Une quinzaine de personnes se sont déplacées à Sainte-Rose-du-Nord mercredi pour consulter les experts de divers organismes fédéraux dans le cadre du processus d’évaluation environnementale du projet de Terminal maritime de Port de Saguenay.

Consultation pour Arianne Phosphate: seulement une quinzaine de citoyens

Le grand public a l’occasion d’émettre pour la dernière fois ses commentaires sur le projet d’aménagement du Terminal maritime sur la rive nord du Saguenay par Port de Saguenay relié au projet d’Arianne Phosphate alors que débute la consultation portant sur l’ébauche du rapport d’évaluation environnementale publié par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale.

Le rapport de 375 pages élaboré à la suite d’un examen technique de l’étude d’impact environnemental de Port de Saguenay et une évaluation des effets environnementaux ne fait pas état de contraintes majeures pouvant empêcher la réalisation du projet, a expliqué Geneviève Bélanger, gestionnaire de projets pour l’agence canadienne.

Cette dernière était présente mercredi après-midi au pavillon de la Montagne à Sainte-Rose-du-Nord où le public a été convié à poser des questions aux représentants d’une demi-douzaine d’organismes fédéraux impliqués de près ou de loin dans le processus d’évaluation environnementale.

Mercredi après-midi, une quinzaine de citoyens se sont présentés sur place pour rencontrer les experts fédéraux. Dans le cadre du processus, il s’agissait de la quatrième consultation publique qui permettra de finaliser le rapport avant sa remise au ministre fédéral.

Parmi la dizaine d’effets environnementaux identifiés par l’agence, il est question des effets transfrontaliers résultants des émissions de gaz à effet de serre, la perturbation des mammifères marins, dont le béluga, en raison du bruit sous-marin, des effets sur la petite chauve-souris brune, la chauve-souris nordique, la pipistrelle de l’Est et le campagnol des rochers, la perte de milieux humides et de végétation terrestre.

En contrepartie, Port de Saguenay s’est engagé à intégrer dans son projet 13 plans ou mesures d’atténuation visant à minimiser les effets négatifs du projet.

Gestionnaire de projets pour l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, Geneviève Bélanger était présente à Sainte-Rose-du-Nord mercredi.

Parmi elles, on dénombre une surveillance visuelle et un arrêt des travaux de construction si la présence de bélugas ou de phoques communs est constatée, l’interdiction de déboiser entre le 15 avril et le 15 août, un plan de gestion de la pêche blanche pour permettre la pratique de l’activité de façon sécuritaire, etc.

Le projet du promoteur Port de Saguenay comprend un quai de 280 mètres de longueur et une largeur variant entre 55 et 85 mètres. Le quai est de type à gravité à mur combiné reposant sur 110 pieux et palplanches raccordés. L’aire d’entreposage adjacente au quai aurait une superficie d’environ 27 000 mètres carrés. Elle nécessiterait le dynamitage de près d’un million de tonnes de roc, exposant ainsi une paroi de 65 mètres de hauteur par 280 mètres de largeur.

L’aire de déchargement des camions de 8060 mètres carrés sera située en haut où seront installés deux basculateurs hydrauliques de camions hors norme. L’aire de stockage de minerai occuperait, quant à elle, une superficie de 57 000 mètres carrés.

Un convoyeur d’une longueur de 82 mètres inséré dans une galerie tubulaire de 1,8 mètre de diamètre acheminera le minerai au rythme de 1200 tonnes par heure.

Deux silos d’une capacité de 70 000 et 130 000 tonnes seront érigés côte à côte en haut de la falaise. Des convoyeurs d’une longueur totale de 600 mètres achemineront le concentré d’apatite des camions aux silos et le chargeur de navire aménagé sur le quai ainsi qu’un chemin d’accès et un chemin hors norme pavé et des installations connexes.

Un bâtiment administratif pouvant accueillir 12 employés, des bassins de sédimentation pour les eaux de surface, trois puits d’alimentation en eau potable et des installations septiques complètent le projet. Deux années seraient nécessaires pour concrétiser le projet. La zone d’études du projet s’étend sur 87,8 hectares.

Le public peut commenter le rapport jusqu’au 10 août prochain.