la semaine dernière que Vancouver ne faisait plus partie des plans de la ligue.

La directrice de la santé publique de la Colombie-Britannique, la Dre Bonnie Henry, a déclaré que la santé publique était la priorité du gouvernement provincial.

«Je n’ai pas discuté directement avec la LNH, a-t-elle confié. Nous avons offert notre avis, et déclaré en résumé que la santé de nos joueurs et celle de notre province sont notre principale priorité, en lien avec la relance des activités de la LNH à Vancouver.»

La LNH est l’une des principales ligues professionnelles nord-américaines à avoir interrompu ses activités le 12 mars, dès les premiers jours de la pandémie de COVID-19.

Tesla, l’entreprise  du secteur automobile la plus chère en Bourse

Auto

Tesla, l’entreprise  du secteur automobile la plus chère en Bourse

NEW YORK — Le constructeur de véhicules électriques haut de gamme Tesla est devenu mercredi l'entreprise du secteur automobile mondial la plus chère en Bourse, dépassant Toyota, même si l'entreprise d'Elon Musk vend beaucoup moins de voitures que son concurrent japonais.

La valeur boursière de Tesla s'est établie à 207,7 milliards de dollars sur la place new-yorkaise à la clôture de mercredi, plus que les 202,5 milliards de dollars de Toyota.

L'action de l'entreprise californienne, cotée sur le Nasdaq, a fini à 1 119,63 dollars (+3,69%), un nouveau record.

Il n'aura fallu que quelques mois à Tesla pour doubler sa capitalisation boursière qui avait atteint 100 milliards de dollars le 22 janvier.

Par contraste avec l'ascension fulgurante de Tesla, les constructeurs traditionnels américains, General Motors et Fiat Chrysler ont publié mercredi les chiffres des ventes au 2trimestre qui sans surprise montrent une chute de plus d'un tiers aux États-Unis, où les acheteurs étaient confinés chez eux pendant une bonne partie du temps pour tenter d'endiguer la pandémie de COVID-19.

Mais ils ont tous les deux noté un frémissement de la demande en juin quand les restrictions ont été levées.

Tesla, qui doit elle aussi publier ses chiffres de ventes cette semaine, compte toujours livrer plus d'un demi-million de voitures en 2020 malgré la pandémie.

Un chiffre bien inférieur à ceux de Toyota, qui a vendu près de 10,5 millions de voitures l'année dernière.

La marque d'Elon Musk est notamment associée à l'innovation technologique et à la protection de la planète, avec sa promesse que ses véhicules sont et resteront les plus écologiques sur le marché.

Tesla a également prouvé qu'elle pouvait produire un véhicule en masse, malgré les difficultés rencontrées avec son modèle d'entrée de gamme, le Model 3.

De plus, le groupe est maintenant directement présent sur l'immense marché chinois avec son usine géante de Shanghaï qui lui permet de monter en puissance et d'échapper aux aléas de la guerre commerciale entre Washington et Pékin.

Dès le 10 juin 

Plusieurs commentateurs avaient indiqué dès le mois de juin que Tesla s'était hissée au premier rang boursier parmi les constructeurs de voitures. Et Elon Musk, le fantasque patron de l'entreprise, avait même «aimé» un tweet le félicitant pour cette prouesse.

Ce décalage dans le temps tient aux méthodes de calcul de la capitalisation boursière d'une entreprise, qui correspond au nombre d'actions en circulation multiplié par la valeur du titre à un moment donné.

À l'instar d'autres groupes japonais, Toyota a stocké ces dernières années un grand nombre d'actions, destinées à des programmes de rachat. Ces titres ne sont pas toujours pris en compte pour chiffrer la valeur boursière de l'entreprise.

En ne les incluant pas dans le calcul, il est donc possible de considérer que Tesla a dépassé Toyota en Bourse dès le 10 juin.

General Motors et Fiat Chrysler ont vu leurs ventes chuter mais les deux constructeurs ont noté une reprise en fin de période quand l'économie a rouvert peu à peu.

GM, numéro un de l'automobile aux États-Unis, a vu ses ventes s'effondrer d'un tiers par rapport au deuxième trimestre 2019, à 492 484 unités, selon un communiqué diffusé mercredi.

Le géant automobile avait dû arrêter sa production pendant presque deux mois à cause de la pandémie de COVID-19 mais il est désormais revenu à la normale dans la majorité de ses usines, a-t-il précisé.

Fiat Chrysler pour sa part a vu les ventes sombrer de 39% à 367 086 véhicules, par rapport au 2e trimestre de 2019.

«Ce trimestre démontre la résilience du consommateur américain», a déclaré le responsable des ventes aux États-Unis, Jeff Kommor.

«Les ventes au détail ont rebondi depuis le mois d'avril, les consommateurs étant encouragés à acheter par la réouverture de l'économie, la stabilité des prix de l'essence et la faiblesse des taux d'intérêt», a-t-il ajouté.

Ford, le numéro deux aux États-Unis, doit publier les chiffres de ses ventes ultérieurement.

La COVID-19 et les «rénovictions» en hausse compliquent le jour du déménagement

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La COVID-19 et les «rénovictions» en hausse compliquent le jour du déménagement

MONTRÉAL — Le traditionnel jour du déménagement a toujours pris place dans un certain chaos, tandis que des milliers de Québécois plient simultanément bagage et s’installent dans leur nouveau logement. Mais cette année, la recherche d’un nouvel appartement est plus difficile que jamais, selon des groupes de défense des locataires, car la COVID-19 exacerbe la crise du logement provoquée par un faible taux d’inoccupation, des loyers en hausse et une vague de locataires éjectés par des propriétaires désireux de reprendre leur logement et faire un profit.

Quelque 1200 ménages se sont tournés vers des organismes partout à travers la province pour obtenir de l’aide dans leur quête d’un nouvel endroit où vivre, soit deux fois plus que l’année dernière, souligne Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, un groupe de défense du droit au logement.

De ce nombre, au moins 322 ménages n’avaient pas encore signé de nouveau bail à la veille du 1er juillet.

En entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, Véronique Laflamme a exposé que la pandémie a non seulement causé d’importantes pertes d’emplois, mais elle a aussi entraîné son lot de difficultés pour ceux qui peinaient déjà à boucler la fin du mois, comme les locataires qui bénéficient de l’aide sociale ou qui occupent des emplois à faible revenu.

Le virus a également compliqué les visites d’appartements, en particulier à Montréal, la région la plus durement touchée par le virus, où les appartements abordables se font rares et où le taux d’inoccupation se chiffre désormais à 1,5 % — son niveau le plus bas en 15 ans.

Une récente enquête du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec a révélé que les prix affichés en ligne pour des logements offerts en location s’établissent en moyenne à 1044 $ par mois, soit environ 30 % de plus que ce que paient actuellement les locataires, selon les chiffres de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

À Montréal, ce chiffre était 43 % plus élevé.

C’est à contrecœur que près de la moitié des ménages ayant appelé à l’aide quittaient leur appartement, selon Véronique Laflamme, qui observe un nombre croissant de personnes délogées pour des «rénovictions». Cette pratique consiste à réaliser des rénovations majeures pour ensuite gonfler les loyers.

Robert Beaudry, le conseiller responsable de l’habitation à la Ville de Montréal, expose que la métropole traverse actuellement une crise du logement causée par un taux d’inoccupation inférieur à 1 % dans de nombreux quartiers.

Les autorités municipales travaillent de concert avec des organismes locaux pour venir en aide aux ménages qui ne trouvent pas un nouveau toit, en leur louant dans certains cas des unités d’entreposage et des chambres d’hôtel, rapporte-t-il.

La Ville de Montréal s’attaque également aux «rénovictions» en resserrant les règles pour les propriétaires qui souhaitent subdiviser ou agrandir leurs logements dans des quartiers centraux.

Si la Ville fait ce qui est en son pouvoir, de nombreuses responsabilités, dont la construction de logements subventionnés relève toutefois de la province, note Robert Beaudry.

En réponse à la pandémie, le gouvernement du Québec est intervenu en offrant un supplément au loyer d’urgence pour les personnes à risque de se retrouver à la rue, des prêts sans intérêt pouvant couvrir jusqu’à deux mois de loyer et un certain soutien aux municipalités.

Mais les répercussions économiques de la COVID-19 s’inscriront dans la durée, prévient Véronique Laflamme, ce qui signifie que plusieurs locataires se retrouveront dans une situation difficile une fois l’aide gouvernementale d’urgence épuisée, tandis que les audiences d’éviction reprendront dès la semaine prochaine à la Régie du logement.

L'ONU exige un arrêt des conflits pour faciliter la lutte contre la pandémie

Monde

L'ONU exige un arrêt des conflits pour faciliter la lutte contre la pandémie

NATIONS UNIES — Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mercredi à l'unanimité une résolution réclamant l'arrêt des conflits dans le monde pour faciliter la lutte contre la pandémie de COVID-19, après plus de trois mois de blocages entre la Chine et les États-Unis.

La résolution a été rédigée conjointement par la France et la Tunisie, qui ont salué son adoption, l'ambassadeur tunisien à l'ONU, Kais Kabtani, évoquant un «acquis historique». «C'est la première fois que le Conseil de sécurité (adopte) une résolution sur la santé», s'est félicité la présidence tunisienne en parlant d'«avancée extraordinaire».

«Cette résolution doit maintenant être mise en oeuvre», a relevé l'ambassadeur français à l'ONU, Nicolas de Rivière, lors d'une déclaration conjointe avec son homologue tunisien.

Certains experts doutent de la suite qui sera donnée à ce texte après une très longue paralysie du Conseil qui a mis à bas sa crédibilité.

Bloquée pendant des mois par la Chine et les États-Unis, opposés sur la place à accorder dans le texte à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la résolution vise à soutenir un appel du 23 mars du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour un cessez-le-feu mondial.

