Assurer la prospérité économique tout en sauvant le monde ? Ce sont les ambitions du programme des 17 objectifs de développement durable de l’ONU et dont le Canada est signataire. Mettre fin à la pauvreté est l’un de ces objectifs qui, l’espère le mouvement Accélérer 2030, feront un jour partie des priorités québécoises.
Assurer la prospérité économique tout en sauvant le monde ? Ce sont les ambitions du programme des 17 objectifs de développement durable de l’ONU et dont le Canada est signataire. Mettre fin à la pauvreté est l’un de ces objectifs qui, l’espère le mouvement Accélérer 2030, feront un jour partie des priorités québécoises.

Consortium Accélérer 2030: relancer une économie plus durable

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Cinq ans après que le Canada ait adopté les 17 objectifs de développement durable de l’ONU, un mouvement orchestré à partir de Saint-Henri-de-Taillon met le pied sur l’accélérateur pour faire également adhérer la société québécoise à cette vision 2030 pour une société plus juste, prospère et équitable.

Dévoilé il y a une semaine, le consortium Accélérer 2030 pour le Québec a pour mission de proposer une stratégie de transition vers un avenir durable, basée sur ces 17 objectifs de l’ONU.

Le mouvement, initié par Charles Beaudry, originaire de Saguenay et en mode télétravail à Saint-Henri-de-Taillon, est financé en partie par le gouvernement du Canada. Ottawa, rappelons-le, déposera d’ailleurs sa propre stratégie de développement durable 2030 au cours des prochains mois.

« Le Canada a adopté ces objectifs de développement durable et il prépare une stratégie. Mais au Québec, on n’a pas encore de plan. Notre but est d’allumer cette flamme dans la société québécoise, en partenariat avec plusieurs organisations provenant de différents secteurs », résume M. Beaudry, fondateur d’Impact Hub de Montréal et initiateur du mouvement.

Mais quel est ce programme 2030 de l’ONU et dont le logo multicolore est épinglé sur la veste du Dr Arruda depuis le début de la pandémie ? Adopté par plusieurs pays, dont le Canada, le programme est basé sur 17 objectifs, dont mettre fin à la pauvreté, l’accès à l’eau, l’égalité des sexes, l’innovation, la transition énergétique et un meilleur financement pour du développement durable. Les pays signataires doivent ensuite présenter un plan pour arriver à atteindre ces objectifs.

Le Consortium estime d’ailleurs que la pandémie doit servir d’occasion pour relancer l’économie sur des bases plus durables. Parce que pour arriver à atteindre les objectifs de l’ONU, des changements systémiques doivent être amorcés rapidement dans l’ensemble des secteurs de l’économie québécoise.

« Avec la pandémie, les gouvernements mettent un paquet de mesures pour combler les déficits. Mais ça touche des enjeux qui sont très court terme. Oui, il s’agit d’une nécessité. Mais est-ce qu’on peut en même temps réfléchir sur une vision long terme, vers 2030 ? On pense que les deux peuvent se faire en parallèle. Depuis le début de la crise, les membres de chaque industrie s’unissent pour faire des demandes. Mais ce qui manque, c’est qu’il n’y a aucun langage commun entre ces groupes-là. Continuons à avoir des voix collectives, mais unissons-les autour d’un langage commun, autour du développement durable. Le Consortium pense que le Québec peut assumer un rôle de leadership au Canada et à l’international pour accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable », plaide Charles Beaudry.

Le consortium regroupe une vingtaine de membres, dont les Fondations philanthropiques Canada, le CIRODD, Les Productions Feux Sacrés, Republik et SDG Capital. Le mouvement compte également sur des appuis à l’international, notamment la Fondation BMW Herbert Quandt et la Fondation GoodPlanet.

Accélérer 2030 pour le Québec amorcera cinq chantiers de travail, en vue de l’élaboration d’une stratégie québécoise et mettra aussi en lien différents groupes pour faire émerger les meilleures solutions. Une plateforme numérique d’engagement a d’ailleurs été créée afin de centraliser l’ensemble des projets initiés dans la province et qui adoptent une stratégie transversale aux enjeux économiques, sociaux et climatiques.