Le conseiller municipal Simon-Olivier Côté pose devant le bâtiment d’accueil du parc Jean-Béliveau. Il espère que les citoyens du secteur seront partie prenante du projet dans toutes les étapes de son développement.

Côté veut impliquer le citoyen

Le parc Jean-Béliveau, à Chicoutimi, fera bientôt peau neuve.

Ce n’est pas la première fois qu’un parc de Saguenay bénéficie d’investissements, mais ce qui diffère, dans le présent cas, c’est que le conseiller municipal responsable du secteur, Simon-Olivier Côté, veut absolument que les citoyens soient partie prenante du projet dans toutes les étapes de son développement.

Tout cela s’inscrit dans la philosophie de consultation citoyenne et d’urbanisme participatif à laquelle souscrit Simon-Olivier Côté, qui est en politique municipale depuis 2013. Le porte-étendard du quartier #8 a mis en place le premier conseil de district de Saguenay peu après sa première élection. En réunissant citoyens, entreprises et organismes et en leur demandant de déterminer ensemble des priorités du quartier, il a trouvé une formule gagnante et mobilisatrice. Réélu en novembre dernier, l’échevin vient de relancer les activités de son comité, dont les réflexions et les discussions ont mené à la réalisation de plusieurs projets comme la Traverse du Coteau. Ce parc linéaire du centre-ville a permis de mettre en valeur une ancienne voie ferrée et a été réalisé grâce à l’apport du Centre écologique urbain de Montréal (CEUM). Ce faisant, Simon-Olivier Côté et son conseil de district ont semé les premières graines du concept d’urbanisme participatif à Saguenay, un principe qui permet aux citoyens de se placer au cœur du déploiement de projets municipaux.

« Mon conseil de district est très important pour moi. Il me nourrit d’enjeux qui concernent mon secteur et chacune de ses interventions permet d’améliorer notre milieu de vie. Avec la Traverse du Coteau, on a vraiment fait de l’urbanisme participatif et on a mobilisé le milieu. Les gens se sont investis », explique-t-il.

Le conseil de district a reçu 50 000 $ en provenance de l’enveloppe discrétionnaire du conseiller. Comme un dollar amassé en rapporte souvent un second, d’autres instances de la Ville ont égalé le montant, ce qui a permis au regroupement citoyen de concrétiser certains projets et de plancher sur une panoplie d’autres, de l’aménagement de parcs au verdissement, en passant par l’amélioration de la sécurité piétonnière et la bonification de l’éclairage dans certaines portions du quartier. 

400 000 $ pour le parc 

Dans le cas de la restauration du parc Jean-Béliveau, le plus vétuste de la Ville aux dires de Simon-Olivier Côté, l’enveloppe provient du plan triennal d’immobilisations. Autour de 150 000 $ seront investis en 2018 pour les travaux de base, alors que 250 000 $ sont attendus l’an prochain. 

« On prend le pouls de ce que les gens du quartier veulent vraiment. On sait que les jeux pour enfants sont à refaire, que le bâtiment est désuet, qu’on aimerait peut-être avoir une patinoire permanente et qu’il faut revoir les aires de stationnement. On sait à peu près ce qu’on veut, mais comment on le fait ? Il n’y a pas de recette secrète et il y a une multitude d’ingrédients à considérer pour que tout le monde y trouve son compte », image l’élu, qui tient les cordeaux de la commission municipale Environnement et développement durable depuis sa réélection. 

Dans un esprit de concertation, Simon-Olivier Côté lance le processus de consultation pour la refonte du parc urbain, accessible par la rue Morin. Une première rencontre de travail aura lieu à la fin mars et il espère que les citoyens y seront présents en grand nombre pour ensemble tracer l’ébauche d’un parc à la hauteur de leurs attentes. 

Le modèle d’urbanisme participatif est d’autant plus pertinent, note Simon-Olivier Côté, dans la foulée de l’adoption par Québec de la Loi 122, laquelle chapeaute plusieurs éléments en matière de gouvernance municipale. Alors que le conseil de district #8 s’ouvre aux idées citoyennes et crée un précédent à Saguenay, voire en province, l’élu estime que ce type de structure est on ne peut plus actuelle et pertinente.

« La Loi 122 nous donne le droit de faire des référendums ou d’avoir d’autres méthodes pour permettre aux citoyens de s’exprimer. J’aimerais vraiment que le modèle de l’urbanisme participatif soit éventuellement étendu à l’ensemble de la ville », confie-t-il.

Au début du mois de décembre, un jeune homme a été happé par une voiture alors qu’il tentait de traverser le boulevard de l’Université, à la hauteur de la rue Sainte-Anne. Le conseiller Simon-Olivier Côté a l’intention de mettre de la pression sur le MTQ pour cette intersection et trois autres du centre-ville soient rendues plus sécuritaires pour les piétons.

Le MTQ doit y voir, affirme le conseiller

Simon-Olivier Côté s’inquiète de la sécurité des piétons qui empruntent quatre intersections situées au cœur de son district. Il a l’intention de sensibiliser à nouveau le ministère des Transports du Québec, responsable de ces axes routiers, dans l’espoir que la situation soit corrigée. 

Les intersections concernées sont celles du boulevard de l’Université et de la rue Bégin, du boulevard de l’Université avec la rue Sainte-Anne, du boulevard de l’Université et de la rue Saint-Paul, et de la rue Price avec Saint-Paul.

Au début du mois de décembre, un jeune homme a été grièvement blessé après avoir été happé par un véhicule alors qu’il tentait de traverser le boulevard de l’Université, à la hauteur de la rue Sainte-Anne. 

Alors qu’il se trouvait entre la vie et la mort, sa mère a lancé une pétition pour que l’intersection soit rendue plus sécuritaire.

Simon-Olivier Côté signale que ces traverses sont dangereuses et que le MTQ a le devoir d’agir. Le conseiller, qui tente de faire du centre-ville un secteur où il est agréable et sécuritaire de se promener à pied, aimerait que des mesures concrètes soient mises de l’avant à court terme. 

« Certaines intersections sont ultra dangereuses et très passantes et il n’y a rien pour le passage de piétons. On a déjà discuté avec le Ministère, mais il ne s’est rien passé depuis. Je pense qu’il est temps qu’il y ait reprise des discussions », martèle l’élu.

Simon-Olivier Côté rappelle que la circulation piétonne est l’une des priorités de son conseil de district. 

Il aimerait que Québec agisse pour que les citoyens qui souhaitent traverser les boulevards Saint-Paul et de l’Université ne le fassent pas au péril de leur vie.