Le criminaliste Julien Boulianne, la directrice de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse, Karine Brassard, Réjean Laforest, de la Saint-Vincent de Paul, Dominick Béland, de Jean Coutu, Chantale Larouche, de BC-Agit, Stéphanie Gagné, des Films de La Baie, et Myriam Rochette, de Rocket Médias sociaux, ont lancé la campagne Sac-à-dons.

Commencer l’école du bon pied et bien équipé

La rentrée scolaire peut être synonyme de cauchemar financier pour bien des parents. Depuis trois ans, la campagne Sac-à-dons amasse des sous pour préparer des sacs d’école remplis de fournitures scolaires et les remettre à des enfants dans le besoin. L’an dernier, la campagne avait permis de remettre 1000 sacs à des petits du primaire, dont les parents n’avaient pas les moyens d’acheter tout le matériel nécessaire. Mais pour vraiment répondre aux besoins au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le nombre de sacs devrait doubler, voire même tripler.

La campagne Sac-à-dons est née de plusieurs initiatives individuelles qui se sont transformées en partenariat il y a trois ans. D’un côté, la Fondation pour l’enfance et la jeunesse amassait des dons pour aider les jeunes à commencer l’école du bon pied. D’un autre, la Société Saint-Vincent de Paul faisait la même chose, de même que certaines succursales Jean Coutu de la région. Le criminaliste Me Julien Boulianne récoltait aussi les dons en matériels scolaires pour les enfants défavorisés. Tout ce beau monde a décidé de regrouper leurs forces, afin que les dons soient plus importants et qu’ils soient également dirigés aux bons endroits et aux familles qui en ont le plus besoin.

L’organisme BC-Agit s’est également joint au projet en offrant des espadrilles de sport aux enfants moins nantis, afin qu’ils puissent participer au cours d’éducation physique comme leurs camarades.

« Imaginez-vous, en tant qu’adulte, si vous deviez vous inscrire à un nouveau club de tennis, mais que vous deviez y aller sans raquette ni espadrilles. Je suis presque certain que vous n’iriez finalement pas. Imaginez ce que ces enfants ressentent, en arrivant à l’école, et en n’ayant pas le matériel demandé », a expliqué le criminaliste Julien Boulianne.

« En tant que professeur d’éducation physique retraité, je sais ce que c’est de devoir laisser un petit sur le bout du banc, seulement parce qu’il n’a pas d’espadrilles. C’est gênant et terrible pour lui, et ça nous brise le coeur. Nous avions du matériel en prêt, mais ce n’était jamais de la bonne grandeur ou c’était du vieux stock. Dans chaque classe, il y en a au moins un qui n’a pas le matériel nécessaire », a souligné le professeur à la retraite Marc Bergeron, qui salue l’initiative de la campagne.

« Arriver à joindre les deux bouts en septembre, pour certains parents, ce n’est vraiment pas facile. On est fiers de participer à cette initiative, qui est vraiment régionale », a souligné Dominick Beland, des pharmarcies Jean Coutu. Les clients de 12 succursales de la région et de Chibougamau peuvent acheter des billets au coût de 3 $, qui permettent la fabrication de ces sacs à dos.

L’an dernier, 1000 sacs ont été distribués, mais selon la Saint-Vincent de Paul, ce nombre pourrait doubler, voire même tripler, et il y aurait assez de demandes.

« On ne couvre pas le secondaire, mais il y a aussi des besoins. Et par exemple, si nous avons une famille de cinq enfants, nous ne pouvons offrir des sacs à tout le monde. Il y a énormément de demandes », a souligné Réjean Laforest, de la Saint-Vincent de Paul.

Les familles sont d’ailleurs ciblées par la Saint-Vincent de Paul selon les besoins. M. Laforest estime que le gouvernement devrait aider davantage les familles pour l’achat de matériel scolaire, puisque ce sont des besoins essentiels.

S’il est possible d’acheter des billets au coût de 3 $ dans les Jean Coutu participants, il est également possible de faire un don via le site de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse, qui prépare des sacs pour la rentrée scolaire des jeunes vivant en centre jeunesse ou en famille d’accueil.

« L’important, c’est vraiment de donner une chance égale aux jeunes. La rentrée scolaire est souvent une source d’anxiété et de stress chez les jeunes défavorisés. S’ils peuvent commencer l’école sur le même pied d’égalité, ça leur donne déjà un bon coup de pouce », a souligné la directrice de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse, Karine Brassard.

De son côté, l’organisme BC-Agit offrira 7500 $ de chaussures de sport.