Comme un nouveau chez-nous

« L'âme a été conservée, c'est peut-être vous autres finalement », a lancé Michel Rivard en faisant référence à la rénovation de l'Auditorium Dufour, hier soir, lors du spectacle d'ouverture du Théâtre Banque Nationale à Chicoutimi.
Une soirée réussie. Une dizaine d'artistes ont défilé sur la scène pour un spectacle d'humour et de chansons. Michel Barrette, qui agissait comme maître de cérémonie, n'a pas manqué l'occasion de raconter quelques histoires salées sur Chicoutimi, en plus de faire quelques clins d'oeil aux nombreuses années qui ont marqué l'histoire de la salle de spectacles.
« C'est l'fun de revenir ici. C'est comme un nouveau chez-nous, pis en plus ça sent l'char neuf », de dire l'humoriste dès l'ouverture, provoquant les premiers rires du nouvel amphithéâtre.
La chanson Le baiser de Jorane fera partie de l'histoire comme étant la première chanson interprétée dans ces nouveaux murs qui offrent une belle qualité de son. Les spectateurs ont pu apprécier la valeur acoustique pendant l'interprétation de la chanson-fleuve Une sorcière comme les autres pendant laquelle Jorane a redoré l'âme à ce lieu mythique de la culture à Saguenay.
Vincent Vallière, qui chantait pour la première fois sur ces planches, a dit « je nous souhaite à nous beaucoup de souvenirs à venir » avant de chanter « On va s'aimer encore, au travers des doutes, des travers de la route et de plus en plus fort », des paroles presque dédiées à l'histoire de la nouvelle salle. « C'est un privilège pour moi d'être ici ce soir », a-t-il confié en déposant ses lunettes sur ce qu'il croyait être le piano à 200 000 $.
Tout au long de la soirée, sur des panneaux lumineux, ont défilé les vieilles affiches de spectacles qui ont marqué l'histoire culturelle de Chicoutimi. Chaque artiste, en commençant par Bruno Pelletier, s'est rappelé la première fois qu'il s'est produit ici.
Michel Rivard, faisant référence à l'âme de la salle, a expliqué qu'ici, « on a l'impression qu'on peut toucher tout le monde », tellement les artistes sont proches de la scène. Quand Rivard est entré sur scène pour chanter Le phoque en Alaska avec Marie-Michel Desrosiers, les producteurs ont projeté sur les écrans lumineux l'affiche de Beau Dommage quand le groupe est venu en 1975. Évidemment, la foule a été invitée à continuer à chanter a capella cette pièce qui fait partie des trois chansons les plus connues des Québécois.
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