La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a souligné l’importance du chantier Davie pour les entreprises de Saguenay qui souhaitent intégrer la chaîne d’approvisionnement et espèrent obtenir des contrats importants dans les prochaines années.

Contrats fédéraux du chantier Davie: Josée Néron exige un partage équitable

Les retombées économiques du chantier maritime Davie de Lévis sont intéressantes pour la région et la mairesse de Saguenay, Josée Néron, joint sa voix à celles des maires des villes de Québec, Lévis et Saint-Augustin pour exiger du gouvernement canadien un partage équitable des contrats fédéraux.

La mairesse participait à un déjeuner d’affaires organisé par Davie pour rencontrer des représentants d’entreprises qui pourraient souhaiter se faire connaître auprès du service des approvisionnements du chantier maritime. Dans la région, l’entreprise Charl-Pol est associée au chantier maritime, en plus de nombreux travailleurs qui se rendent chaque semaine à Lévis.

« Le Québec possède 50 % de la capacité de construction navale au Canada. Nous représentons 23 % de la population canadienne et nous avons reçu moins de 1 % de la valeur des contrats de la Stratégie maritime. Je demande au premier ministre Trudeau et aux députés fédéraux de la région de faire une attribution équitable des contrats de la stratégie », a insisté la mairesse de Saguenay.

Depuis 2012, des entreprises de la région ont obtenu pour 10 M $ de contrats de Davie. La masse salariale de la région associée au chantier maritime de Lévis est quant à elle évaluée à 3 M $.

Plus de détails à venir

Les dirigeants de Davie qui ont participé à cet événement sont demeurés très prudents sur l’ampleur des contrats à venir. Il s’agit de travaux de conversion sur trois navires achetés en Norvège. 

Un projet de quatre navires avait été présenté par le chantier, mais il n’y aurait plus que trois brise-glaces. 

D’après certaines sources, il est question de travaux de conversion de l’ordre de plusieurs centaines de millions de dollars.

Pour le vice-président aux affaires publiques, ce contrat permettrait à l’entreprise de faire la transition vers d’autres projets plus ambitieux, comme la construction de frégates pour le gouvernement péruvien, dont le budget serait de 2 à 5 G $. Le chantier maritime mise sur son expertise pour convaincre l’État en assurant être en mesure de réaliser un projet pour le quart du coût de certains chantiers canadiens.

Davie a réalisé le ravitailleur militaire Astérix pour 650 M $ en 24 mois. Le chantier Seaspan réalise en ce moment deux projets semblables. Il est déjà assuré que les budgets alloués dépassent largement ceux du chantier Davie, en plus des échéanciers qui n’en finissent plus. Chaque navire coûtera au minimum 1,7 G $.

Davie doit livrer au cours des prochaines semaines deux traversiers au gouvernement du Québec. La période est donc propice pour faire la tournée des régions industrielles du Québec afin de soulever l’intérêt d’éventuels fournisseurs. La directrice de l’approvisionnement du chantier maritime, Sylvie Laporte, a répondu aux questions des entrepreneurs. La politique d’approvisionnement est basée sur un réseau de fournisseurs locaux en mesure de fournir des services et des produits de qualité.

« Je n’ai vu aucun projet bien aller avec la politique d’acheter en Chine et de payer moins cher. Nous voulons acheter localement et avoir toute notre expertise ici », a ajouté la directrice de l’approvisionnement.

Davie a relancé ses opérations avec une politique basée sur un mélange de sous-traitance et d’employés de l’entreprise.

Les entreprises qui désirent entrer dans la chaîne d’approvisionnement doivent démontrer qu’elles ont des processus de contrôle de qualité sérieux, sans nécessairement détenir de certification. 

Il est aussi recommandé de passer par les canaux de communication officiels, puisque tous les contrats que Davie accorde aux entreprises en sous-traitance passent par le service des approvisionnements.

Les besoins sont dans tous les domaines de la construction, puisque les bateaux sont dotés de systèmes électriques, de plomberie, de chauffage ainsi que de systèmes mécaniques. Globalement, l’entreprise réalise ce qu’il est convenu d’appeler les pièces majeures des bateaux et a recours à la sous-traitance pour les systèmes et les équipements d’appoint.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, qui a déjà travaillé à la garde côtière, a rapidement saisi l’importance pour les entrepreneurs de Saguenay d’avoir accès aux contrats du chantier maritime. Josée Néron a demandé à Promotion Saguenay d’organiser rapidement une visite des installations de Lévis pour les entrepreneurs de la région souhaitant intégrer à la chaîne d’approvisionnement du plus vaste chantier maritime au Canada.