La chef de l'ERD, Josée Néron, accompagnée de la conseillère Christine Dufour.

Contrat de Ghislain Harvey: Néron met au défi Gagnon

La chef de l'Équipe du renouveau démocratique et candidate à la mairie de Saguenay, Josée Néron, met au défi son adversaire Dominic Gagnon, du Parti des citoyens, de convaincre le maire Jean Tremblay de rendre publics les contrats d'embauche du président et directeur général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey.
Selon elle, « la nouvelle équipe » Dominic Gagnon ne semble pas être vraiment différente de l'équipe Jean Tremblay. Elle considère qu'il serait temps que la Ville cesse de dépenser les fonds des contribuables en honoraires pour Me Pierre Mazurette qui multiplie les démarches devant les tribunaux pour retarder la publication des contrats de Ghislain Harvey.
« La Commission d'accès à l'information a statué sur la question et l'on devait remettre ces contrats d'embauche lundi. Hier (mardi), le procureur de la Ville a tenté d'autres démarches devant les tribunaux pour retarder le dépôt des contrats afin qu'ils ne soient pas rendus publics avant les élections du 5 novembre », ajoute Josée Néron.
Cette dernière considère que Dominic Gagnon doit faire preuve d'autorité et prouver qu'il a vraiment l'intention d'apporter du changement à l'hôtel de ville en réclamant à son tour la publication de ces contrats. Selon Josée Néron, Ghislain Harvey est l'un des personnages de l'administration Tremblay bénéficiant des conditions de travail parmi les plus avantageuses au sein de la fonction publique municipale. Il est donc tout à fait normal que les citoyens puissent connaître ces conditions puisque ce sont eux qui doivent payer la facture.
Dans les faits, Promotion Saguenay avait obtenu un délai de 60 jours pour trouver les documents lorsque la décision a été rendue en juillet. L'organisme n'a pas été en appel de cette décision, mais n'a toujours pas remis à la commission les contrats d'embauche. Le recours à la Cour supérieure pour tenter d'évincer la Commission d'accès devrait permettre de reporter la décision du tribunal après les élections.
Josée Néron considère que cette affaire est un enjeu politique important et démontre une fois de plus que même une conseillère municipale élue par les citoyens comme sa collègue Christine Boivin est incapable d'avoir accès à des informations importantes.
« On ne sait pas ce que les contrats contiennent, mais toutes sortes de rumeurs circulent. On parle de généreuses primes de séparation entre autres. Si tout est en règle, il n'y a aucune raison à ce que l'on continue de dépenser l'argent des contribuables pour les empêcher d'avoir accès à des informations qu'ils sont en droit de s'attendre », a conclu la chef de l'ERD.