Le chef du parti libéral, Philipe Couillard, est prêt à offrir un taux préférentiel aux usines de pâtes et papier comme celui accordé aux alumineries.

Couillard ouvert aux papetières

Le chef du parti libéral, Philipe Couillard, est prêt à offrir un taux préférentiel aux usines de pâtes et papier comme celui accordé aux alumineries.
C'est l'ouverture qu'il a démontrée lors d'un point presse en marge du caucus libéral qui se tient à Saint-Félicien. « Les usines de papier sont les deuxièmes consommateurs d'électricité au Québec. Si on est prêt à offrir une réduction 20 % pour une entreprise qui va venir s'installer ici, je ne comprends pas qu'on n'ait pas des discussions avec nos entreprises pour des emplois d'aujourd'hui, notamment Alcoa ou des entreprises dans les pâtes et papiers », a-t-il affirmé, faisant référence à l'entreprise espagnole FerroAtlàntica qui va s'installer au Québec.
Philippe Couillard veut que les entreprises québécoises soient plus compétitives et l'énergie représente une grosse partie des coûts de production dans les usines de pâtes et papiers. « Il faudra qu'elles nous démontrent qu'elles seront plus compétitives avec un meilleur tarif d'électricité. Elles devront s'engager à investir et maintenir les emplois. Moi, ce qui me préoccupe, c'est de maintenir des jobs », a-t-il lancé.
Le Conseil de l'industrie forestière a fait cette demande de réduction tarifaire au gouvernement Marois afin de soutenir les papetières qui doivent composer avec un coût de la fibre élevé dans un contexte de marché en décroissance.
Philippe Couillard est revenu sur l'importance d'assurer le développement de l'industrie forestière. Il souhaite relancer la filière du feuillu dans la région et ça pourrait passer par la relance de l'usine de Louisiana Pacific à Chambord et mettre en place une stratégie globale pour relancer les produits fabriqués à partir de cette essence. En revanche, il veut mieux s'informer avant d'accentuer la pression et leur retirer leur contrat d'approvisionnement forestier parce qu'ils n'ont toujours pas déposé un plan pour relancer les opérations. Il déplore aussi que l'entreprise Lamco attende toujours après une subvention annoncée par la première ministre Pauline Marois. Une somme de 3 M$ qui servirait à percer les marchés américains avec leurs produits structuraux de bois lamellé-collé.
Finalement, il a répété que les projets de minicentrale seront concrétisés sous un gouvernement libéral.