Il serait dangereux de conduire sous l'effet du cannabis jusqu'à cinq heures après avoir consommé, dit une nouvelle étude.

Conduire «gelé» est dangereux, martèle CAA-Québec

À quelques jours de la légalisation de la marijuana, la Fondation CAA-Québec y va d’une nouvelle charge pour rappeler les dangers de la consommation de cannabis au volant.

La Fondation a dévoilé lundi matin deux nouvelles études sur les effets du cannabis au volant. La plus importante, réalisée par l’Institut de recherche du Centre universitaire McGill pour le compte du CAA, conclut qu’il est dangereux de prendre le volant sous l’effet du cannabis, et ce, jusqu’à cinq heures après avoir consommé. Les conducteurs qui ont fumé auraient plus de risques d’être impliqués dans un accident de la route.

EFFETS

De leur propre aveu, la majorité des participants à l’étude menée par les Drs Mark Ware, Nicol Korner-Bitensky et Isabelle Gélinas ne se feraient pas confiance pour prendre le volant, même cinq heures après avoir consommé une petite dose de cannabis. Des tests sur simulateur de conduite semblent donner raison aux chercheurs. 

Ces derniers ont remarqué que les conducteurs qui avaient consommé devenaient passablement moins doués après avoir pour réaliser des manœuvres plutôt courantes comme le stationnement en parallèle, la traversée d’une intersection achalandée ou l’évitement de piétons ou de cyclistes. 

«On peut penser qu’on est en plein contrôle pour conduire après avoir fumé un joint, mais ce n’est pas le cas. C’est un peu comme conduire sans vos réflexes, votre jugement, votre concentration et sans savoir à quelle distance se trouve la voiture devant vous », indique dans un communiqué Nicolas Tétreault, biochimiste clinique et membre de l’Ordre des chimistes du Québec.

«Tout le monde s’entend pour dire que l’alcool au volant, c’est dangereux. Mais pour le cannabis, un jeune conducteur sur cinq et de nombreux consommateurs de tous âges nient l’évidence », regrette d’ailleurs le directeur de la Fondation CAA-Québec, Marco Harrison.