Grégory Léonard vit une expérience inestimable jusqu'à maintenant.

Compétition de pompiers de Dolbeau: un Belge candidat

Grégory Léonard, un pompier de la Belgique, a décidé de traverser l'Atlantique pour participer à la Compétition de pompiers de Dolbeau-Mistassini qui se déroule ce week-end.
«C'est un rêve que je réalise. Ça fait deux ans que je suis en communication avec Carl (Lupien) et là j'ai réussi à faire le voyage et à participer à cette compétition», lance le pompier qui habite Braine-le-Comte, à une quarantaine de kilomètres de Bruxelles.
Grégory Léonard a décidé de faire ce voyage pour se perfectionner et dans le but d'organiser une compétition de pompiers en 2018. «Je travaille pour ça. Il n'y en a pas en Belgique et j'aimerais réussir à organiser ça. Il y a un potentiel énorme surtout avec les pays avoisinants. Si ça se réalise, j'aimerais bien attirer une équipe du Québec», a-t-il mentionné en jetant un regard complice à Carl Lupien. L'organisateur de la 13e édition des pompiers aimerait bien vivre cette expérience, lui qui revient d'un voyage à New York où il a passé une journée avec des pompiers. «Il faudra évaluer les coûts liés à un tel voyage. C'est certain que ça serait l'fun. Il s'agirait d'une autre expérience pour moi après New York. Pour vous dire comment ça bouge, il y a eu 19 alarmes pendant le quart de travail que j'étais là», a-t-il affirmé.
Pour sa part, Grégory Léonard espère convaincre des compatriotes de venir à Dolbeau-Mistassini en 2018. «Ça va nous forcer à faire une 14e édition», a rétorqué Carl Lupien. En effet cette 13e édition pourrait être la dernière, car il est de plus en plus difficile de trouver des commanditaires pour soutenir la compétition.
Expérience enrichissante
Arrivé plus tôt cette semaine, Grégory Léonard se trouve chanceux de vivre cette expérience. «J'ai des hôtes fantastiques. Je suis reçu comme un roi ! J'ai visité la caserne de pompiers de Dolbeau-Mistassini. C'est vraiment impressionnant. Ce n'est pas comme chez nous. Les installations, les équipements et les camions sont vraiment différents.»
Ce militaire de carrière va se rendre aussi à l'aéroport de Roberval pour voir des CL 215 de proche. «Ça, c'est un rêve de jeunesse que je vais vivre. Il y en a en Corse, mais c'est très compliqué de pouvoir s'en approcher. C'est un beau cadeau que les gens d'ici me font. J'ai très hâte», affirme-t-il.
Jusqu'à maintenant, Grégory Léonard aime tellement son expérience qu'il va entreprendre des démarches pour pouvoir faire un stage de perfectionnement au Québec. Des premiers contacts ont été faits.
Compétition
Modeste, Grégory Léonard ne sait pas à quoi s'attendre lors de la compétition. «Je vais faire de mon mieux pour aider mon équipe. Les épreuves ressemblent à ce qui se passe lors d'une vraie intervention. Je suis surtout en mode apprentissage. J'aime autant être prudent, il ne faut pas sous-estimer les épreuves. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre», mentionne l'homme de 36 ans.
Samedi, trois épreuves sont au programme et deux se dérouleront dimanche. Au programme: le sauvetage, le relais, la course à obstacles, la tour et la grande épreuve finale.
Frites
Amateur de frites, comme tout bon Belge qui se respecte, Grégory a été surpris par la qualité de celles qu'il a mangées à Dolbeau-Mistassini. «J'ai été impressionné. On fait aussi bien qu'en Belgique. J'ai goûté à la poutine. On n'a pas ça chez nous, il faudrait importer cette recette », propose le sympathique pompier.