Le député péquiste Sylvain Gaudreault a invité ses concitoyens à une randonnée en raquettes, dimanche, au Norvégien.

Chefferie du PQ: Sylvain Gaudreault laisse la porte ouverte

À quelques jours de la rentrée parlementaire, Sylvain Gaudreault se prépare à retrouver ses collègues de l’Assemblée nationale en poursuivant sa réflexion quant à sa participation dans la course au leadership au Parti québécois, sans chef depuis la démission de Jean-François Lisée.

La randonnée de raquettes organisée par le député de Jonquière, au club de ski de fond Le Norvégien, dimanche après-midi, a été l’occasion de ramener la question sur le plancher. M. Gaudreault n’a rien voulu confirmer, mais l’idée continue de germer dans son esprit.

« On n’est pas encore dans une course au leadership et on a du temps devant nous. Donc, je prends le temps de réfléchir et je garde toutes les options ouvertes à l’heure actuelle », a raconté Sylvain Gaudreault, quelques minutes avant d’enfiler ses raquettes.

La chefferie du PQ, qu’il a occupée de façon intérimaire en 2016, à la suite de la démission de Pierre Karl Péladeau, fait-elle partie de ces options ?

« Si je dis que je garde les options ouvertes, ça veut dire que j’y réfléchis », a répondu M. Gaudreault, en bon politicien.

Le Parti québécois est sans chef depuis la démission de Jean-François Lisée, en octobre dernier. Sylvain Gaudreault poursuit sa réflexion, fermant la porte à aucune option.

Le député de Jonquière est toutefois conscient que les défis sont grands au Parti québécois, après sa déconfiture aux dernières élections générales. Avec 10 députés élus, dont le chef intérimaire en la personne de Pascal Bérubé, c’est autant que Québec solidaire.

« C’est sûr qu’on a un réajustement à faire, a convenu Sylvain Gaudreault. L’année 2019 va être importante pour faire un bilan, mais surtout pour regarder où on veut aller comme organisation politique. Sur le plan politique, on a des enjeux importants au Québec et on va suivre le gouvernement de près parce qu’il a pris des engagements, que ce soit en matière d’éducation ou d’environnement. »

Le péquiste demeure convaincu que son parti peut offrir des propositions que les autres organisations politiques ne peuvent proposer, indiquant au passage que les questions entourant la légalisation du cannabis, la laïcité de l’État et la lutte aux changements climatiques étaient les principaux enjeux pour les mois à venir.

« Il y a du travail à faire, et on va continuer de le faire, a assuré Sylvain Gaudreault. En même temps, on a un mandat des électeurs. Il faut le respecter. Comme parti politique, on a une offre différente à proposer aux Québécois, qui tourne autour de la justice sociale, de la lutte contre la crise climatique et de la promotion de l’indépendance du Québec. Il y a un message différent à offrir. »

Pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, Sylvain Gaudreault entend s’attaquer à la pénurie de la main-d’œuvre et à la baisse démographique.

« On va poser les bonnes questions et on va travailler étroitement avec le gouvernement », a-t-il promis.