Dans un communiqué, Antonio Guterres a estimé que «l'adoption de la résolution allait envoyer un signal important aux parties en conflit et pourrait aider à modifier les calculs sur le terrain».

COVID-19: plusieurs allègements financiers tirent à leur fin

Affaires

COVID-19: plusieurs allègements financiers tirent à leur fin

Une série de petits répits offerts ici et là, en réponse aux soucis financiers et autres maux de tête occasionnés par la COVID-19, arrivent à échéance.

Tandis que les autorités sanitaires multiplient les appels à la vigilance et martèlent que le virus est toujours bien présent, la souplesse démontrée en début de pandémie, elle, est en train de disparaître peu à peu.

Les grandes compagnies de télécommunication canadiennes rétablissent dès mercredi les limites de données sur leurs forfaits internet, qui avaient été retirées à la mi-mars pour favoriser le télétravail. Bell, Telus et Rogers avaient annulé les frais d’utilisation excédentaire pour les forfaits résidentiels jusqu’au 30 juin. Dans le cas de Vidéotron, ses clients affaires ne bénéficiant pas déjà d’un forfait illimité n’avaient pas non plus à se soucier d’un dépassement de données.

Les tarifs d’itinérance pour les voyageurs à l’extérieur du Canada ont recommencé à être facturés depuis le 30 avril, à l’exception de Vidéotron qui avait prolongé d’un mois cette mesure visant à faciliter le retour des ressortissants au pays.

Le débrouillage de certaines chaînes de télévision tire également à sa fin. Le signal de RDI et de LCN était notamment disponible gratuitement jusqu’au 30 juin, dans un souci d’informer la population sur l’évolution de la COVID-19.

Dans un message mis à jour mercredi, la directrice générale de l’information de Radio-Canada, Luce Julien, explique que l’opération de débrouillage ne pouvait pas se poursuivre indéfiniment puisque la chaîne est en partie financée grâce aux abonnements des télédistributeurs.

Du côté du quotidien Le Devoir, les articles portant sur le coronavirus demeurent accessibles sans abonnement sur son site web.

Parmi les autres mesures toujours en vigueur figurent des programmes de reports de paiement et autres sursis proposés par une série d’institutions financières à leurs clients en difficulté à cause de la pandémie.

Les six plus grandes banques au pays — La Banque de Montréal (BMO), la Banque CIBC, la Banque Nationale du Canada, la Banque Royale (RBC), la Banque Scotia et la Banque TD — avaient emboîté le pas au Mouvement Desjardins en annonçant à la mi-mars une flexibilité allant jusqu’à six mois avec des «solutions adaptées» au cas par cas.

Pour les membres de Desjardins, il est possible de se prévaloir des mesures d’allègements «pour quelques semaines encore», a déclaré le porte-parole Jean-Benoît Turcotti.

Chez RBC, des changements ont été apportés à certains programmes de report et la date limite pour présenter une demande a été prolongée jusqu’au 30 septembre, souligne le directeur des communications pour le Québec, Denis Dubé.

Les accommodements offerts par Hydro-Québec tiennent toujours, eux aussi — mais pour une durée indéterminée.

À la fin mars, la société d’État a suspendu «jusqu’à nouvel ordre» les pénalités pour ses clients résidentiels incapables de payer leurs factures d’électricité. Aucune interruption de service ne peut être effectuée pour non-paiement, a-t-on également annoncé.

«Pour l’instant, il n’y a pas de changements aux mesures annoncées il y a quelques mois. Le “jusqu’à nouvel ordre” tient toujour», a déclaré le porte-parole Marc-Antoine Pouliot dans un courriel à La Presse canadienne.

En pleine haute saison des déménagements, la période de grâce accordée aux locataires s’achève. Le moratoire sur les évictions imposé par la Régie du logement sera graduellement levé à partir du 6 juillet.

Quant aux diverses réductions offertes, sur les primes d’assurance automobile par exemple, elles cèdent parfois le pas à des frais supplémentaires. Des «taxes COVID-19» commencent effectivement à faire leur apparition sur les factures au restaurant, au salon de coiffure, chez le dentiste et le garagiste, entre autres, pour couvrir les coûts de désinfection et d’équipement de protection.

Selon l’Office de la protection du consommateur, un commerçant peut bel et bien majorer ses prix en raison des dépenses engendrées par les protocoles sanitaires. Ces frais supplémentaires doivent toutefois être inclus dans le prix annoncé, les «frais surprises» étant interdits par la loi.

JO: Paris 2024 devant l’impact budgétaire de la COVID-19

Sports

JO: Paris 2024 devant l’impact budgétaire de la COVID-19

PARIS — Les organisateurs des Jeux olympiques de Paris 2024 vont devoir trouver des pistes d’économies pour faire face aux conséquences budgétaires de la crise du COVID-19, alors que le modèle apparaît soudain fragile avec le report des JO de Tokyo.

L’impact de la crise sanitaire sur le budget d’organisation des JO, lequel doit s’élever à 3,8 milliards d’euros, quasi intégralement financés par des recettes privées (commanditaires, billetterie, contribution du Comité international olympique), figurait à l’ordre du jour d’un bureau exécutif de Paris 2024, initialement programmé jeudi, mais finalement reporté in extremis à une date ultérieure, en raison des changements d’équipes municipales.

Le conseil d’administration de Paris 2024, prévu dans une semaine, sera aussi décalé.

D’après plusieurs acteurs des JO, une visite du président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, à Paris la semaine prochaine, est toujours au programme. Le signe de grandes manœuvres?

L’ordre du jour du bureau exécutif prévoyait en tout cas que le patron du comité d’organisation des JO (Cojo), Tony Estanguet, fasse le point sur plusieurs dossiers chauds, notamment celui des commanditaires et des retards dans le chantier des lignes de métro 16 et 17 du futur Grand Paris Express.

Après la confirmation, le 22 juin, par le secrétaire d’État français aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, que ces lignes ne seraient pas livrées à temps au Bourget, près de Paris, les organisateurs vont devoir trouver des solutions alternatives pour desservir cette zone olympique, où doivent se disputer tir et volley-ball, mais qui doit surtout accueillir le centre et le «village» des médias.

«10 % d’économies»

La question budgétaire, qui restera sensible jusqu’en 2024, ne s’arrête pas à l’organisation. Aux 3,8 milliards d’euros du Cojo, s’ajoutent 3 milliards d’investissements sur les grands chantiers des Jeux (village olympique, village des médias), financés pour moitié par les acteurs publics. Fin avril, la facture totale de l’opération pour construire le centre aquatique olympique à Saint-Denis, équipement phare des JO, a été réévaluée à 174,7 millions d’euros de fonds publics, contre 113 initialement.

Début mai, Tony Estanguet avait fixé un cap : trouver des pistes d’économies dans «les coulisses des JO» (restauration, sécurité, transports), sans renoncer au spectacle et à l’«héritage» laissé aux territoires. Sans nier la crise économique, le triple champion olympique de canoë assurait que la cible de commanditaires restait la même, soit 1 à 1,2 milliard d’euros de recettes.

«Ils prévoyaient de dépasser leurs prévisions qui étaient prudentes. Désormais, ils veulent se contenter de l’atteindre», assure, sous couvert d’anonymat, un membre du conseil d’administration de Paris 2024, qui réunit les collectivités, l’État et le mouvement sportif. Selon cet acteur, le report inédit des JO de Tokyo fragilise la force du modèle, aux yeux de commanditaires potentiels.

«Leur plan, c’est de trouver environ 10 % d’économies» sur le budget, soit 300 à 400 millions d’euros «pour dégager des marges de manœuvre», ajoute cette source, un ordre de grandeur confirmé par un autre acteur des JO. Interrogé par l’AFP, le Cojo n’a pas souhaité commenter ces chiffres, réaffirmant celui de 3,8 milliards au total.

«bling-bling» 

A ce niveau de budget et pour deux manifestations de quinze jours (Jeux olympiques puis paralympiques), à Saint-Denis (Stade de France), Paris (Trocadero, Concorde), Versailles (équitation), Marseille (voile), et jusqu’à Tahiti (surf), les pistes d’économies existent, selon tous les acteurs interrogés par l’AFP.

«Le niveau de service lors des JO est délirant. C’est possible de réduire un peu sans toucher à la qualité, notamment pour les transports des athlètes et des officiels», décrit un élu dans une collectivité concernée. Les acteurs s’attendent aussi à des zones d’animations moins fastueuses et donc moins coûteuses, par exemple place de la Concorde, un nouveau site qui ne figurait pas dans le projet initial, où se disputeront les sports dits «urbains» (escalade, basket 3x3, BMX freestyle, breakdance, skateboard).

La capacité du village olympique, qui doit se dresser au nord de Paris, est déjà passée de 18 000 à 15 000 lits.

Faudra-t-il aller plus loin, et sacrifier des sites de compétition ou revoir la voilure du village des médias, comme l’imaginent certains?

Cela passerait forcément par des discussions tendues avec les collectivités. «On peut regarder s’il y a des économies à faire, laissons de côté le bling-bling qui caractérise parfois les Jeux olympiques, et je ne parle pas forcément de Paris 2024. Mais il est hors de question qu’on sacrifie l’héritage pour la Seine-Saint-Denis», prévient le président de ce département, Stéphane Troussel (Parti socialiste).

Cuba rouvre timidement aux touristes étrangers... qui se font attendre

Monde

Cuba rouvre timidement aux touristes étrangers... qui se font attendre

LA HAVANE — Cuba a rouvert mercredi une partie de son territoire aux touristes étrangers - qui ne pourront toutefois quitter ses cayos, le chapelet d'îles paradisiaques bordant son territoire - mais ces derniers se font attendre alors que la pandémie complique encore tout voyage.

