Le président de l’UPA du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Mario Théberge, lors du congrès annuel qui avait lieu jeudi, à Alma.

Congrès de l'UPA: « Il faut rassurer les producteurs »

Les producteurs agricoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont bien l’intention de se retrousser les manches afin de trouver des solutions pour affronter la tempête créée par l’ouverture du marché canadien aux produits laitiers américains depuis la signature de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AÉUMC).

« C’est sûr qu’on n’accepte pas cet accord, mais on a au moins sauvé des choses. La gestion de l’offre n’est pas disparue. Il faut surtout rassurer les producteurs », insiste le président de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Mario Théberge.

Le sujet a été abordé avec les membres, jeudi, dans le cadre du 88e congrès annuel régional qui se tenait à l’hôtel Universel d’Alma.

Afin de bien faire passer leur appel à l’aide aux gouvernements, les producteurs régionaux prévoient de nouveaux moyens de pression « qui restent à définir » affirme M. Théberge.

« Il faut mettre en place des actions avec d’autres personnes que les producteurs, comme des actions de mobilisation avec la population, qui nous donne un soutien comme on n’a jamais eu avant. »

Le deuxième vice-président de l’UPA, Paul Doyon, a lui aussi interpellé directement les deux paliers de gouvernements.

« Le gouvernement canadien doit donner suite rapidement à ses engagements et dédommager les producteurs. L’appui du gouvernement québécois est essentiel à la suite des choses. »

Six enjeux

Au cours de la journée de jeudi, les producteurs réunis à Alma ont abordé six enjeux qu’ils jugent prioritaires. Outre les impacts de l’AÉUMC, les membres de l’UPA ont discuté de l’accès aux terres pour la relève, la fiscalité foncière, l’agroenvironnement, la gestion des risques et l’augmentation du salaire minimum.

Un forum sur l’agroalimentaire aura d’ailleurs lieu le 21 novembre prochain.

« On va parler de développement des terres, des changements de climat et des ententes qu’on peut conclure avec les gouvernements », précise Mario Théberge, qui refuse de se laisser abattre par les récentes tuiles qui sont tombées sur les producteurs de lait en particulier.

« Le climat est quand même positif malgré la réalité quotidienne qui n’est pas facile. On est résilients et le ton est bon, malgré les crises. Le gouvernement nous a laissé pour compte dans cette entente, alors on se redresse les manches et on continue d’avancer. »