La députée de Chicoutimi, Mireille Jean, convie les citoyens du quartier Rivière-du-Moulin à discuter politique le 4 mars dans le cadre de la première activité Dimanche parlons politique.

Comme dans le temps, sur le perron de l’église

Si l’époque où les citoyens profitaient de la messe du dimanche pour discuter politique est révolue, il n’en demeure pas moins que certains aiment encore parler de la chose publique. C’est un peu dans cet esprit que la députée de Chicoutimi, Mireille Jean, inaugure, dimanche, à l’église Saint-Isidore, de 9 h à 11 h, les « Dimanche parlons politique ».

En entrevue, Mme Jean explique qu’elle lance cette initiative dans le but de discuter de politique avec des citoyens de toutes allégeances pour le plaisir d’échanger et de connaître des points de vue différents dans un cadre respectueux. « Je suis députée depuis deux ans et je constate que les gens m’arrêtent dans la rue, au restaurant pour me poser des questions, émettre leur opinion ou pour connaître mon rôle de députée. Quelques fois, ça me permet de mettre les pendules à l’heure sur certains dossiers et je trouve ça drôlement intéressant », explique-t-elle.

Selon elle, discuter politique un dimanche matin peut être une activité très intéressante et agréable d’autant plus que peu de plates-formes sont offertes pour le faire.

C’est pourquoi elle invite les citoyens du quartier Rivière-du-Moulin à se prêter à l’exercice autour d’un service de café et brioches dans un esprit détaché, sans aucun cadre ou sujet imposés, avec pour seules contraintes de discuter politique et d’éviter la tenue de propos grossiers. « Au départ, je vais introduire la discussion pour inviter les gens à se prononcer sur leur perception de la politique et les sujets sur lesquels ils veulent discuter, mais je veux savoir ce que les gens pensent. »

Elle croit que les échanges devraient permettre de s’enrichir mutuellement et de faire évoluer les idées de tout un chacun. « Si on veut que notre société soit notre reflet, il faut parler de politique en tant que citoyen, sinon on laisse le pouvoir uniquement à ceux qui s’y intéressent », conclut-elle.

Une autre activité du même genre aura lieu le 25 mars prochain à l’église Sainte-Anne.