Conduite automobile: les aînés pointés du doigt

Un Québécois sur cinq estime que la Société d’assurance-automobile du Québec devrait retirer les permis de conduire aux personnes à partir d’un certain âge qui n’est pas déterminé dans un sondage de CAA-Québec. Les « vieux » sont pointés du doigt.

Deux citoyens sur trois croient que les aînés représentent un problème de sécurité routière, alors que les statistiques démontrent que les conducteurs de 75 ans et plus ne sont impliqués que dans 3,9 pour cent des accidents de la route, alors qu’ils représentent 8 pour cent de la population. En contrepartie, la génération des 25-34 ans est impliquée dans le plus grand nombre d’accidents.

En fait, CAA-Québec s’interroge dans son sondage à savoir si les aînés au volant qui sont pointés du doigt le sont à tort ou à raison.

Le sondage fait ressortir que des nuances importantes doivent être apportées, notamment sur le fait que les aînés sont plus attentifs sur la route, moins téméraires et ont une tendance à respecter les règles.

« Les répondants pointent des lacunes physiques bien avant la négligence pour conforter leur position. Les personnes sondées croient que les aînés sont plus dangereux sur les routes parce qu’ils ont perdu leurs réflexes (92 pour cent), qu’ils ne voient plus aussi bien (54 %) et qu’ils sont trop lents (52 %) », indiquent les sondeurs.

Mais la firme de sondage note aussi que les sondés offrent des solutions pour faire en sorte que la situation s’améliore.

Un peu plus de six Québécois sur 10 pensent que les aînés devraient être soumis à un examen de conduite pour conserver leur permis de conduire, 48 pour cent d’entre eux disent qu’on devrait leur interdire de conduire le soir ou aux heures de pointe et 18 pour cent estiment qu’on devrait automatiquement retirer le permis de conduire à partir d’un certain âge (mais non précisé).

« La bonne conduite, ce n’est pas une question d’âge : c’est une question de bonne santé ! Le vieillissement peut nous jouer des tours. Il faut adapter sa conduite », conclut Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec.