Le travailleur forestier Tony Charron a pris le chemin de Bécancour mardi afin d’y subir une cure fermée de six mois.

Charron en cure fermée six mois

Le travailleur forestier Tony Charron, cet homme âgé de 49 ans accusé de tentative de meurtre, de voies de fait graves et de menaces de mort à la suite d’une présumée attaque d’une dame de 73 ans survenue au début du mois dans le secteur de la rue Saint-Paul à Chicoutimi, a pris le chemin de Bécancour afin d’y subir une cure de thérapie fermée de six mois, ayant été évalué responsable au moment des événements et apte à subir son procès.

L’homme a comparu de nouveau au Palais de justice de Chicoutimi en fin d’après-midi mardi devant le juge Pierre Lortie afin d’y subir son enquête caution représenté par Me Luc Tourangeau.

À la suite de négociations avec Me Mélanie Paré, l’avocate de la Couronne assignée au dossier, il a été convenu que M. Charron puisse bénéficier d’une thérapie fermée au centre L’autre côté de l’ombre à Bécancour tout en étant soumis à de nombreuses conditions. L’interdiction de se retrouver dans le secteur de la rue Saint-Paul où a eu lieu l’événement, de s’abstenir de communiquer avec la présumée victime, de consommer de l’alcool ou des drogues, de fréquenter des bars ou discothèques ne sont quelques-unes des conditions négociées avec la Couronne.

Les parents de l’accusé se sont engagés à fournir une caution de 1000 $ sans dépôt et de 500 $ avec dépôt.

Me Tourangeau a indiqué que son client a été hospitalisé jusqu’au 23 juillet dernier. L’examen psychiatrique réalisé a révélé que M. Charron a été évalué responsable au moment ou les présumés événements sont survenus, devenant ainsi apte à subir son procès. « M. Charron pourra bénéficier de sorties en étant très encadré. Ses parents devront l’accompagner », a indiqué Me Tourangeau.

Le juge Lortie a demandé aux deux parties à ce qu’un rapport sur l’état de situation de l’accusé soit produit à la mi-thérapie, chose qui devrait être faite pour le 29 octobre prochain. Le juge a justifié la demande en mentionnant que les accusations portées ne sont pas banales.

Rappelons que le 4 juillet dernier, M. Charron aurait tabassé une dame de 73 ans qui se serait présentée chez lui avec la volonté d’effectuer un appel téléphonique. L’homme aurait accueilli la dame en lui assénant un coup de tasse de café au visage, en la bousculant et en la poussant en bas des marches d’escalier du deuxième étage. M. Charron aurait continué de la rouer de coups jusqu’au moment ou elle a pu se réfugier chez elle.

Me Tourangeau a indiqué que les policiers dépêchés sur les lieux auraient constaté que l’homme était désorganisé et incohérent dans ses propos.