«Cuba rouvre ses frontières au tourisme international», a annoncé sur Twitter le président Miguel Diaz-Canel, qui a déclaré l'épidémie de coronavirus sous contrôle sur l'île, avec un total mercredi de 2 348 cas, 2 218 rémissions et 86 décès.

Le ministère du Tourisme a informé de la reprise des «opérations à Cayo Largo, Cayo Coco, Cayo Guillermo, Cayo Cruz et Cayo Santa Maria», le reste du pays dont La Havane restant pour l'heure fermé aux touristes étrangers.

Toutefois, aucun vol touristique n'a atterri mercredi à Cuba, selon les autorités, alors que beaucoup de pays ont encore leurs frontières fermées, dont le Canada, premier pourvoyeur de touristes sur l'île.

Cuba a adopté une stratégie pour éviter ou limiter l'apparition d'une deuxième vague de cas, avec test et prise de température pour tout voyageur étranger dès l'arrivée, chaque complexe touristique ou hôtel disposant aussi d'une équipe médicale.

New York reporte la réouverture de ses salles de restaurants

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New York reporte la réouverture de ses salles de restaurants

NEW YORK — Inquiet de la flambée de la pandémie dans de nombreuses régions américaines, le maire de New York a annoncé mercredi le «report» de la réouverture des salles de restaurants, qui devait commencer le 6 juillet.

«Ce n’est pas le moment de se lancer dans la restauration en salle», a déclaré le maire Bill de Blasio lors d’un point de presse. «Nous regardons ce qui se passe dans d’autres régions du pays […] et nous sommes tous inquiets de voir que manger à l’intérieur d’un restaurant est devenu un problème.»

Il n’a donné aucune nouvelle date possible pour la reprise de cet aspect clé de la vie et du tourisme dans la capitale économique américaine, où tous les lieux de divertissement restent fermés. Les théâtres de Broadway ne rouvriront pas avant janvier 2021.

«Ce n’est pas une règle pour toujours, c’est un report», a-t-il souligné. «Il faut attendre d’avoir la preuve que nous pouvons le faire en toute sécurité.»

La métropole new-yorkaise, qui fut longtemps au coeur de l’épidémie aux États-Unis et a enregistré 22 000 morts du coronavirus, a vu depuis l’épidémie refluer fortement.

Elle s’est engagée depuis début juin dans un déconfinement prudent, et redoute que l’épidémie revienne comme un boomerang avec la flambée des cas dans les États du sud et de l’ouest du pays.

Lundi, 40 personnes seulement ont été hospitalisées à New York pour cause de coronavirus, et 1 % seulement des personnes testées se sont avérées positives, deux indicateurs-clé dont les chiffres n’ont cessé de s’améliorer, alors que les tests sont désormais disponibles partout.

Les restaurants ont pu rouvrir en terrasse le 22 juin, moyennant des mesures de distanciation sociale, même si les New-Yorkais ne s’y bousculent généralement pas. Les coiffeurs ont également rouvert le 22, ainsi que beaucoup de magasins, moyennant le port obligatoire du masque et des capacités réduites.

Quant aux plages municipales, notamment celles très fréquentées de Coney Island ou des Rockaways, où l’on ne pouvait jusqu’ici que se promener, elles ont rouvert à la baignade ce mercredi.

Le maire a par ailleurs annoncé qu’il allait rouvrir d’ici le 1er août 15 piscines municipales, habituellement très prisées dans la moiteur des étés new-yorkais.

American Airlines remplit ses avions à plein et suscite les critiques

COVID-19

American Airlines remplit ses avions à plein et suscite les critiques

WASHINGTON — American Airlines a recommencé mercredi à remplir ses avions à pleine capacité, abandonnant certaines précautions contre le COVID-19, ce qui suscite la réprobation des autorités sanitaires au moment où la pandémie explose dans une partie des États-Unis.

Si d’autres grandes compagnies américaines, telles que Delta Air Lines, avaient décidé dès le mois de mai de bloquer des sièges pour respecter la distanciation sociale à bord de leurs appareils, d’autres transporteurs, comme United Airlines, n’avaient pas pris de telles mesures puisque les passagers avaient alors déserté les airs.

La décision d’American Airlines intervient au moment où l’accélération de la réouverture de l’économie coïncide avec une nouvelle flambée de la pandémie.

«American Airlines nous a beaucoup déçus» quand elle a fait cette annonce vendredi, a déclaré le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield, devant la commission santé du Sénat mardi.

«Nous ne pensons pas que ce soit le bon message», a-t-il ajouté.

Le docteur Anthony Fauci, expert en maladies infectieuses de l’Institut national de la santé, a également critiqué cette décision alors que sans plus de mesures préventives, le nombre d’infections pourrait grimper à 100 000 par jour, a-t-il averti.

«De toute évidence, [la décision d’American Airlines] est quelque chose de préoccupant. Je ne sais pas ce qui a motivé cette prise de décision», a-t-il déclaré devant le Sénat.

«Je pense que dans l’espace confiné d’un avion, c’est d’autant plus problématique», a-t-il souligné.

Comme dans les hôpitaux 

Le nouveau coronavirus a déjà fait plus de 127 000 morts aux États-Unis et le pays compte encore plus de 42 000 nouvelles infections quotidiennes, selon le dernier comptage de l’université Johns Hopkins, qui fait référence.

Et en raison de la remontée des contaminations et des décès, en particulier dans le Sud et l’Ouest du pays, certains États américains ont dû faire une pause dans le processus de déconfinement.

American Airlines semble ainsi prendre le contre-pied du principe de précaution.

«Nous sommes inflexibles dans notre engagement envers la sécurité et le bien-être de nos clients ainsi que des membres de notre équipe», a pourtant assuré à l’AFP un porte-parole.

Il a en outre mis en avant les «différentes couches de protection en place» pour les voyageurs, citant le port du masque obligatoire, les procédures de nettoyage améliorées ainsi qu’une «liste de contrôle des symptômes COVID-19 avant le vol».

Les passagers, dont le vol est plein, peuvent aussi échanger sans frais leur billet.

«Pas une stratégie de sécurité»

De son côté, United Airlines estime que bloquer les sièges du milieu, «c'est une stratégie de relations publiques, et non pas une stratégie de sécurité».

Josh Earnest, son directeur de communication, a ainsi argué que les passagers assis de part et d'autre des sièges vides sont séparés par moins de 6 pieds (1,8 mètre), c'est à dire moins que la distance recommandée aux États-Unis.

De même, «les gens situés dans la rangée devant vous sont à moins de 6 pieds de vous, les gens dans la rangée derrière vous sont à moins de 6 pieds de vous», a-t-il réagi.

Pour Delta comme Southwest, bloquer des sièges contribue à plus de sécurité. Elles ont toutes deux décidé de continuer cette politique jusqu'au 30 septembre. JetBlue et Frontier continuent également de limiter leurs capacités.

Pour l'heure, le transport aérien est à la peine en raison des restrictions de voyage à l'international. Les compagnies s'efforcent donc de regagner des clients sur les vols domestiques.

Pour sa défense, American argue qu'elle désinfecte tous les avions de fond en comble, «y compris les boucles des ceintures, les sièges, les plateaux et autres surfaces».

Comme ses concurrentes, elle applique également un jet électrostatique à l'intérieur de l'avion «qui tue 99,9999% des virus et bactéries en 10 minutes», a rappelé le porte-parole.

«American est la seule compagnie aérienne du réseau à utiliser un produit (...) qui offre une protection continue pendant sept jours contre les bactéries, les moisissures et les virus, y compris (...) le virus qui cause la COVID-19«, a-t-il fait valoir.

Enfin, «le système de filtration d'air (...) fournit un renouvellement d'air complet toutes les deux à quatre minutes, similaire à la norme des hôpitaux», a-t-il dit.

Interrogées par l'AFP sur l'absence de consignes générales, les autorités aériennes ont indiqué que «le département du transport et l'agence fédérale de l'aviation (FAA) ont clairement fait savoir que les passagers devaient porter des masques quand ils voyagent en avion».

Et elles font appel au sens civique pour suivre les recommandations des CDC et celles de l'Organisation internationale de l'aviation civile.

Les six joueurs de la MLS positifs au coronavirus évoluent au FC Dallas

COVID-19

Les six joueurs de la MLS positifs au coronavirus évoluent au FC Dallas

MIAMI — Six joueurs du FC Dallas ont été testés positifs au nouveau coronavirus, ces derniers jours, à leur arrivée à Orlando pour participer à la phase finale de la ligue nord-américaine de football (MLS), a annoncé mercredi la MLS.

Le tournoi de reprise de la MLS doit débuter le 8 juillet, après presque quatre mois d’interruption dûs à la pandémie de COVID-19. Les 26 équipes devront rester dans une «bulle» à Disney World, isolées du monde extérieur, et jouer leurs matches sans spectateurs.

Les joueurs du FC Dallas étaient partis samedi pour Orlando, après avoir déjà passé deux tests espacés de 24 heures. Deux ont été testés positifs dès leur arrivée en Floride, et annoncés lundi, puis encore quatre autres en début de semaine, annoncés ce mercredi.

Ils ont tous été immédiatement consignés dans une zone isolée de l’hôtel et leurs symptômes éventuels seront suivis de près dans les prochains jours.

«Aucun autre club de la MLS n’a été en contact avec les joueurs de Dallas depuis leur arrivée», a pris soin de préciser la MLS mercredi.

Au cours des derniers jours, 392 joueurs, entraîneurs, arbitres et membres des clubs ou de la MLS ont été testés sur place, dans leur hôtel à Orlando, avec comme bilan ces six tests positifs pour les joueurs du FC Dallas.

Pour avoir le droit de partir à Orlando, tous les joueurs et personnels concernés par cette phase finale, dans les clubs et à la MLS, devaient obtenir deux tests négatifs séparés de 24 heures.

