Le manque de personnel fait partie des problèmes des CHSLD.

CHSLD: du travail à faire au Saguenay–Lac-Saint-Jean

La division régionale de la FADOQ s’ajoute aux voix qui exigent de meilleures conditions dans les CHSLD et les soins à domicile au Québec. Cette demande survient à la suite du Rapport 2017-2018 de la protectrice du citoyen, qui fait état d’une situation qui ne s’améliore pas.

Au nombre des éléments rapportés dans le rapport, on souligne que le manque de personnel a fait en sorte que seuls les besoins de base ont été administrés, ce qui a eu pour effet de reporter les bains hebdomadaires et les soins d’hygiène buccale. La diminution du nombre d’heures de soins à domicile est aussi soulevée.

La FADOQ, région Saguenay-Lac-Saint-Jean-Ungava, a exprimé que le rapport était un « lourd rappel » de l’urgence d’agir, considérant le vieillissement de la population au Québec. Les données du Rapport 2017-2018 contiennent des données strictement provinciales. Il est donc plus difficile de cibler les principaux problèmes dans une région comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais les intervenants sont conscients que la situation mérite d’être prise au sérieux.

« Ce serait exagéré de dire que tous les éléments pointés dans le rapport se retrouvent dans tous les centres du Saguenay-Lac-Saint-Jean, a d’abord convenu le directeur général de la division régionale de la FADOQ, Patrice Saint-Pierre. D’un autre côté, on sait que la situation a eu tendance à se dégrader, au cours des dernières années, principalement parce que les clientèles sont de plus en plus lourdes dans les CHSLD, c’est-à-dire que le nombre d’heures requis pour les soins est beaucoup plus important qu’avant. »

Une situation « préoccupante »

Président du Syndicat des préposées aux bénéficiaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Gaston Langevin n’est pas surpris des problèmes rapportés par la protectrice du citoyen. Il qualifie la situation de préoccupante, sans toutefois appuyer sur le bouton d’alarme. Le manque de préposées aux bénéficiaires dans les CHSLD provoque une surcharge de travail, qui s’est notamment fait ressentir pendant l’été, au cours des périodes de vacances.

« Le personnel en place fait son maximum pour donner les meilleurs services, a souligné M. Langevin. Je lève mon chapeau aux employés parce que travailler dans ces conditions, ce n’est pas toujours facile. »

La partie syndicale travaille de concert avec le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour attirer davantage de préposées aux bénéficiaires. Autrefois, le CIUSSS procédait à des embauches et les candidats retenus se retrouvaient sur une liste de rappel. En vertu de nouvelles dispositions locales, l’employeur va maintenant ouvrir des postes.

« On est en train de travailler pour mettre de nouvelles dispositions en place dans le but de rendre le métier plus attractif, dans le but de faciliter l’embauche, a expliqué Gaston Langevin. On travaille fort pour améliorer la situation et la direction du CIUSSS est préoccupée par la situation. Elle se penche souvent sur la question. »

La situation pourrait s’améliorer à moyen terme, mais le Rapport 2017-2018 de la protectrice du citoyen préoccupe la section régionale de la FADOQ.

« La protectrice du citoyen considère que la situation dans les CHSLD s’apparente à la maltraitance, rien de moins. Ça donne froid dans le dos ! Il est absolument inacceptable que nos aînés vivent dans un tel contexte et tout à fait inconcevable que rien ne change », a réagi la présidente régionale de la FADOQ, Gaëtane Simard, par voie de communiqué.

La FADOQ indique qu’elle va continuer de militer pour l’augmentation du ratio personnel-résidant et pour l’amélioration des conditions de travail dans les CHSLD.