Le camion lourd a terminé sa course dans les serres, à quelques dizaines de mètres d’une résidence.

Collision mortelle à Saint-Gédéon: l’enquête se poursuit

Les enquêteurs tentent toujours de déterminer les circonstances de l’accident mortel survenu jeudi sur la route 170 et qui secoue la communauté de Saint-Gédéon. La victime, dont l’identité devra être confirmée en laboratoire par ADN et radiographie dentaire, aurait dévié de sa voie avant de frapper de plein fouet un poids lourd qui arrivait en sens inverse.

La voiture, une Honda Civic, a été complètement sectionnée, ne donnant aucune chance à la victime. Le conducteur du camion n’a pas subi de blessures physiques importantes. 

Les enquêteurs n’écartent encore aucune hypothèse sur la cause de l’accident. « Est-ce que la personne a eu une distraction? Est-ce que c’est de la fatigue au volant? Toutes les causes sont regardées et l’enquête va se poursuivre dans les prochains jours », précise Claude Doiron, de la Sûreté du Québec.

Propriétaire des Serres Dame Nature, Rebecca Rouleau a vu l’accident de près. Le camionneur a terminé sa course dans les installations, causant de lourds dégâts à l’entreprise. Mais l’accident aurait pu causer encore plus de dommages humains. La maison de Mme Rouleau se trouve seulement à quelques dizaines de mètres du point d’arrêt du camion.

« Pour nous, ce sont seulement des dommages matériels. On va reconstruire. Il y a une famille qui est aujourd’hui éprouvée et nos pensées vont à eux. On est tous touchés par ce qui est arrivé », a exprimé Mme Rouleau.

«Et on se trouve aussi chanceux que le camion ne soit pas entré dans notre maison. En parlant avec le camionneur, il nous a expliqué qu’après l’impact, il avait complètement perdu le contrôle de son camion. On pensait qu’il avait visé les serres pour éviter les maisons. Mais non. Donc il en a fallu de peu», ajoute-t-elle.

L’accident a d’ailleurs donné la frousse à des voisins qui voient tous les jours plusieurs camions lourds passer devant leur résidence. «Ça nous rappelle que ça peut arriver chez nous. C’est assez effrayant d’y penser», a mentionné une résidante.