Stéphane Roy ne restera pas en prison pour le moment puisqu’il suivra une thérapie fermée au Manoir Aylmer dans la région de l’Estrie.

Coupable de six vols, Roy part en thérapie

Le Jonquiérois Stéphane Roy a reconnu avoir commis six vols dans des commerces du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Mais il n’aura pas sa sentence immédiatement. Il est plutôt envoyé en thérapie fermée pour une période de six mois afin de travailler sur sa problématique de consommation d’alcool, de drogue et de médicaments.

Devant la juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, le client de Me Charles Cantin, qui est sous les verrous depuis lundi dernier, a reconnu sa culpabilité aux crimes qui lui étaient reprochés.

Roy, 49 ans, n’a pas hésité à dire qu’il se trouvait en consommation au moment où il a commis les vols.

«Je ne comprends pas ce que j’ai fait. J’ai volé des tranches de fromage alors que j’avais un travail et que j’avais 300 $ dans mes poches. J’ai fait des conneries», a lancé Roy.

Le premier vol de sa série a commencé le 7 décembre 2018 à Alma, alors qu’avec un complice non identifié, Roy s’est introduit chez Sports DRC pour y dérober pour environ 3299,65$ de vêtements et d’objets divers.

«L’accusé avait placé un sac sous une étagère et y mettait des vêtements à l’intérieur. Il profitait du fait que les employés ne le regardaient pas pour sortir avec les vêtements. Il a fait ça à quelques reprises», a mentionné Marie-Josée Charron, stagiaire au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le second vol est survenu le 27 janvier 2019 au Canadian Tire de Chicoutimi. Roy a subtilisé des batteries (piles), trois montres et une lampe frontale.

«Il était passé auparavant à la caisse et avait payé certains objets. Mais il est retourné dans le magasin et a agi de façon bizarre jusqu’à tant qu’il vienne pour quitter le commerce avec les objets volés», a repris Mme Charron.

Moins de deux mois plus tard, Roy s’est présenté au Canadian Tire de Jonquière. Il a placé un téléviseur de 40 pouces dans un panier et a tenté de se le faire rembourser à la caisse. L’employée a refusé et Roy est reparti tout bonnement avec l’appareil électronique entre ses mains. Le lendemain, il a essayé de se le faire rembourser à Alma, mais s’est fait prendre.

Au mois de juin dernier, il a volé des tranches de fromage et un breuvage au chocolat au Maxi de Jonquière.

Ses deux derniers larcins ont eu lieu à la pharmacie Jean Coutu de Jonquière. Le 21 juillet, il a réussi à dérober deux caméras d’une valeur de 360 $. Ce sont les employés qui ont aperçu les boîtes vides dans un présentoir qui ont décidé de visionner les images des caméras de surveillance.

«Ils n’ont pas porté plainte à la police immédiatement et ont plutôt attendu que l’accusé revienne à la pharmacie. Ce qu’il a fait cinq jours plus tard. Les policiers ont été appelés et l’accusé a été arrêté alors qu’il avait volé des lames de rasoir», a poursuivi la stagiaire du DPCP.

Me Cantin a demandé à ce que les représentations sur la sentence ne soient faites qu’à la conclusion de la thérapie.

«Il est certain que mes représentations dépendront beaucoup de la réussite ou non de la thérapie. La criminalité de mon client va en diminuant. Il a déjà eu des peines de pénitencier dans le passé, mais depuis quelques années, il s’est quelque peu assagi», a soutenu Me Cantin.

Roy reviendra au tribunal le 23 mars, au terme de sa thérapie.