Charles Tremblay mis en accusation

Charles Tremblay, 19 ans, est accusé d'avoir conduit de façon dangereuse et avec les facultés affaiblies causant la mort de son ami Alex Fortier, 18 ans, le 11 mai dernier, à Laterrière.
L'étudiant aux adultes qui tente de terminer son secondaire V a comparu ce matin au Palais de justice de Chicoutimi pour un resserrement de ses conditions de remise en liberté en attendant la tenue de son procès le 9 septembre prochain.
Il était assisté de son avocat, Me Olivier Théorêt de l'Aide juridique, qui a acquiescé aux demandes du Directeur des poursuites criminelles et pénales.
De plus, Charles Tremblay est accusé d'avoir fait de fausses déclarations aux policiers le soir de l'événement afin de les diriger vers la victime décédée.  Il aurait déclaré ne pas être au volant du véhicule accidenté à grande vitesse.
Charles Tremblay venait d'avoir 19 ans le jour même de l'accident et, selon la preuve des enquêteurs, aurait consommé et conduit le véhicule dans lequel les deux amis prenaient place.
La suite a été fatale pour Alex Fortier.
La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Mélanie Paré, a exigé et obtenu à l'encontre de l'accusé une interdiction de consommer de l'alcool ou des drogues ou de se trouver à des endroits où on en vend.  Il devra demeurer chez lui, à Laterrière, entre 22 h et 7 h et répondre aux appels des agents de surveillance.  Il lui est aussi interdit de conduire. Le soir de l'événement, les policiers avient fait signer à Charles Tremblay une promesse de comparaître à une date ultérieure avec interdiction temporaire de conduire, mais Me Paré a jugé nécessaire, pour la protection du public, d'imposer des conditions additionnelles, ce que ne pouvaient faire les policiers, en vertu des pouvoirs limités qui leur sont conférés.
L'avocate a déclaré au tribunal que l'enquête est à son début et que des expertises ont été réclamées au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, à Montréal, pour compléter la preuve accumulée contre l'accusé.
À la sortie de la salle d'audience, l'avocat de l'Aide juridique a déclaré que son client et la victime «étaient de très bons amis et que M.Tremblay est empathique envers la famille de la victime».
À la comparution, la preuve était partielle, a-t-il indiqué, et il devra attendre de recevoir le complément avant de conseiller adéquatement son client.