Plusieurs conférences ont eu lieu tout au long de la journée, dont une offerte conjointement par la travailleuse sociale Johanne Bouchard et le docteur Carl Bilodeau, tous les deux de la Clinique médicale Montfort.

Constant besoin de se faire connaître

Plus de 30 ans après sa fondation, Palli-Aide doit toujours faire des efforts pour être connu et reconnu auprès de la population. C’est pourquoi l’organisme d’accompagnement en soins palliatifs du Saguenay tient son colloque régional annuel, dont la dernière édition a eu lieu jeudi, à l’hôtel Delta de Jonquière.

Environ 130 personnes ont participé aux ateliers de la journée, dont plusieurs conférences offertes par des intervenants touchés directement et indirectement par les soins palliatifs.

Par exemple, le président d’honneur du colloque, Gilles Deslauriers, a présenté une conférence. Le psychoéducateur et psychothérapeute a profité de la tribune pour parler des liens transgénérationnels et des racines familiales. Des professeurs, des gestionnaires, des avocats, une pharmacienne et une infirmière, entre autres, étaient au nombre des invités.

France Sirois est la directrice générale de l’organisme communautaire Palli-Aide, spécialisé en accompagnement en soins palliatifs. Le colloque annuel avait lieu jeudi.

«On essaie d’avoir divers intervenants pour essayer d’aller toucher tout le monde et parler des différents aspects de la maladie et de l’accès aux soins palliatifs, a mentionné la directrice générale de Palli-Aide, France Sirois. Notre mission est d’accompagner la personne touchée par la maladie, mais également toute la famille.»

Organisme sans but lucratif, Palli-Aide demeure confronté au défi du financement. Différentes campagnes de financement ont lieu tout au long de l’année pour assurer la survie des activités. «On remarque que la demande pour nos services est grandissante d’année en année, notamment en raison du vieillissement de la population, a observé la directrice générale. On se retrouve avec une clientèle grandissante, ce qui demande un plus grand financement pour notre organisme.»

Malgré cet enjeu, un nouveau projet a été mis en place il y a environ un an, qui permet maintenant d’offrir un soutien aux proches aidants. «Parfois, le conjoint ou le membre de la famille d’une personne malade ne se reconnaît pas en tant que proche aidant, c’est-à-dire qu’il pense que c’est normal d’aider, a expliqué France Sirois. Les proches aidants se retrouvent malheureusement en situation de détresse ou ils tombent eux-mêmes malades. On est là pour les aider et assurer un suivi.»

Les soins palliatifs sont des soins offerts aux personnes malades qui sont en phase terminale. Ils visent avant tout le confort de la personne traitée.