Le premier ministre défait Philippe Couillard a livré ces commentaires, jeudi matin, au pied de l’escalier de l’Assemblée nationale du Québec, au moment où il annonçait son départ de la politique.

Couillard quitte la tête haute

« J’ai été très fier de représenter le comté de Roberval, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et d’y baser mon action politique. Fier d’avoir aussi été un premier ministre de région, habitant en zone rurale, auprès des agriculteurs, du milieu forestier et des entrepreneurs et à proximité d’une communauté autochtone. »

Le premier ministre défait Philippe Couillard a livré ces commentaires, jeudi matin, au pied de l’escalier de l’Assemblée nationale du Québec, au moment où il annonçait son départ de la politique.

Il a annoncé qu’il quittait la politique active après y avoir consacré près de 10 années de sa vie (2003-2008, 2013-2018). Il laisse aussi son poste de député de la circonscription de Roberval.

Ainsi, à peine remis d’une élection municipale (novembre 2017) et d’une élection provinciale (2018), les citoyens de la circonscription de Roberval retourneront aux urnes dans le cadre d’une élection partielle.

« Ma fonction m’a permis, je crois, de faire en sorte que ma région, que les régions en reçoivent les fruits. Et les bénéfices ont été appréciables. Je pense que c’est ce que les électeurs ont voulu reconnaître en me renouvelant leur confiance le 1er octobre.

« Je les remercie de leur amitié et de leur soutien. J’ai été tellement fier de parler d’eux partout au Québec, au Canada et dans le monde. J’espère qu’ils comprendront ma décision dans les circonstances », a indiqué M. Couillard.

« Avec un bilan plus qu’enviable et le résultat de l’élection du 1er octobre, après avoir mis toute mon énergie au service du Québec, demeurer en politique, à quelque titre que ce soit, est au-delà de ce que je me sens humainement capable de faire. Je demande aux Québécois de comprendre et de me laisser prendre congé en paix », a ajouté Philippe Couillard, qui avisé le président du Parti libéral de sa décision.

Le premier ministre sortant estime aussi laisser le Québec en bien meilleure santé qu’il ne l’avait obtenu au lendemain de son élection en 2014, soit après le passage du Parti québécois durant 18 mois au pouvoir.

« Le changement est profond. Nos finances sont solidement ancrées, le poids de la dette est en baisse, l’économie tourne à plein régime et un nombre d’emplois record a été créé. Nous pouvons bien financer nos services publics, notamment en éducation. »

Philippe Couillard a précisé que lui et sa conjointe, Suzanne Pilote, entreprennent une nouvelle phase de leur vie et il est encore trop tôt pour dire où cela les mènera. Il est d’ailleurs devenu très émotif lorsqu’il a pris le temps de remercier sa conjointe, présente à ses côtés lors de son allocution.

L’ancien premier ministre du Québec et ex-député de Roberval n’a répondu à aucune question des médias. Il a immédiatement quitté le hall de l’Assemblée nationale pour retourner à son bureau, qui sera dorénavant occupé par le nouveau premier ministre du Québec, François Legault, de la Coalition avenir Québec.