Les avis partagés sur la manière dont le Cégep de Jonquière a géré le confinement de mercredi dernier s’accumulent.
Les avis partagés sur la manière dont le Cégep de Jonquière a géré le confinement de mercredi dernier s’accumulent.

Confinement au Cégep de Jonquière: une enseignante à la défense de l'établissement

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Les avis partagés sur la manière dont le Cégep de Jonquière a géré le confinement de mercredi dernier s’accumulent.

Katy Blackburn, enseignante en soins infirmiers depuis 20 ans, était avec ses élèves lorsque l’alerte de confinement a été émise.

« Pour moi, cela a été un automatisme. Lorsque j’ai entendu l’alarme, j’ai barré la porte du local, j’ai fermé les lumières et j’ai dit aux étudiants de rester en silence dans le fond de la classe. »

L’enseignante confirme que les messages émis au multivoie par la direction ont eu pour effet de rassurer ses étudiants. « Il y avait quatre jeunes filles anxieuses dans ma classe. Lorsqu’elles ont entendu que le confinement n’était que préventif, elles ont tout de suite été rassurées. »

Elle confirme également que les enseignants et membres du personnel du département de soins infirmiers étaient unanimes face à la gestion de la crise. « Nous nous sommes sentis en sécurité, les policiers ont pris la situation au sérieux. »

Même si Mme Blackburn reste consciente que certaines personnes se sont probablement moins senties en sécurité que d’autres, elle continue d’affirmer que la direction du cégep a bien réagi. « De toute façon, comme dans toutes situations d’urgence, il y a des améliorations possibles », a-t-elle ajouté.

L’enseignante en soins infirmiers se dit même impressionnée de la rapidité d’accès au soutien psychologique à la suite des événements. « Dès le lendemain, nous avons été convoqués afin d’avoir des conseils pour être en mesure de gérer tous les étudiants qui en ressentiraient le besoin. »