À 26 ans, Claudia Côté est directrice générale de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) Saguenay.
À 26 ans, Claudia Côté est directrice générale de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) Saguenay.

Claudia Côté, jeune directrice générale de la SPCA Saguenay

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Claudia Côté, 26 ans, a toujours voulu aider et travailler avec les animaux. Directrice générale de la SPCA Saguenay depuis plus de deux ans, l’ancienne technicienne en santé animale a gravi rapidement les échelons et continue à lutter pour le bien-être des animaux.

Dans son enfance, Claudia Côté rêvait d’être vétérinaire. Pour poursuivre dans cette voie, elle avait choisi d’étudier en sciences de la nature, un programme qui n’était définitivement pas fait pour elle.

« C’est à ce moment que j’ai changé mes plans de carrière, j’ai décidé de faire la Technique en santé animale, au Cégep de Saint-Félicien. Un coup terminé, je me suis trouvé un emploi à la SPCA en tant que technicienne », explique la jeune directrice générale, lors d’une entrevue téléphonique avec Le Quotidien. Elle y travaille depuis cinq ans.

Elle a rapidement monté les échelons puisqu’elle a obtenu le poste de directrice générale alors qu’elle avait 24 ans. Un changement de poste qui a demandé de nombreux ajustements et qui différait grandement de son ancien travail.

« Au départ, j’ai dû apprendre à me débrouiller par moi-même. Je connaissais par cœur déjà l’entreprise, ses valeurs et sa mission, ce qui me donnait une avance. Mais j’ai dû aussi apprendre à faire la comptabilité et la gestion des employés, ce qui a été un gros défi durant la première année et qui continue de l’être aujourd’hui », admet-elle.

Même si ses tâches quotidiennes ont changé du tout au tout, il ne faut pas penser que la directrice ne s’occupe plus des animaux. La proximité de son bureau et son amour des animaux font qu’on retrouve souvent l’ancienne technicienne en santé animale du côté des pensionnaires. Elle avoue adorer remplacer ses collègues. « C’est une journée de plaisir maintenant de laver les cages, parce que ça fait changement de mes tâches et c’est un souvenir du bon vieux temps », laisse-t-elle tomber en riant.

Ses défis

Il n’est pas toujours facile d’être directrice générale, en tant que jeune, mais aussi en tant que femme. Mme Côté ne nie pas qu’elle avait au début l’impression de devoir faire ses preuves, mais est rapidement passée par-dessus ce défi. « Je démontre par mes actions que je suis compétente », assure-t-elle. Elle avoue aussi qu’elle est consciente d’avoir encore beaucoup à apprendre.

Elle veut apporter avec son rôle, entre autres, une plus grande attention à la gestion animalière en général pour que les pensionnaires soient bien traités et aussi sensibiliser les gens qui souhaitent adopter un animal. Elle souhaite continuer à miser sur l’éducation de la population aux avantages d’adopter dans un refuge, de travailler à créer une image plus positive de l’organisme, et bien plus.

Depuis le début de la pandémie, la SPCA connaît une hausse du côté des adoptions.

Elle espère aussi, avec son rôle, amener la SPCA dans de plus grands locaux dans les prochaines années. Elle aimerait déménager, pour le bien-être des animaux, mais aussi pour avoir la possibilité d’avoir un vétérinaire dans les locaux de l’organisation.


« C’est un objectif à long terme. On aimerait avoir une clinique vétérinaire sur place. Pour l’instant, on commence à manquer d’espace, nos besoins sont plus grands, l’éthique animale avance de plus en plus et on veut donner de meilleures conditions à nos animaux en refuge en leur donnant plus d’espace »
Claudia Côté

La proximité avec la clinique vétérinaire permettrait également de donner de meilleurs soins aux animaux, ce qui est la mission ultime de l’organisme et qui n’est pas possible dans les locaux actuels.

Une pandémie bénéfique

Contrairement à plusieurs autres domaines, la pandémie a été bénéfique pour la SPCA. Le nombre d’adoption n’a cessé d’être en hausse, chez les chiens, les chats et même pour les animaux plus âgés. Plusieurs personnes, avec le confinement, ont souhaité ajouter un membre à leur famille. La directrice générale admet qu’elle craint que les familles changent d’avis un coup la pandémie passée. Elle a donc misé sur la sensibilisation dans le processus d’adoption pour éviter ce problème.

La SPCA retrouve ces jours-ci de nombreux chatons nés dans la rue. L’organisme sera bientôt à la recherche de familles d’accueil pour socialiser ces chatons asociaux.

Les chiens sont particulièrement populaires du côté des adoptions, en temps de pandémie.