La directrice générale et secrétaire-trésorière de Saint-Bruno, Rachel Bourget, le maire de Saint-Bruno, François Claveau, et le directeur général adjoint et responsable Urbaniste - Services Hygiène du milieu, Philippe Lusinchi, ont dévoilé les résultats du registre visant la tenue d’un scrutin référendaire quant à un règlement d’emprunt de 511 300$ pour l’achat et l’installation de compteurs d’eau.

Compteurs d'eau: le règlement d’emprunt bloqué à Saint-Bruno

Les citoyens de Saint-Bruno se sont fait entendre et réclament un scrutin référendaire quant à un règlement d’emprunt de 511 300 $ pour l’achat et l’installation de compteurs d’eau. Lundi, 402 personnes ont signé le registre alors que 227 signatures étaient requises afin de bloquer la procédure. Le conseil municipal se donne le temps de réfléchir à la suite.

Le résultat a été dévoilé, lundi soir, devant une quinzaine de personnes. Devant le résultat et l’ambiance qui régnait, le maire François Claveau a pris la décision, plus tôt en journée, de reporter la séance ordinaire du conseil municipal qui se déroule chaque premier lundi du mois.

« Suite à ce résultat, le conseil municipal va prendre quelques semaines pour étudier la situation et voir à trouver une solution pour la fourniture et l’installation des compteurs d’eau. Nous vous informerons de la décision en temps et lieu », a exprimé le maire lors du dévoilement du résultat.

Questionné par un citoyen, le maire de Saint-Bruno a affirmé que « des compteurs d’eau, il va y en avoir pareil ». Il a d’ailleurs ajouté que l’installation est déjà débutée. La municipalité a l’intention de placer 60 compteurs résidentiels et 140 en entreprise d’ici le 1er septembre 2019.

Le dévoilement du résultat du registre fut particulièrement animé. Pendant plus d’une heure, les élus et les citoyens ont échangé dans une ambiance tendue. Certaines interventions ont été plus houleuses que d’autres alors que le ton a monté dans les deux clans. Des citoyens contestaient la pertinence d’ajouter des compteurs d’eau à la municipalité. Pour le maire Claveau, il s’agit d’un outil de gestion. Il a rappelé aux opposants que la municipalité est déjà dotée de compteurs sectoriels et que le dossier ne date pas d’hier alors que les premières discussions remontent à 2011.

Les élus et des citoyens ont échangé pendant environ une heure à la suite du dévoilement des résultats.

Rappelons que le conseil municipal a adopté à la mi-janvier un règlement « décrétant un emprunt totalisant 511 300 $ visant l’achat et l’installation de compteurs sur les entrées d’eau de tout bâtiment et immeuble industriel, commercial, institutionnel, et un échantillonnage résidentiel ».

La municipalité de Saint-Bruno assure, depuis la publication de l’avis public, que la mesure découle d’une obligation de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable. Lundi soir, le maire a rappelé que « si on ne fait pas ça, cela peut nous couper une subvention de 4 millions $. »

Selon les données existantes, les citoyens de Saint-Bruno consomment 512 litres d’eau par jour comparativement à 382 litres pour la cible provinciale.

journée chargée

La journée aura été intense pour les employés municipaux de Saint-Bruno alors que de nombreux résidants ont défilé dans l’édifice municipal afin de signer le registre qui était accessible entre 8 et 19 heures.

Lors du passage du Quotidien, en fin d’après-midi, quelques personnes patientaient en ligne afin de signer le document officiel. Un citoyen a notamment demandé « où est-ce qu’on signe la pétition ? »

La suspicion était présente chez les opposants. Une publication Spotted soulignait que des plaintes avaient été formulées à l’endroit de la mairie. Les plaignants affirmaient que les signatures se faisaient sur des feuilles non numérotées qui auraient pu facilement disparaître. La directrice générale et secrétaire-trésorière de Saint-Bruno, Rachel Bourget, a tenu, lundi soir, à remettre les pendules à l’heure assurant que tous les noms des signataires s’y trouvaient.

Au total, 2700 personnes étaient habilitées à signer le registre. Le taux de signature est de 14,88 %.