Le premier ministre Philippe Couillard

Couillard félicite le maire de Saint-Bruno

Le député de Roberval et premier ministre du Québec, Philippe Couillard, salue le travail effectué par la municipalité de Saint-Bruno dans la nuit de mardi à mercredi.
Un centre d'urgence a été ouvert à la mairie de l'endroit afin d'accueillir les automobilistes bloqués dans la tempête de neige, sur la route 170.
M. Couillard admet toutefois qu'il faudra faire des vérifications pour expliquer pour quelles raisons une portion de route a été rouverte par la Sûreté du Québec sans qu'en soient avisées les autorités municipales.
« Il faut féliciter le maire d'avoir ouvert son édifice municipal comme refuge pour les gens. (...) Les communications, des dires mêmes du maire, se sont très bien déroulées entre le ministère des Transports et la ville. Heureusement, il n'y a pas eu de victime ni de blessés. Nous avons eu là un bel exemple de collaboration », affirme M. Couillard.
Le premier ministre ne cache pas que des éclaircissements devront être apportés afin d'expliquer pour quelles la réouverture de la route est passée incognito dans l'édifice municipal, vers 4 h 30 mercredi.
« C'est le seul point où M. Bouchard aurait aimé être mieux informé. Ça va être éclairci. Heureusement, il n'y a pas eu de conséquence. Mais il aurait été certainement préférable qu'on avertisse la ville qui était déjà à pied d'oeuvre avec le monde. Là-dessus, qu'il y aura un examen de cette question. »
La SQ dénoncée
Le maire Réjean Bouchard estime que la Sûreté du Québec (SQ) a agi de manière unilatérale en décidant de rouvrir la route Saint-Alphonse, vers 4 h 15, mercredi matin.
Il déplore le manque de communication entre les différents services qui ont été impliqués lors du déploiement des mesures d'urgence, dans la nuit de mardi à mercredi. Vers 22 h 30 mardi soir, des fermetures de route ont été décrétées, notamment dans le secteur de Saint-Bruno en raison des conditions routières extrêmement difficiles. « Lorsque la SQ a décidé de rouvrir la route Saint-Alphonse située au centre de la municipalité, ils ne nous en ont même pas parlé », déplore le magistrat.
« Je leur ai dit que ce n'est pas parce qu'ils sont en autorité qu'ils sont l'autorité suprême. Ç'aurait été quoi de prendre du temps pour parler à leurs collaborateurs et de s'assurer de bien faire les choses avant de décréter la réouverture de la route ? On retenait les gens depuis 22 h 30 la veille », poursuit M. Bouchard.