Un autre test était prévu dès l’arrivée de chaque club à Orlando, toute la délégation étant mise en quarantaine jusqu’au résultat de tous les tests la concernant.

À l’arrêt depuis le 12 mars, le championnat est soumis à un strict protocole sanitaire depuis la reprise des entraînements collectifs, le 4 juin. Cette prudence s’explique par la situation sanitaire des États-Unis, pays le plus touché au monde par la COVID-19.

La Floride connaît une spectaculaire recrudescence de l’épidémie ces derniers jours. Outre le tournoi de reprise de la MLS, cet État du sud-est des États-Unis doit également accueillir la fin de la saison de la NBA à partir du 30 juillet.

Le Québec enregistre 24 nouveaux décès

COVID-19

Le Québec enregistre 24 nouveaux décès

La COVID-19 a causé 24 nouveaux décès au Québec, dont 17 sont survenus avant le 23 juin, pour un total de 5527, a annoncé mercredi le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Selon les plus récentes données, 66 nouveaux cas se sont ajoutés au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le total des cas à 55 524.

Treize personnes de moins sont hospitalisées pour la maladie. En tout, 422 lits sont occupés pour de tels patients, dont 33 se trouvent aux soins intensifs, une baisse de 5 par rapport à la veille.

Au Canada

Il y a eu plus de 2 770 000 tests administrés au Canada depuis le début de la pandémie. On fait passer en moyenne 37 000 tests par jour. La maladie a été détectée par environ 1 % de ces tests.

Jusqu'à maintenant, on a recensé 104 270 cas confirmés ou probables dans l'ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8615 Canadiens.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux: 55 524 cas au Québec, dont 5527 décès; 35 068 cas en Ontario, dont 2672 décès; 8108 cas en Alberta, dont 154 décès; 2916 cas en Colombie-Britannique, dont 174 décès; 1062 cas en Nouvelle-Écosse, dont 63 décès; 785 cas en Saskatchewan, dont 13 décès; 325 cas au Manitoba, dont sept décès; 261 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès; 165 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès; 27 cas à l'Île-du-Prince-Édouard, tous guéris; 11 cas au Yukon, tous guéris; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s'ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mar

La relève arrive dans les CHSLD: une première cohorte a été formée par la Croix-Rouge

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La relève arrive dans les CHSLD: une première cohorte a été formée par la Croix-Rouge

MONTRÉAL — La relève s'en vient dans les CHSLD : le premier groupe de travailleurs formés par la Croix-Rouge canadienne termine sa formation mercredi. Ils sont prêts à prendre le relais des militaires qui y étaient jusqu'à tout récemment. Parmi eux, beaucoup ont levé la main avec un but en tête : aller aider les aînés, frappés de plein fouet par le coronavirus. La Presse canadienne les a rencontrés.

La première cohorte sera déployée lundi prochain dans des résidences pour aînés, selon les besoins de celles-ci.

La situation est moins critique qu'en mars ou en avril dans les CHSLD, mais il y a encore des besoins, surtout en personnel. La COVID-19 a fait la majorité de ses victimes au Québec dans les résidences pour personnes âgées, qui manquaient cruellement d'employés.

Québec voulait que l'armée reste jusqu'en septembre — quand les finissants de la cohorte spéciale de préposés aux bénéficiaires seront prêts — mais Ottawa a dit non. Le gouvernement fédéral a toutefois octroyé 100 millions $ à la Croix-Rouge pour soutenir sa lutte contre la COVID-19. Cet argent servira entre autres à financer la campagne de recrutement de l'organisation et ensuite les salaires de ses futurs travailleurs.

C'est la première fois que la Croix-Rouge effectue une telle mission humanitaire en sol canadien.

La grande campagne de recrutement cible beaucoup les jeunes, mais pas uniquement. Ce sont des emplois qui donnent de l'expérience de travail et qui permettent de se faire de premières armes dans le domaine des soins de santé, a expliqué Carl Boisvert, porte-parole pour la Croix-Rouge.

Quatre emplois sont offerts : aides de service, préposés à l'administration, coordonnateurs de site et conseillers en santé et sécurité. La Croix-Rouge s'est engagée à former jusqu'à 900 personnes.

Mardi, dans un hôtel de Montréal, 50 futurs «travailleurs humanitaires» — hommes et femmes, beaucoup dans la vingtaine — écoutaient attentivement la formation donnée par la Croix-Rouge.

Parmi eux se trouvait Yacine Ba, âgée de 42 ans et mère de quatre enfants.

«Quand j'ai vu la situation de nos aînés, je me suis sentie interpellée et j'ai vraiment voulu aider», a-t-elle expliqué, en face de sa salle de classe qui est une salle de conférence de l'hôtel.

Elle y tenait. N'ayant pas été sélectionnée pour la formation plus longue de préposée aux bénéficiaires, elle a ensuite appris que la Croix-Rouge recrutait et a tenté sa chance.

Elle n'était pas en recherche d'emploi, a-t-elle précisé. «Je veux juste aider», a expliqué la femme dont le sourire était perceptible derrière le masque. «Aider les gens, ça fait partie de moi.» Son mari fait partie de la Croix-Rouge depuis 30 ans au Sénégal et elle connaît bien leur travail.

Maryse Parent a eu une réaction similaire.

«À la télé, ça me faisait mal au coeur de voir ces gens, qui ont travaillé toute leur vie, ne pas avoir leurs besoins de base remplis», a relaté la jeune femme qui habite Saint-Jean-sur-Richelieu.

Elle s'est inscrite au cégep en soins infirmiers pour l'automne, mais offre tout son été aux CHSLD. «Aider les gens, c'est une valeur très importante», a-t-elle raconté sur son heure de lunch. Sa mère était famille d'accueil pour des personnes handicapées.

La santé et l'humanitaire, Holly Hayes a ça dans le sang. Elle termine sa maîtrise en politique de santé mondiale et a notamment fait une mission avec Médecins sans frontières l'an dernier en République démocratique du Congo.

Elle a dit voir tout ce qui se passait ici «avec angoisse et frustration». Dès que ses cours ont été terminés, elle a reçu l'appel de la Croix-Rouge pour être conseillère en santé et sécurité.

L'étudiante qui vit à Montréal — mais est originaire de Windsor en Ontario — apprécie beaucoup l'organisation. «Ils viennent en aide aux personnes vulnérables», résume-t-elle.

Et puis, «il y a une crise importante chez nous».

Ont-elles peur de contracter la COVID-19 ?

Si elle dit vivre un peu d'anxiété «car on ne sait pas tout ce qui nous attend» dans les CHSLD, Holly Hayes s'est dite très impressionnée par la qualité de la formation offerte par la Croix-Rouge, «manifestement le fruit d'une longue expérience».

Cela apaise aussi Mme Ba, qui ne voudrait pas contaminer ses enfants qui vivent avec elle. Mais elle n'est pas trop inquiète, car «on est bien préparés» par les formateurs.

«Je fais confiance aux mesures mises en place», renchérit Mme Hayes.

La formation

Julie Poirier est l'une des formatrices. Normalement, elle donne d'autres cours pour la Croix-Rouge, notamment en secourisme.

Mardi, lors du passage de la Presse canadienne, elle enseignait — à l'aide de mises en situation — comment gérer les actes de violence au travail et rester calme.

Dans la classe, les futurs travailleurs humanitaires offrent des pistes de solutions et la formatrice les analyse avec eux.

Ils ont aussi étudié divers sujets liés aux soins aux personnes âgées, comme la prévention des chutes, le soutien aux soins personnels et la prise de repas, mais aussi comment comprendre ce qu'ils vivent, la maltraitance, et différentes conditions comme la démence et l'errance.

Julie Poirier a aussi formé les militaires qui ont prêté main-forte en CHSLD, mais l'actuelle formation est plus structurée, indique-t-elle.

Elle est très enthousiaste à l'idée de faire une différence. Elle explique que les travailleurs reçoivent quatre jours de formation, dont un dans leur futur lieu de travail.

Les futurs aides de service seront surtout en soutien aux préposés aux bénéficiaires: par exemple, lorsque cela prend deux personnes pour déplacer un aîné dans son lit. Mais leur rôle sera aussi de briser l'isolement des résidants, à l'aide de musique, de lecture ou simplement de conversations.

Les étudiants se sont tous engagés à travailler un minimum de quatre semaines, dans un seul établissement — pas question de bouger de l'un à l'autre et risquer de propager la COVID-19. Des mandats plus longs sont également proposés.

Des personnes formées par la Croix-Rouge seront donc en poste tout l'été, au minimum, et l'organisation se prépare déjà pour un déploiement de personnel plus long.

Autobus: deux enfants par banquette, le masque obligatoire au secondaire

Actualités

Autobus: deux enfants par banquette, le masque obligatoire au secondaire

MONTRÉAL — La santé publique assouplit les règles de distanciation pour le transport scolaire. Les élèves pourront être un peu plus collés dans les autobus cet automne, mais les étudiants du secondaire devront obligatoirement porter un masque.

Québec laisse donc tomber la consigne d’abord annoncée à la mi-juin, selon laquelle les élèves devraient respecter la règle du 1 mètre de distance dans les autobus, ce qui aurait signifié un élève par banc.

Cette mesure de distanciation physique donnait déjà des maux de tête aux directions d’écoles et aux transporteurs scolaires, mais la « situation épidémiologique » permet de la réviser, note le ministère de l’Éducation dans une lettre envoyée au réseau scolaire.

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Aide aux loyers: le domaine de la restauration réclame des changements

Affaires

Aide aux loyers: le domaine de la restauration réclame des changements

OTTAWA — La promesse de prolonger d’un mois l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) a été accueillie avec un haussement d’épaules par le milieu de la restauration qui n’y trouve pas son compte.

