Le premier ministre Philippe Couillard était de passage à Chicoutimi à l'invitation du Cercle de presse du Saguenay, vendredi après-midi.

Couillard appuie les décisions du  CIUSSS, sauf une

Le premier ministre Philippe Couillard donne son appui presque en totalité à la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean concernant les mesures d'optimisation représentant une économie d'environ 8 M $, sauf pour l'abolition du poste de psychoéducateur au foyer de groupe L'Intervalle de Roberval.
« Quand on parle de donner de l'autonomie aux régions, ça implique de les laisser prendre leurs propres décisions. Il y a une veille continuelle de ma part et du ministre de la Santé pour que la population garde accès aux services. L'an passé, des mesures avaient d'ailleurs été refusées », a-t-il expliqué vendredi après-midi, de passage à Chicoutimi à l'invitation du Cercle de presse du Saguenay.
Par contre, la fermeture d'un poste de psychoéducateur à la Direction du programme jeunesse du CIUSSS dans sa circonscription lui a « tout de suite sauté aux yeux », alors que les mesures ont été présentées en entier cette semaine et dénoncées par les partis d'opposition. Au lieu de l'équivalent de 28,4 postes à temps plein coupés, il y en a maintenant 27,4.
« C'est moi qui ai travaillé pour que le centre jeunesse de Roberval reste ouvert au début de mon mandat, c'est sûr que je n'allais pas laisser faire ça », a renchéri Philippe Couillard.
En matinée, les députés péquistes de la région déploraient encore le « silence » du premier ministre, et ils ont maintenant leur réponse.
« Ça ne change rien dans la vie des patients. Parmi les postes abolis qui restent, cinq étaient vacants donc personne n'est touché, cinq concernent des départs à la retraite et les 17 autres seront affectés à d'autres tâches », a indiqué M. Couillard. Ces derniers employés possèdent la sécurité d'emploi, précise-t-on au cabinet du ministre de la Santé.
Quant à la mesure réduisant les effectifs aux soins intensifs, le premier ministre assure qu'il s'agit d'un choix logique. « Il y avait des ressources pour 14 lits alors qu'en moyenne seulement neuf sont utilisés. Là on réduit à 12 lits. »