La sommelière Jessica Harnois était à Jonquière, mardi, pour partager son expérience d’entrepreneure.

Colloque de Femmessor: vaincre la peur de se lancer en affaires

Le manque de confiance en soi demeure, en 2019, une des principales raisons qui empêchent les femmes de se lancer en affaires. L’organisme Femmessor présentait donc son colloque annuel, mardi, à l’hôtel Delta, pour inspirer les entrepreneures à pousser leurs rêves un peu plus loin.

Louise Lamontagne, directrice régionale du bureau Femmessor, explique que l’entrepreneuriat féminin se porte généralement bien dans la région, mais qu’il existe encore plusieurs freins chez celles qui désirent fonder une entreprise.

Elle cite la conciliation travail-famille comme étant un des aspects de l’entrepreneuriat pour lequel les femmes s’abstiennent de se consacrer entièrement à leur entreprise.

« Ce que l’on perçoit, études à l’appui, c’est que, encore en 2019, les femmes manquent de confiance. Je pense que c’est un peu dans notre ADN, dans notre besoin de perfection. On veut que tout soit idéal. [Mardi], il y a eu des conférences qui ont inspiré les femmes à persévérer dans leur projet », précise-t-elle.

Tout au long de la journée, des entrepreneures établies ont raconté leur histoire devant un public de femmes d’affaires qui venaient de partout au Québec.

Mélissa Harvey, de Zorah biocosmetiques, se laisse guider par ses valeurs humanistes.

Parmi elles, on retrouvait la sommelière Jessica Harnois. Son parcours atypique l’a menée à exercer son métier dans les plus grands restaurants de la planète. Elle a partagé son expérience et a expliqué son succès.

« Il ne faut pas avoir peur. La peur te retient tout le temps. Elle peut te prévenir de certaines choses, mais il faut foncer », pense celle qui a notamment travaillé au Toqué à Montréal.

« Si tu as confiance en toi, tu vas attirer des gens qui te ressemblent. Ensuite, c’est sûr que tu vas trouver une façon de réussir. […] Il faut être entrepreneure pour les bonnes raisons et avoir les bonnes valeurs. Parce que l’argent et la célébrité, souvent, ça ne mène nulle part », ajoute Jessica Harnois, qui insiste sur la nécessité de se laisser guider par la passion.

Laisser un héritage

Mélissa Harvey, une Almatoise d’origine qui a fondé Zorah biocosmétiques, était aussi présente pour parler de ce qui la motive dans son métier. Celle qui dirige une entreprise de cosmétiques biologiques, fabriqués dans une optique de développement durable, avait des conseils qui allaient dans le même sens.

« Il ne faut pas réfléchir. Il faut foncer. Ce sont les pires folies qui t’amènent le plus loin », a-t-elle affirmé avec assurance, sur scène.

Elle dit se laisser guider par ses valeurs. Si Zorah biocosmétiques remporte un franc succès, la réussite ne se calcule pas seulement en dollars, croit-elle. « L’argent, quand on va être mort, ça ne nous servira plus à grand-chose. Il faut penser à l’état de la planète que l’on laisse derrière nous. »

Femmessor est un organisme qui accompagne et finance les projets des femmes qui se lancent en affaires.