«Ce n’est pas parce que les gens ne veulent pas en profiter, c’est parce que le programme a plusieurs déficiences», laisse tomber David Lefebvre, porte-parole de Restaurants Canada, association qui représente 30 000 membres à travers le pays.

Couche-Tard a aussi mis fin aux primes offertes à ses employés

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Couche-Tard a aussi mis fin aux primes offertes à ses employés

MONTRÉAL — À l'instar de nombreux détaillants, dont les grandes chaînes de supermarchés, Alimentation Couche-Tard a mis fin à la prime horaire de 2,50 $ l'heure offerte à ses employés nord-américains dans la foulée de la pandémie de COVID-19.

Dans le cadre d'une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre terminé le 26 avril, où les profits nets ont presque doublé, la direction de la multinationale québécoise a indiqué que la «prime salariale d'urgence» avait cessé de s'appliquer le 12 juin aux États-Unis et le 22 juin au Canada, sans fournir plus de détails.

Celle-ci avait été offerte aux employés rémunérés à taux horaire de l'exploitant de dépanneurs et de stations-service qui continuaient de travailler dans ses magasins ainsi que ses centres de distribution au Canada ainsi qu'aux États-Unis, alors que le nouveau coronavirus provoquait de nombreuses fermetures.

«L'aspect temporaire de la prime a bien été communiqué à nos employés dès son introduction et nous les avons prévenus à l'avance de la date à laquelle celle-ci prendrait fin, soit le 21 juin», a souligné par courriel une porte-parole de Couche-Tard, Laurence Myre Leroux.

Elle a ajouté qu'une prime spéciale, dont le montant n'a pas été précisé, sera également versée en juillet, afin de «remercier» les employés «pour leur travail exceptionnel durant cette période difficile».

Sur son site web, Couche-Tard affirme compter quelque 109 000 travailleurs au sein de son réseau nord-américain, qui compte notamment 9414 magasins. Cela inclut toutefois des employés de bureau qui n'avaient pas droit à la prime.

Depuis le début du mois, plusieurs détaillants et grandes chaînes d'alimentation, comme Metro, Loblaw et Sobeys avaient annoncé la fin de leur prime spéciale de 2 $ l'heure. Toutefois, Lowe's Canada a pris une décision différente, lundi, en annonçant que cette prime que touchent les travailleurs des magasins Réno-Dépôt et Rona allait continuer d'être versée durant tout le mois de juillet.

Grosses quantités

Au quatrième trimestre, la société établie à Laval a dépassé les attentes des analystes en affichant un bénéfice net de 576,3 millions $US, ou 52 cents US par action, en dépit d'un chiffre d'affaires ayant décliné de 26,1 %, à 9,7 milliards $US, par rapport à la même période l'an dernier.

En raison des mesures de confinement des deux côtés de la frontière, Couche-Tard a vu les consommateurs se tourner vers des formats de plus grande taille lorsque le temps était venu d'acheter de la bière, de l'alcool ainsi que des produits du tabac comme des cigarettes.

«Avec la fermeture des bars et des restaurants, nous avons observé (ce déplacement)», a commenté le président et chef de la direction de l'entreprise, Brian Hannasch, ajoutant que les plus grands formats avaient toujours la cote auprès de la clientèle en dépit de l'assouplissement des mesures de distanciation physique.

L'entreprise a observé une baisse de l'achalandage dans l'ensemble de son réseau en raison des mesures de distanciation sociale mises en place au plus forte de la pandémie de COVID-19, à la mi-mars. Cependant, comme l'ont souligné plusieurs détaillants dont les activités ont été jugées essentielles pendant ces fermetures, les ventes de marchandises ont profité d'un panier moyen plus élevé, ce qui a permis de compenser en partie la baisse du nombre de visiteurs.

«Couche-Tard a affiché de solides résultats dans un environnement d'exploitation difficile, ce qui démontre la résilience de ses activités», a souligné l'analyste Martin Landry de la firme Stifel GMP, dans une note envoyée aux investisseurs.

En excluant les éléments non récurrents, dont un gain avant impôt de 41 millions $US lié à une cession d'actif, le profit ajusté de Couche-Tard s'est établi à 521 millions $US, ou 47 cents US par action, comparativement à 289 millions $US, ou 26 cents US par action, au quatrième trimestre l'an dernier.

Les analystes anticipaient un bénéfice ajusté par action de 43 cents US et des revenus de 9,36 milliards $US, selon la firme de données financières Refinitiv.

Pour l'ensemble de l'exercice 2020, Couche-Tard a engrangé un profit net de 353,6 millions $US, en hausse de 28,3 % par rapport à l'an dernier. Son chiffre d'affaires a cependant reculé de cinq milliards $US, a précisé l'entreprise.

Le virus hors de contrôle aux États-Unis, les responsables sanitaires en appellent au civisme

COVID-19

Le virus hors de contrôle aux États-Unis, les responsables sanitaires en appellent au civisme

WASHINGTON — Portez un masque, ne sortez pas dans des bars bondés, protégez les autres : les hauts responsables sanitaires américains ont sermonné mardi les Américains, en particulier les jeunes, pour leur insouciance depuis le déconfinement en mai, un haut responsable avertissant que le nombre de nouveaux cas quotidiens ferait plus que doubler sans changement majeur.

Quatre médecins à la tête des grands organismes de santé américains ont témoigné mardi devant des sénateurs stupéfaits de voir la courbe des cas repartir dans plus de la moitié des États-Unis, alors que l’Europe a réussi à prendre le contrôle du virus.

Le docteur Anthony Fauci, qui dirige l’Institut des maladies infectieuses, a déploré le «tout ou rien» pratiqué par de nombreux Américains : soit complètement confinés, soit «dans les bars, sans masques, sans éviter les foules, sans pratiquer la distanciation physique».

«Nous avons tous un rôle à jouer», a-t-il insisté en dénonçant les jeunes qui se sentent «invulnérables». «Une personne contaminée peut ne pas avoir de symptômes, mais elle peut contaminer quelqu’un d’autre», dit-il, comme une grand-mère ou un enfant atteint de leucémie.

«Il est évident que nous n’avons pas le contrôle actuellement», a insisté le docteur, membre de la cellule de crise présidentielle sur le coronavirus, et dont la parole est la plus libre.

«Je ne serais pas surpris si nous atteignions 100 000 par jour si on ne renverse pas la tendance», a-t-il ajouté, alors que ce compteur affiche de l’ordre de 40 000 cas aujourd’hui — contre des pics aux environs de 30 000 au pire du printemps.

Le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield, a lancé un appel aux «millennials» (nés après 1980) et à la génération Z, la suivante. «Je demande à ceux qui écoutent de passer le message», a-t-il dit.

Rentrée des classes

Le masque est non négociable, ont-ils répété. «Malheureusement, cette pratique simple pouvant sauver des vies se retrouve dans un débat politique selon lequel, si on soutient Trump, on ne porte pas de masque, mais si on est contre Trump, on en met un», a dit le sénateur Lamar Alexander, un républicain.

«C’est pourquoi j’ai proposé que le président porte un masque de temps en temps, même si ce n’est pas nécessaire pour lui la plupart du temps. Le président a beaucoup d’admirateurs, ils suivraient son exemple», a-t-il poursuivi.

Le contraste était saisissant mardi entre l’optimisme prodigué ces jours derniers par le vice-président de Donald Trump, Mike Pence, et l’analyse sombre de la résurgence actuellement observée dans le Sud et l’Ouest du pays.

29 des 55 États et territoires américains voient aujourd’hui la courbe des nouveaux cas monter, a dit Robert Redfield.

Les hospitalisations dues au coronavirus augmentent dans 12 États, a-t-il dit.

De plus en plus de villes et d’États ont décrété une pause dans leurs processus de réouverture, certains ont fermé bars et cinémas, d’autres les plages, tandis que porter un masque dans les espaces publics fermés est devenu obligatoire dans de multiples endroits.

La question de la rentrée des classes, d’ordinaire au mois d’août aux États-Unis, se pose aussi.

L’Arizona, qui a un foyer très actif de contagions, l’a décalée de début août au 17 août.

Mais l’expérience de l’enseignement à distance ces derniers mois est universellement perçue comme négative pour les enfants, en particulier les plus défavorisés, avec des risques clairs de décrochage. Beaucoup militent pour une rentrée en personne pour la nouvelle année scolaire.

«Je crois fermement que nous devons faire tout le possible pour faire revenir nos enfants à l’école», a dit Anthony Fauci.

Cela devra dépendre de la situation épidémique locale, a-t-il prévenu. En incitant les écoles à être créatives, pour par exemple élargir les horaires le matin et au soir, et intégrer une partie d’enseignement virtuel.

L’Académie américaine de pédiatrie a pris position la semaine dernière pour que la priorité soit donnée «à l’objectif de faire revenir les élèves physiquement à l’école».

Les études réalisées sur les enfants et le coronavirus ne sont pas définitives, mais plusieurs indiquent que les enfants sont moins infectés, tombent moins gravement malades et sont peut-être même moins contagieux que les adultes.

<em></em>Casinos de Loto-Québec : quelque 2250 mises à pied temporaires

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Casinos de Loto-Québec : quelque 2250 mises à pied temporaires

MONTRÉAL — Alors qu'elle amorce la réouverture graduelle de ses établissements, Loto-Québec annonce mardi la mise à pied temporaire de 2250 travailleurs dans les casinos et les salons de jeux.

Confrontée à une baisse de ses revenus à cause du confinement dû à la pandémie de coronavirus, Loto-Québec a indiqué que plusieurs autres mesures seront prises afin de diminuer ses coûts.

Également, elle impose un gel des salaires aux cadres pour l'exercice 2020-2021. Et aucun boni ne leur sera versé.

De même, elle met fin aux mandats des employés surnuméraires.

De plus, il y aura une réduction temporaire de la semaine de travail, a-t-elle fait savoir par voie de communiqué.

