Denis Lemieux

Course à la mairie de Saguenay: Lemieux ne prend pas parti

Le député fédéral Denis Lemieux ne veut pas mettre son nez dans la campagne électorale à la mairie. Mais si on lui demande de quel côté penchent sa famille et son entourage, il répond Josée Néron sans hésiter.

«Une chose est certaine. C’est qu’on a quatre personnes de valeur. Ce qu’elles font n’est pas facile, car la politique municipale est celle qui est la plus près des citoyens et les élus sont scrutés à la loupe chaque jour.»

Cela dit, M. Lemieux jure qu’il n’aura aucune difficulté à travailler avec celui ou celle qui sera élu le 5 novembre. «La politique, ça se passe à Ottawa. Quand on est dans la région, il faut travailler ensemble pour son développement. Moi, je n’ai aucun problème à travailler avec les gens, qu’ils soient péquistes ou autres. Si j’avais fait autrement, je me serais privé de Michel Potvin, un allié précieux dans le dossier du lait diafiltré. Je n’ai pas non plus de problème avec les députés péquistes de la région. Mireille Jean et moi, on a réglé plusieurs dossiers ensemble. Je ne fais pas de la petite politique. Cette semaine, j’ai aidé des maires et leaders économiques de la région à faire des représentations à Ottawa (pour les dossiers d’Arianne Phosphate, le remplacement des brise-glaces et le bar rayé). Je l’ai fait avec prudence, pour aider la région, sans vouloir écraser les plates-bandes de la députée du NPD (Arianne Phosphate est dans le comté Jonquière).»

Même chose avec Denis Lebel, avant qu’il ne quitte la politique fédérale. «Il a tout de suite vu ma main tendue et on a travaillé ensemble pour faire aboutir le dossier des Serres Toundra.»

Choix à respecter

Même s’il a accepté de mettre le bout de son pied dans la campagne municipale, pas question de choisir son interlocuteur à la mairie de la grande ville. «Moi, quand je me suis lancé en politique, j’ai goûté à cette médecine-là d’élus qui se mêlent de la campagne d’un autre niveau de gouvernement. On a essayé de me mettre des bâtons dans les roues, on ne voulait pas me voir là», dit-il, en ciblant l’entourage du maire sortant. «Mais j’ai été élu et ces gens-là ne veulent pas travailler avec moi alors que tout ce que je souhaite, c’est aider ma région», rappelle celui qui travaille bénévolement comme député, puisqu’il redonne plus que son salaire à des oeuvres de charité.

D’autre part, Denis Lemieux se désole qu’un des candidats à la mairie ait tenté de s’approprier le dossier de l’Institut de recherches sur les saines habitudes de vie qu’il tente d’implanter au Saguenay.

«Pas question de prendre la main qu’il me tend, car je me suis retiré de ce dossier qui relève maintenant de Mario Ruel à l’UQAC. Je veux que ce soit maintenant mené par des gens qui ne font pas de politique, et ça m’attriste que quelqu’un en fasse un enjeu électoral. Pierre Lavoie parle des saines habitudes de vie et les gens le respectent parce qu’il se tient loin de la politique», conclut Denis Lemieux.