La saga entourant CKAJ et la mairesse découle d’une publication Facebook de la station, qui accusait l’administration Néron de boycotter la radio communautaire, autant financièrement que par sa participation aux différentes émissions.

CKAJ demande des excuses

La station de radio CKAJ somme la mairesse de Saguenay, Josée Néron, de s’excuser pour ses propos tenus plus tôt cette semaine dans les médias, alors qu’elle faisait mention des problèmes financiers de la station communautaire de Jonquière.

Six des sept membres du conseil d’administration ont tenu une rencontre d’une heure, vendredi après-midi, afin de remettre les pendules à l’heure et de rectifier certains faits. Le président du conseil d’administration, Bruno Cantin, ne comprend pas pourquoi Mme Néron a affirmé que la situation financière de CKAJ était fragile, ce qui n’est nullement le cas selon lui. Il a convenu que ce fut peut-être le cas par le passé, mais qu’aujourd’hui, ces allégations sont mensongères.

« Depuis un an et demi, on a investi au-delà de 150 000 $ dans notre émetteur et dans l’antenne de la station », a justifié Bruno Cantin, rappelant que plusieurs changements ont été effectués depuis plus d’un an, soit au sein du conseil d’administration, à l’équipe d’animation de l’émission du matin, au comptable interne et au comptable externe, entre autres.

Bruno Cantin se demande bien ce que Josée Néron peut connaître sur la situation financière de CKAJ. Il juge que de tels propos peuvent avoir un impact négatif sur la réputation de la station.

« C’est très préjudiciable envers nos clients et nos fournisseurs, a soulevé M. Cantin. Qui voudrait faire affaire avec une entreprise pour qui la situation financière est fragile ? Venant de la part du premier magistrat d’une ville, ça m’étonne. Pour ces raisons, on demande des excuses pour les propos qu’elle a tenus. C’est complètement gratuit et frivole comme déclaration. »

La saga entourant CKAJ et la mairesse découle d’une publication Facebook de la station, qui accusait l’administration Néron de boycotter la radio communautaire, autant financièrement que par sa participation aux différentes émissions, à la suite de la parution d’un sondage défavorable envers le travail des conseillers et de la mairesse. Josée Néron a répliqué qu’un tel boycottage était totalement faux, demandant au passage à CKAJ de dévoiler la source de financement du dit sondage mené par Segma Recherche.

Bruno Cantin a précisé que ce sondage avait été en grande partie financé par la station, qui a les moyens de le faire, a-t-il assuré.

« On se demande d’où vient cette chasse aux sorcières de la part de la mairesse, a réagi le président du conseil d’administration. On pense que c’était le bon moment de diffuser ce genre de sondage. C’est normal que ça ne fasse pas son affaire (à Josée Néron) parce que ça ne l’avantage pas. Quand ça ne fait pas son affaire, elle devient méprisante. Elle n’est pas capable d’accepter aucun reproche. »