Elle affirme que les mesures adoptées visent à aligner les effectifs au niveau des activités qui pourront reprendre.

Syndicat déçu

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente environ 50 pour cent des syndiqués dans ces établissements, a précisé que les mises à pied seront effectives le 21 juillet. Les lettres à cet effet devraient être envoyées aux travailleurs touchés le 2 juillet.

Le SCFP, qui est affilié à la FTQ, affirme qu'il veillera à faire respecter les clauses prévues aux conventions collectives.

«Que ce soit pour faire respecter l'ancienneté des salariés ou pour toute autre considération prévue dans nos conventions collectives, nous serons soucieux et vigilants afin de s'assurer que les droits de nos membres ne sont pas bafoués au cours de ce processus difficile. Surtout, nous serons là pour veiller sur le retour au travail des personnes temporairement mises à pied, car les casinos renaîtront à la suite de cette période pénible», a commenté Marc Ranger, directeur québécois du SCFP.

Réouverture graduelle

Pour ce qui est des réouvertures, celle du Hilton Lac-Leamy aura lieu le 13 juillet, puis celles du Casino de Charlevoix, du Casino de Mont-Tremblant, du Salon de jeux de Québec et du Salon de jeux de Trois-Rivières le 16 juillet. Suivront celles du Casino du Lac-Leamy le 23 juillet ainsi que du Casino de Montréal le 3 août.

Le Réseau des ALV (appareils de loterie vidéo) et le Kinzo recommenceront le 7 juillet et le Bingo en réseau le 3 juillet.

Le masque devient «obligatoire pour tous les clients», précise Loto-Québec dans son communiqué. Les employés des aires de jeux aussi devront le porter.

L'achalandage sera également limité à 250 personnes en général. Le casino du Lac-Leamy, plus grand, sera considéré comme quatre secteurs de 250 personnes, soit 1000 personnes. Le Casino de Montréal sera considéré comme six secteurs de 250 personnes, soit 1500.

Les normes sanitaires habituelles seront également appliquées : désinfection, affichage de rappel concernant la distanciation physique. De plus, les heures d'ouverture seront modifiées.

Un rendement de 0,8 % pour le Fonds de solidarité FTQ

COVID-19

Un rendement de 0,8 % pour le Fonds de solidarité FTQ

MONTRÉAL — La tempête économique provoquée par la pandémie de COVID-19 a incité des dizaines de milliers de déposants du Fonds de solidarité FTQ à exiger le rachat de leurs actions, faisant bondir la facture à un montant jamais vu — environ trois milliards $ — depuis la création de l'organisation, en 1983.

Au cours des trois derniers mois de l'exercice terminé le 31 mai, pas moins de 61 000 demandes ont été reçues, alors que la moyenne annuelle oscille aux alentours de 49 000, a indiqué le Fonds, mardi, en dévoilant un rendement annualisé de 0,8 %, ou 230 millions $. Sur un horizon de cinq ans, la performance est de 6,4 %.

«Nous avons toujours géré nos actifs en conséquence en ayant les liquidités pour [faire les rachats]», a expliqué son président et chef de la direction, Gaétan Morin, au cours d'une entrevue téléphonique.

«Nous avions constaté le même phénomène, mais avec une moins grande ampleur, en 2008» lors de la dernière crise financière.

Le Fonds réévalue le cours de son action à la fin décembre ainsi qu'à la fin de son exercice. Cela fait en sorte que le cours de son titre demeurait inchangé à 46,20 $ pendant que les marchés boursiers affichaient d'importants reculs lorsque la crise sanitaire a frappé, en mars. En date du 31 mai, la valeur de l'action a été ramenée à 44,24 $.

La forte croissance des demandes de rachat a contribué à faire reculer l'actif net à 13,8 milliards $, alors qu'il était de 15,6 milliards $ à la fin du dernier exercice financier. Pas moins de 1,9 milliard $ d'actions avaient été rachetées en date du 31 mai alors que les rachats en traitement étaient de 1,09 milliard $.

Selon M. Morin, deux facteurs sont également à l'origine de l'augmentation du nombre de demandes de rachat. Premièrement, à l'instar de la démographie québécoise, l'heure de la retraite sonne pour un nombre croissant de déposants. De plus, certains avaient décidé de patienter avant de retirer leurs billes en raison des rendements «intéressants» générés au cours des dernières années.

En deux temps

Au terme des six premiers mois de son exercice, avant que n'éclate la crise sanitaire, le Fonds avait généré une performance de 5,2 %, avant d'afficher un rendement négatif de 4,2 % au cours de la deuxième moitié de son année financière.

L'an dernier, la performance, qui ne tient pas compte de l'impact des crédits d'impôt provincial et fédéral pour cotisations aux fonds de travailleurs, avait été de 7,1 %, ou 1,13 milliard $.

«Avec 13,8 milliards $ en capital, pas de dette, cela ferait l'envie de bien des fonds d'investissement partout sur la planète, a souligné M. Morin, à propos des résultats du dernier exercice financier. Nous étions à ce niveau il y a à peine deux ou trois ans. À ce moment, nous étions tout aussi actifs qu'aujourd'hui.»

La tempête économique a fait en sorte que le Fonds a injecté 1,4 milliard $ dans les compagnies québécoises l'an dernier, ce qui a dépassé de 40 % son objectif. Même si l'organisation doit naviguer «un peu dans le brouillard» en raison du contexte économique incertain, elle s'attend à ce que ses investissements oscillent entre 800 millions $ et 1 milliard $ — sa fourchette habituelle — au cours de l'exercice en cours, a expliqué M. Morin.

L'an dernier, le portefeuille d'investissements en capital de développement auprès des entreprises québécoises a généré un rendement de 1,9 %, alors que celui des titres cotés en Bourse a fléchi de 7,7 %. La performance des «autres investissements», qui tiennent compte des titres à revenu fixe, des actions et des autres titres, a été de 6,8 %.

Parallèlement à son actif net de 13,8 milliards $ en date du 31 mai, le Fonds comptait 3329 entreprises «partenaires» ainsi que 707 935 actionnaires-épargnants à la fin de son plus récent exercice.

Le rendement du Fonds de solidarité FTQ au cours des dernières années

- 2020 : 0,8 %

- 2019 : 7,8 %

- 2018 : 7,5 %

- 2017 : 9,1 %

- 2016 : 4,4 %

Le masque obligatoire dans les transports en commun dès le 13 juillet [VIDÉO]

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Le masque obligatoire dans les transports en commun dès le 13 juillet [VIDÉO]

Le port du masque dans les transports en commun sera obligatoire pour les 12 ans et plus dès le 13 juillet, a confirmé mardi François Legault. À compter du 27 juillet, les récalcitrants se verront refuser l’accès aux autobus et au métro, a prévenu le premier ministre.

«Il n’y aura pas de police, mais on va demander aux gens qui gèrent les sociétés de transport d’interdire l’accès aux gens qui n’ont pas de masque. Je pense qu’on est rendu là et que c’est une question de respect. Le masque, c’est beaucoup plus pour protéger les autres que pour se protéger soi-même», a déclaré François Legault, dont le gouvernement recommandait jusqu’ici «fortement» le port du masque dans les endroits où la distanciation physique est difficile à respecter, après l’avoir d’abord déconseillé.

Pour les enfants de 2 à 12 ans, le port du masque sera «fortement recommandé», alors qu’il reste déconseillé pour les enfants de 0 à 2 ans.

«Il y aura une période de transition, donc on va demander aux gens qui gèrent les sociétés de transport d’aviser que c’est maintenant obligatoire, mais on va laisser un deux semaines de transition, donc jusqu’au 27 juillet, avant de vraiment commencer à interdire l’accès aux gens qui n’ont pas de masque», a indiqué François Legault.

«Je comprends que ce n’est pas agréable de porter un masque, surtout l’été quand il fait chaud, mais c’est nécessaire si on ne veut pas être obligé de revenir en arrière, si on ne veut pas être obligé de reconfiner, si on ne veut pas voir ici ce qui se passe dans certains États aux États-Unis», a expliqué le premier ministre.

Dans les commerces et les lieux publics où la distanciation de deux mètres est difficile à respecter, le gouvernement n’exclut pas de rendre obligatoire le port du masque, qui reste pour l’heure «fortement recommandé». 

«On veut là encore y aller progressivement. Je pense qu’une des raisons pour lesquelles on a bien réussi au Québec, c’est justement parce qu’on y est allé progressivement, on n’a pas commencé à mettre 12 mesures tout d’un coup», a plaidé François Legault.

Si le gouvernement a décidé de rendre le port du masque obligatoire dans les transports en commun, c’est notamment parce que «la situation évolue», que le Québec est maintenant presque entièrement déconfiné, qu’il y a possibilité d’une deuxième vague et qu’«on voit qu’il y a des personnes qui ne portent pas le masque», a-t-il expliqué.

Le premier ministre a rappelé que «la COVID-19, c’est dangereux, c’est sérieux, et c’est relativement facile de l’attraper d’une autre personne qui est trop proche». «Soyons plus intelligents que le virus. Quand on porte un masque, on n’est pas peureux, on est juste très respectueux», a-t-il dit.

Questionné à savoir comment, concrètement, les employés des différentes sociétés de transport en commun de la province pourront faire respecter la nouvelle réglementation, François Legault a fait cette comparaison: «Si quelqu’un veut entrer avec un sofa dans un autobus, le chauffeur, il va pas le laisser entrer avec un sofa dans un autobus.»

Le premier ministre a souligné que pour tous les usagers du transport en commun, «il y a des règles à respecter». «Quand quelqu’un monte dans un autobus, il paie, il a un ticket, une passe… Bien là, il y a une autre règle qui s’appelle: avoir un masque», a-t-il résumé.

