André Gagnon et Jocelyn Chiasson, du Centre de services scolaires De La Jonquière, considèrent que la préparation des équipes de soutien a été un élément de premier plan dans toute l’opération de désinfection de la Poylvalente d’Arvida dans les premières heures qui ont suivi l’éclosion le 18 septembre dernier.
André Gagnon et Jocelyn Chiasson, du Centre de services scolaires De La Jonquière, considèrent que la préparation des équipes de soutien a été un élément de premier plan dans toute l’opération de désinfection de la Poylvalente d’Arvida dans les premières heures qui ont suivi l’éclosion le 18 septembre dernier.

Concierges à la Polyvalente d’Arvida: travailleurs essentiels au front

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
La pandémie de coronavirus a donné ses lettres de noblesse au métier de concierge qui passe de travailleur de l’ombre à garant de la désinfection des lieux de travail, appelé à traquer le virus dans les moindres recoins des immeubles tout en permettant la poursuite des activités régulières dans les différents milieux.

Le Centre de services scolaire De La Jonquière a été le théâtre de cette transformation radicale du travail des employés affectés au ménage dans les écoles et autres endroits fréquentés par la clientèle. Le vendredi 18 septembre, la nouvelle tombait, alors qu’un premier test positif était confirmé pour un jeune joueur des Élites de Jonquière de la Ligue de hockey midget AAA qui fréquente la Polyvalente d’Arvida, laquelle accueille 1000 étudiants.

«Les concierges faisaient du nettoyage», illustre Jocelyn Chiasson, employé de soutien et concierge en poste au Centre de formation professionnelle de Jonquière qui a participé à l’intervention d’urgence après la déclaration du cas. «Maintenant, enchaîne-t-il, les concierges travaillent à la désinfection des locaux avec, à l’esprit, qu’ils doivent faire en sorte de préparer des locaux sécuritaires pour ceux et celles qui vont les utiliser pour les activités pédagogiques.»

Le régisseur des ressources matérielles et informationnelles au Centre de services scolaire De La Jonquière, André Gagnon, abonde dans le même sens. Le travail du concierge a changé, mais l’organisation n’a pas attendu que la bombe éclate pour initier cette transition dans les méthodes de travail.

«Heureusement, quand le cas a été confirmé, nous étions le vendredi, 15h. Ça donnait plus de temps pour réagir et surtout, faire tout le travail de désinfection en prévision du retour des élèves et du personnel», estime André Gagnon.

Une équipe de quatre concierges a convergé vers la Polyvalente d’Arvida après l’annonce du cas. Ces derniers avaient déjà en leur possession les trousses d’intervention qui avaient été préparées pour faire face à une première situation.

Depuis le retour en classe des élèves, les responsables de l’entretien ménager suivent attentivement les consignes avec la désinfection de tous les «high-touch» et «low-touch». Ils passent au désinfectant les endroits ou objets que les gens doivent toucher avec leurs mains comme les lumières, poignées de porte, cadres de portes et les robinetteries dans les salles de bain.

«Avec la présence d’un cas, on passait à une autre étape. Ce n’était pas uniquement les high-touch et low-touch, mais bien tout. Il s’agissait de désinfecter tous les endroits fréquentés par la personne infectée», poursuit Jocelyn Chiasson.

Selon André Gagnon, l’équipe de désinfection s’est mise au travail avec, à l’esprit, qu’il ne s’agissait pas d’une école primaire de quartier, mais bien d’une polyvalente.

«Ça voulait aussi dire de procéder à la désinfection des autres espaces comme les murs. Heureusement, un de nos collègues est arrivé avec un gros pulvérisateur pour faire les murs», explique Jocelyn Chiasson.

L’équipe de l’entretien ménager a pu compter sur le soutien de la direction de l’école qui a passé la fin de semaine sur les lieux. Ils ont ainsi pu s’assurer qu’aucun endroit fréquenté par le jeune n’a été oublié pendant l’opération de désinfection des locaux et espaces publics.

Un personnel formé

Les deux représentants du Centre de services scolaire De La Jonquière retiennent aujourd’hui de cette expérience que tout le travail réalisé en amont auprès des différents services a contribué à faciliter les choses lorsque le problème est survenu à la Polyvalente d’Arvida. La formation dispensée au personnel par le Centre de services aux entreprises a aussi contribué à faciliter l’opération d’urgence.

Les quatre employés de l’entretien ménager avaient tous suivi les formations nécessaires pour travailler sécuritairement. André Gagnon précise que le service d’entretien ménager a adopté les mêmes techniques et utilisé les mêmes produits de désinfection que le personnel du CIUSSS affecté aux tâches similaires dans les établissements de santé.

«Le défi que l’équipe de travail s’est donné était que les jeunes et le personnel se sentent en sécurité lors du retour en classe et tout le monde a travaillé avec cet objectif. Nous avons vraiment eu l’impression que les concierges faisaient partie de l’équipe avec l’ensemble du personnel», a conclu Jocelyn Chiasson.

Comme plusieurs organisations, le Centre de services scolaires De La Jonquière doit dénicher du personnel de soutien pour faire face aux nouveaux défis sanitaires. L’organisation est en ce moment en période de recrutement actif afin de pourvoir des postes à l’entretien ménager. La nouvelle réalité oblige les gestionnaires à rehausser les équipes afin de soutenir tout le travail d’entretien ménager et de désinfection des écoles pour éviter la propagation du virus.