Climat malsain à l'école Médéric-Gravel: les conclusions déposées

Les conclusions d’un diagnostic organisationnel commandé par les élus de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et portant spécifiquement sur le « climat malsain » qui prévaut à l’école Médéric-Gravel ont été déposées le 10 janvier par la firme Alia Conseil.

Jusqu’ici, les médias ont fait état d’une étude sur le climat de travail à la Commission scolaire. Toutefois, une résolution adoptée par les commissaires le 14 novembre, entérinant le contrat accordé à Alia Conseil, fait référence à une situation propre à Médéric-Gravel. 

« C’est une situation de longue date et la direction de l’école a décidé de prendre les mesures pour dénouer ce conflit-là. »

Claudie Fortin

Porte-parole de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Claudie Fortin confirme que le conseil des commissaires et le département des ressources humaines ont reçu le diagnostic la semaine dernière. Considérant que les documents contiennent des informations nominatives, le conseil des commissaires a l’intention d’en discuter à huis clos en marge de sa prochaine assemblée. Selon Claudie Fortin, il n’y a pas de lien à faire avec Au Millénaire, un projet mis de l’avant par la directrice générale Chantale Cyr et qui n’a pas fait consensus au sein du personnel de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. Le pavillon Au Millénaire est regroupé sous l’égide de l’école primaire Médéric-Gravel.

« C’est une situation de longue date et la direction de l’école a décidé de prendre les mesures pour dénouer ce conflit-là », a déclaré la responsable des communications. La direction ne peut fournir d’information, à ce stade, en ce qui a trait aux sommes déboursées pour obtenir le diagnostic organisationnel.

Lancé à la hâte, sans véritable planification financière ni consultation, le projet Au Millénaire a coûté plus de 1,3 million $ à la commission scolaire en travaux de conversion, en imprévus et en matériel informatique et pédagogique. 

Il y a un an, la présidente du Syndicat des enseignants du Saguenay, Aline Beaudoin, qualifiait le projet d’« audacieux » et mettait en garde les membres qui songeait à y enseigner. Elle les empressait alors d’évaluer l’ampleur de la tâche et les invitait à ne pas signer de « chèque en blanc ». L’embauche des sept enseignants d’Au Millénaire, un programme dont la valeur pédagogique n’a jamais été mise en cause, a aussi fait réagir. Trois enseignants réguliers déjà à l’emploi de la CS des Rives-du-Saguenay y ont obtenu un poste. Les quatre autres, dont l’embauche permanente a été officialisée par voie de résolution du conseil des commissaires à la fin octobre, étaient des profs détenant un statut occasionnel. Le degré de bilinguisme des enseignants choisis a fait l’objet de discussions de coulisses. 

Parallèlement au dossier de Médéric-Gravel, une enquête est menée par le ministère de l’Éducation concernant la gouvernance à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. Chantale Cyr est en congé de maladie depuis novembre et les commissaires ont résolu, il y a deux semaines, de rompre le lien d’emploi de la directrice générale.