Sur la possibilité de donner des masques à ceux qui n’en ont pas, François Legault a indiqué que son gouvernement «en avait donnés» et qu’il allait «continuer d’en donner». «On a des réserves, on est en train de voir avec les sociétés de transport celles qui en ont acheté et celles qui n’en ont pas acheté», a-t-il dit, ajoutant qu’il comptait surtout sur la responsabilité des Québécois. 

«Je pense qu’au Québec, on est solidaire et respectueux des autres. […] Mais juste de dire que c’est obligatoire, c’est déjà un message», a fait valoir le premier ministre.

Accueil favorable au RTC

«Puisqu’il encourage déjà fortement le port du couvre-visage à bord de ses autobus, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) accueille favorablement l’annonce du gouvernement du Québec voulant qu’il soit obligatoire dans les transports en commun dès le 13 juillet», a réagi la société de transport de Québec dans un communiqué diffusé mardi en fin de journée.

Le RTC indique que suivant la publication du décret gouvernemental qui précisera les modalités de cette nouvelle mesure, il «travaillera à sa mise en application». «Les précisions opérationnelles seront ensuite communiquées aux employés du RTC, du Service de transport adapté de la Capitale (STAC), ainsi qu’à la clientèle», précise-t-il.

Pour le président du RTC, Remy Normand, cette mesure «aidera la clientèle à regagner confiance envers le transport en commun et à assurer leur protection ainsi que celle des employés».

«Nous encourageons d’ailleurs ce comportement en distribuant des milliers de masques à la clientèle, et ce, depuis plusieurs semaines. La responsabilité est partagée entre les clients et les sociétés de transport dans un contexte où la distanciation physique pose un défi», a commenté M. Normand.

Le président du RTC souligne que «le transport en commun est essentiel à la reprise des activités économiques», et que le port du couvre-visage obligatoire «s’ajoute aux mesures déjà mises en place par le RTC et le STAC pour assurer un environnement sécuritaire».

BILAN DE LA SITUATION 

Dix-huit nouvelles personnes ont succombé au coronavirus au Québec, ce qui porte le bilan à 5503 morts, a-t-on annoncé mardi.

Soixante-douze infections se sont ajoutées, pour un total de 55 458 cas.

Le nombre d'hospitalisations a chuté de 20 par rapport à la veille, à 435. Sept personnes de plus se trouvent aux soins intensifs, soit 38 .

On dénombrait lundi 27 299 cas dans la région de Montréal, soit 29 de plus que lundi, 5795 (+9) dans celle de Laval et 7830 (+3) en Montérégie.

Les autres développements de la journée

Un nouveau sondage laisse croire que les Québécois atteints de cancer subissent encore les impacts de la pandémie de COVID-19 sur les services offerts par le réseau de la santé. Le deuxième sondage mené depuis avril dernier par la Coalition priorité cancer au Québec révèle notamment qu'un répondant sur deux considère que le ralentissement dû à la pandémie a affecté la continuité de ses soins en oncologie.

Santé Canada avise les Canadiens que certains désinfectants pour les mains, qui contiennent de l'éthanol de qualité industrielle non approuvée dans la fabrication des désinfectants pour les mains, pourraient présenter des risques pour la santé. On retrouve la liste des produits concernés ici.

Les visites guidées gratuites reprennent dans la plupart des centres d'interprétation et des centrales ouverts au public d'Hydro-Québec. Afin d'assurer le respect des consignes sanitaires et de distanciation physique, les réservations sont obligatoires. La Presse canadienne

L'Union européenne rouvre ses frontières à 15 pays, dont le Canada

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L'Union européenne rouvre ses frontières à 15 pays, dont le Canada

BRUXELLES — Feu vert pour le Canada et trois pays du Maghreb, feu rouge pour les États-Unis et la Turquie : l’Europe rouvre ses frontières mercredi aux voyageurs de quinze pays, dont la Chine sous condition.

Cette liste de pays, fondée «en particulier» sur des critères épidémiologiques, a été adoptée mardi à l’issue d’un vote à la majorité qualifiée des pays de l’UE après de difficiles tractations, alors que débute la saison touristique estivale.

Seront admis dans l’UE et l’espace Schengen les voyageurs venant d’Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie et Uruguay.

La liste, qui a vocation à être révisée toutes les deux semaines, inclut également la Chine, mais uniquement à condition qu’elle admette sur son sol les visiteurs non essentiels venant de l’UE, ce qui n’est actuellement pas le cas.

Sont exclus de cette liste les États-Unis, pays le plus touché au monde par la pandémie avec 125 928 décès pour près de 2,6 millions de cas répertoriés, mais aussi le Brésil, la Russie, l’Inde, la Turquie et Israël notamment.

«Nous entrons dans une nouvelle phase avec une ouverture ciblée de nos frontières à partir de demain», a tweeté Charles Michel, le président du Conseil européen, institution représentant les États membres, saluant leur «esprit d’étroite coopération».

Bien qu’ayant quitté l’UE, le Royaume-Uni est considéré comme un pays membre jusqu’à la fin de la période de transition le 31 décembre.

L’interdiction de voyage vers l’UE ne concerne pas non plus les ressortissants et résidents de l’Union et leurs familles. Ni certaines catégories de voyageurs (professionnels de la santé, travailleurs saisonniers, diplomates, voyageurs se déplaçant pour des motifs familiaux impérieux, marins, étudiants...

Compromis

Les voyages «non essentiels» vers l’Europe ont été interdits depuis le 17 mars, afin de lutter contre la propagation de la pandémie.

La recommandation adoptée n’est pas contraignante juridiquement, les pays de l’UE étant souverains sur le contrôle de leurs frontières et pouvant décider par exemple de ne les rouvrir qu’à une partie des pays autorisés.

Mais la coordination est jugée essentielle en raison de la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen, où les restrictions décidées pour lutter contre la pandémie ont été peu à peu levées.

Fruit d’un compromis entre impératifs sanitaires, souci de faire redémarrer une économie frappée par la crise en favorisant le tourisme et considérations géopolitiques, l’élaboration de la liste a été ardue.

Les Européens étaient partagés sur l’ampleur et le rythme d’une levée des restrictions. Très dépendante du tourisme, la Grèce a commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

Les Européens privilégient les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l’UE où la pandémie a reflué, voire meilleure. Le taux de nouveaux cas de COVID-19 ne doit pas excéder 16 pour 100 000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours, sur la base des données du 15 juin.

Autres critères, une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par le pays tiers pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests et la fiabilité des données. Mais aussi des «considérations économiques et sociales».

L’Algérie, bien qu’inscrite sur la liste de l’UE, a annoncé dimanche soir que ses frontières resteraient fermées jusqu’à nouvel ordre en raison d’une recrudescence des cas. Côté Maroc, aucune date n’a été encore été fixée pour la réouverture des frontières.

La situation de la pandémie aux États-Unis prive le Vieux Continent d’une manne touristique : la France a accueilli cinq millions de touristes américains en 2019. En Italie, touchée de plein fouet par la pandémie, leur absence cet été se traduira par une perte de 1,8 milliard d’euros, selon le principal syndicat agricole, la Coldiretti.

Alors que l’entrée aux États-Unis est interdite aux voyageurs venant de la plupart des pays européens depuis le 13 mars, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dit espérer une solution «dans les prochaines semaines» pour la reprise des échanges, estimant qu’il était «important pour les États-Unis que les Européens puissent revenir», et réciproquement.

Plongeon record de l'économie canadienne en avril

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Plongeon record de l'économie canadienne en avril

OTTAWA — L'économie du pays a connu son plus fort recul mensuel jamais enregistré en avril, alors qu'elle s'est presque arrêtée en raison de la pandémie.

Les premières indications prévoient toutefois un rebond en mai, grâce à la réouverture des entreprises, selon Statistique Canada.

Plus de détails à venir

Résultats préliminaires positifs pour un autre vaccin expérimental contre le coronavirus

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Résultats préliminaires positifs pour un autre vaccin expérimental contre le coronavirus

WASHINGTON — La société de biotech américaine Inovio a annoncé mardi des résultats préliminaires, mais encourageants pour son projet de vaccin contre le nouveau coronavirus, administré sur 40 volontaires aux États-Unis.

Selon un communiqué de l’entreprise, le vaccin a provoqué une réponse du système immunitaire chez 94 % des participants qui ont suivi l’essai clinique, dit de phase 1, jusqu’au bout, c’est-à-dire avec deux injections à quatre semaines d’écart.

Le vaccin d’Inovio, appelé INO-4800, consiste à injecter un code génétique ADN dans l’organisme de la personne afin de déclencher une réponse immunitaire spécifique contre le coronavirus SARS-CoV-2.

Le vaccin est injecté sous la peau par une aiguille, puis il est activé par un appareil ressemblant à une brosse à dents, qui délivre une mini impulsion électrique, d’une fraction de seconde, permettant à l’ADN de pénétrer les cellules du corps et d’y remplir sa mission.

Inovio, déjà financée par le département américain de la Défense et par l’ONG CEPI, annonce également avoir été sélectionnée par le programme du président Donald Trump pour tenter de produire des centaines de millions de doses de vaccins d’ici janvier 2021, l’opération «Warp Speed» (vitesse de la lumière).

Le vaccin de la société est le seul vaccin ADN «stable à température ambiante pendant plus d’un an», et «qui n’a pas besoin d’être congelé pour le transport ou pour être stocké des années», a déclaré le PDG d’Inovio, Joseph Kim.

C’est un avantage important pour vacciner les populations de pays en développement, où la chaîne du froid est plus complexe à respecter.

23 projets de vaccins contre la COVID-19 ont commencé des essais cliniques, c’est-à-dire sur des humains, selon la London School of Hygiene & Tropical Medicine, et plusieurs sont déjà passés à la deuxième phase, qui consiste à injecter le vaccin sur des milliers ou des dizaines de milliers de volontaires.

