Les chalets Écho, du Parc national du Fjord-du-Saguenay, s’adressent aux campeurs qui veulent conserver le confort de la vie moderne.

Cinq nouveaux chalets à Rivière-Éternité

Le Parc national du Fjord-du-Saguenay a inauguré, le 20 juillet, cinq chalets Écho, un nouveau type d’hébergement qui s’ajoute à une offre déjà variée. Ces chalets, de facture à la fois moderne et classique, et qui comprennent tous les services, créent un engouement auprès des touristes.

Le Parc national du Fjord-du-Saguenay fait partie des premiers établissements du réseau à recevoir ces chalets dernier cri. Il y en aurait seulement une vingtaine dans tous le Québec, le premier parc national à en faire la location étant celui de Mégantic. La Sépaq a investi 1,3 million de dollars pour construire les chalets Écho, et ils sont déjà en forte demande. Il restait seulement une dizaine de nuits de disponibles au moment de visiter les installations.

Le directeur du Parc national du Fjord-du-Saguenay, Jérôme Gouron, est très enthousiaste devant ce nouveau concept de chalets. « Ils ont été dessinés par des architectes de la Sépaq. Ils sont construits sur la base du chalet EXP, mais ils ont une chambre de plus », explique M. Gouron.

Les chalets Écho, qui sont ouverts pendant trois saisons, du printemps à l’automne, ne s’adressent pas nécessairement aux amateurs de camping sauvage, mais plutôt aux campeurs qui veulent conserver le confort des temps modernes. « Ils comprennent tout le nécessaire pour passer un beau séjour. » On y retrouve une salle de bains, un poêle à bois, et tout le matériel nécessaire pour faire la cuisine.

Le public qui loue ces chalets varie beaucoup, mais l’hébergement Écho plaît beaucoup aux familles qui ont de jeunes enfants. Ils ont été conçus en fonction des besoins des utilisateurs du parc. « La Sépaq a fait une étude pour connaître les besoins, les envies de la clientèle qui vient chez nous. Qu’est-ce qu’ils veulent avoir, comme type d’hébergement ? C’est le fruit de cette réflexion-là qui a donné le chalet Écho ».

La Sépaq a inauguré ce nouveau type d’hébergement pour les touristes, le 20 juillet dernier.

Les chalets peuvent accueillir jusqu’à quatre adultes et deux enfants.

Deux modèles
Il existe deux modèles de chalet Écho : le traditionnel, comme ceux que l’on retrouve à Rivière-Éternité, et le contemporain. On retrouve ces derniers dans différents endroits. Dans la région, la Sépaq en a construit cinq au Parc national de la Pointe-Taillon. La principale différence est esthétique, le modèle contemporain ayant un toit plat.

Pour donner un aspect singulier, chaque petite maisonnette a été nommée. « On a choisi des noms qui ont une thématique avec le fjord, des noms d’anse ou de lieux spéciaux, comme le Passe-Pierre, le Saint-Barthélémy, etc. Avec le chalet, il y aura, un jour, un panneau d’interprétation qui expliquera son nom » indique Jérôme Gouron.

À la dernière minute
Les réservations ont débuté l’hiver dernier, alors que la construction n’avait pas vraiment été entamée. Le directeur du parc national explique que son équipe a travaillé jusqu’à la dernière minute pour que les installations soient prêtes au moment des premières arrivées. « C’est toujours un petit stress. On espère que le chantier aille bien. On sait qu’il peut toujours y avoir de petits imprévus. Les gens ont travaillé comme des petites fourmis. Dix minutes avant d’accueillir les premiers clients, nos employés étaient encore là, à frotter les tables. »

Devant l’engouement créé par les chalets Écho, M. Gouron rêve de développer davantage l’offre d’hébergement.

On retrouve une vingtaine de chalets Écho seulement dans tous le réseau de la Sépaq.

« Ça fait longtemps qu’on voulait des nouveaux chalets. Dans les plans, à moyen et à long terme, on en imagine d’autres », précise-t-il, en ajoutant que la demande suivrait certainement l’offre.

L’établissement du Fjord-du-Saguenay est populaire auprès de la clientèle européenne. « On est un des parcs à recevoir un des plus grands pourcentages de clientèle hors Québec. C’est 32 % de clientèle hors Québec, dont 25 % de clientèle européenne. On en est fiers, parce qu’attirer la clientèle internationale, ce n’est pas facile », pense Jérôme Gouron.