Le vaccin de la biotech américaine Moderna et celui de l’université britannique d’Oxford alliée au laboratoire AstraZeneca sont parmi les plus avancés dans les essais à grande échelle, ainsi que plusieurs projets chinois, notamment celui de la société CanSinoBIO qui a déjà obtenu l’autorisation de l’administrer aux soldats de l’armée chinoise

Los Angeles ferme ses plages pour la fin de semaine du 4 juillet

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Los Angeles ferme ses plages pour la fin de semaine du 4 juillet

LOS ANGELES — Le comté de Los Angeles, principal foyer de COVID-19 en Californie, a annoncé lundi qu’il fermerait temporairement ses plages le week-end prochain, férié aux États-Unis, pour endiguer un regain de contamination.

«En raison de la hausse des cas de COVID-19, toutes les plages du comté de Los Angeles seront de nouveau temporairement fermées cette fin de semaine, du 3 au 6 juillet», a écrit sur Twitter une responsable du comté, Janice Hahn.

Québec rendra obligatoire le port du masque dans les transports en commun

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Québec rendra obligatoire le port du masque dans les transports en commun

Le gouvernement Legault rendra obligatoire le port du masque dans les transports en commun partout au Québec. L’annonce sera faite mardi mais la mesure entrera en vigueur dans environ deux semaines seulement.

Le premier ministre François Legault fera une conférence de presse en compagnie du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda. Ce dernier a un peu vendu la mèche en déclarant lundi, mais aussi dès la semaine dernière, que le port du masque obligatoire dans les systèmes de transport collectif est une mesure «très, très fortement évaluée actuellement». Il a déploré une fois de plus un relâchement dans le respect des consignes sanitaires.

Un délai de deux semaines est accordé pour permettre à la population et aux sociétés de transport de se préparer à l’entrée en vigueur de la mesure, selon les explications données par une source gouvernementale.

Lire la suite du texte ici.

Déconfinement: hausse de l’achalandage dans les urgences du CISSSO

Santé

Déconfinement: hausse de l’achalandage dans les urgences du CISSSO

Le déconfinement rime avec une hausse de l’achalandage dans les urgences de l’Outaouais, ce qui crée un véritable «casse-tête» en raison des mesures en place pour limiter la propagation de la COVID-19.

Lorsque la pandémie a fait son apparition au Québec, les urgences de la province ont été désertées. On n’y retrouvait plus que les cas réellement urgents, qui nécessitent le plateau technique d’un hôpital.

COVID-19: Québec reprend son souffle [VIDÉOS]

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COVID-19: Québec reprend son souffle [VIDÉOS]

Après trois mois de pandémie, la Capitale-Nationale, comme le reste du Québec, reprend un peu son souffle. Mais il ne faut surtout pas baisser la garde «parce que le virus n’attend que des opportunités de transmission», ont prévenu lundi les Drs Horacio Arruda et François Desbiens.

Le Dr Arruda était de passage dans la Capitale-Nationale lundi dans le cadre de sa tournée des différentes directions régionales de santé publique, qui lui permet de «discuter des principaux enjeux» en prévision d’une éventuelle deuxième vague de COVID-19, a-t-il expliqué. 

Actuellement, «les indicateurs sont favorables, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès sont toujours en baisse», a souligné le Dr Arruda lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec le Dr François Desbiens, qui quittait lundi son poste de directeur régional de santé publique de la Capitale-Nationale pour poursuivre sa carrière à l’Institut national de santé publique du Québec. 

La situation va beaucoup mieux, donc, «mais notre pire danger, c’est qu’on oublie de faire les mesures de prévention, la distanciation, le lavage de mains et le port du couvre-visage» dans les endroits où le fameux deux mètres est difficile à respecter, a répété le DArruda. 

«Je sens, avec l’été, et c’est tout à fait normal, un relâchement des mesures […]. Tout dans la nature nous amène à nous rapprocher, à avoir envie d’oublier le virus, mais on ne peut pas se le permettre», a insisté le directeur national de la santé publique. 

«On ne sait pas s’il va y avoir une deuxième vague, moi je pense qu’il va y en avoir une, mais j’espère [que ce sera seulement] des vaguettes. On a tous la responsabilité de se préparer», a-t-il dit. 

S’il se réjouit de l’actuelle accalmie, le DFrançois Desbiens a lui aussi tenu à rappeler que le virus était «toujours présent» et qu’il risquait de revenir en force cet automne «si on ne respecte pas les consignes». 

«Il faut commencer dès cet été à porter le masque dans les commerces et les transports en commun, même s’il n’est pas encore obligatoire», a réitéré le Dr Desbiens. 

Tant le Dr Desbiens que le Dr Arruda ont par ailleurs indiqué qu’en prévision d’une éventuelle deuxième vague, des tests de dépistage «réguliers» des travailleurs de la santé seront «fortement implantés». «Personne n’a le goût d’être malade et d’infecter quelqu’un», a dit le Dr Arruda. 

Si des travailleurs de la santé refusent ces tests volontaires, c’est probablement parce qu’ils n’ont «pas eu toutes les réponses à leurs questions», a avancé le directeur national de la santé publique, tout en invitant les gens à s’informer auprès des «sources d’informations officielles» plutôt que «sur le web et les réseaux sociaux», où la désinformation au sujet de la COVID-19 pullule. 

Les États-Unis divisés face à la nouvelle poussée du coronavirus

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Les États-Unis divisés face à la nouvelle poussée du coronavirus

HOUSTON — Les divisions politiques renaissent aux États-Unis sur la nécessité de nouvelles restrictions et l’obligation de porter des masques, alors que la flambée de l’épidémie de COVID-19 dans certains États, dont le Texas et la Floride provoque une ruée vers les sites de dépistage.

Plus de la moitié du pays, largement dans le Sud et l’Ouest, voit la courbe des contaminations monter plutôt que descendre.

Le nombre de décès quotidiens continue de décliner, ce dont se sert le gouvernement de Donald Trump pour minimiser la nouvelle flambée. Mais le nombre de cas nouvellement détectés chaque jour aux États-Unis est plus élevé qu’à aucun moment depuis l’apparition du Sars-Cov-2 (plus de 40 000), et les admissions en réanimation augmentent dans plusieurs points chauds comme Houston (Texas) et Phoenix (Arizona), ce qui fait craindre le pire pour le tableau des morts dans les prochaines semaines.

Le masque est devenu une affaire partisane: refusé par Donald Trump, mais porté par tout responsable démocrate, à commencer par son adversaire pour la Maison-Blanche, Joe Biden.

L’attitude se retrouve chez les Américains : les trois quarts des démocrates disent porter régulièrement un masque dans les commerces, contre une moitié des républicains, selon un sondage Pew.

C’est donc dans le désordre, selon les divisions politiques et géographiques, que les autorités tentent de contenir la nouvelle vague de cas, rappelant l’ordre dispersé dans lequel, en absence de leadership fédéral, le pays avait mis en place le grand confinement en mars, puis l’avait levé en mai.

Il faut que Donald Trump ordonne le port du masque, a asséné lundi Andrew Cuomo, le gouverneur démocrate de New York, où les restaurants restent fermés en intérieur, et pourraient ne pas rouvrir lundi prochain comme initialement prévu, tant l’expérience des États du Sud s’est révélée «problématique». Renforçant le contraste avec le Sud rouvert, les théâtres de Broadway ont annoncé lundi qu’ils resteraient fermés jusqu’en janvier.

«En déni» 

«La Maison-Blanche est en déni sur le coronavirus depuis le début», a accusé Andrew Cuomo.

Des États ont répondu à la flambée en rendant obligatoire le port du masque en public ces deux dernières semaines (Californie, Nevada, Caroline du Nord, État de Washington); tous gouvernés par des démocrates.

Mais dans d’autres États qui ont des foyers très actifs du nouveau coronavirus, comme le Texas, la Floride et l’Arizona, les gouverneurs sont républicains, alliés de Donald Trump, et se contentent d’en recommander le port. Texas et Floride ont seulement fermé les bars ou fortement restreint leurs activités.

Ce sont les villes et les comtés qui agissent à leur place : en Floride, Miami, Palm Beach ou encore Jacksonville — où Donald Trump sera officiellement investi en août par le parti républicain pour la présidentielle de novembre — ont ordonné le port du masque.

Miami et d’autres villes ont aussi décidé d’interdire leurs plages le week-end prochain, alors que vendredi est férié pour la fête nationale.

Les jeunes se font tester

Des centaines de personnes ont fait la queue dans leurs voitures ce week-end en Floride ou au Texas devant les centres de dépistage, désormais nombreux, installés sur des stationnements d’hôpitaux, de centres de conférences, de stades...

Mais en raison d’une affluence record, il fallait arriver à trois ou quatre heures du matin pour espérer être testés, lundi à la clinique United Memorial Medical Center Tidwell, à Houston. À l’intérieur des véhicules, des familles sont venues préparées avec coussins et couvertures.

«La première fois que j’ai fait le test, il n’y avait aucune attente, il y a deux semaines environ», témoigne Maria Solis, 22 ans, venue faire un nouveau test pour sortir de quarantaine. «Maintenant il y a plus de monde, ça fait peur».

Fernando Galvez, étudiant en médecine de 24 ans, avait rebroussé chemin la semaine dernière. Il en était à sa septième heure d’attente quand l’AFP l’a interrogé lundi : «C’est dingue».

Pour les épidémiologistes, la tendance est évidente.

Treize États, dont la Californie, le Texas et la Floride, les trois plus peuplés des États-Unis, subiront plus de décès dans les quatre prochaines semaines que dans les quatre précédentes, selon la dernière estimation publiée par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). De 125 000 morts actuellement, le pays peut s’attendre à entre 5000 et 20 000 supplémentaires d’ici le 18 juillet. Avec Ivan COURONNE à Washington