Un groupe de cinquième secondaire de l’école Charles-Gravel a décidé d’agir afin de sensibiliser les élèves à l’importance de protéger l’environnement.

Charles-Gravel se mobilise pour une école plus verte

Des jeunes de l’École secondaire Charles-Gravel ont décidé d’agir pour protéger l’environnement. Le 15 mars dernier, ils ont profité de la journée de grève pour le climat pour sensibiliser les élèves de leur école sur l’état de la planète et les inviter à signer une pétition qui vise à instaurer des changements au sein de l’établissement scolaire.

« Au retour de la relâche, on a eu l’idée en groupe de faire quelque chose en lien avec la grève pour le climat. On ne voulait pas seulement faire la grève pour faire la grève, on souhaitait avoir un réel impact et prouver que notre but n’était pas seulement de manquer des cours, un commentaire souvent entendu. On trouvait ça plate qu’il n’y ait rien dans l’école et que certains jeunes ne soient même pas au courant de l’existence de cette journée », explique Jean-Simon Desrochers, député du groupe de cinquième secondaire du Programme d’éducation internationale.

Des 30 élèves de la classe, 24 se sont investis dans le projet. L’après-midi du 15 mars, ils se sont divisés en petits groupes afin de sensibiliser les étudiants de leur école à l’état alarmant de la planète et à l’importance d’agir dès maintenant.

« Certains élèves étaient super intéressés. D’autres sont très mal informés. Il faut travailler là-dessus », estime l’étudiant qui souligne qu’il n’a pas été possible de rencontrer tous les groupes en un après-midi.

À la fin de la rencontre, les étudiants étaient invités à apposer leur signature sur une pétition qui réclame des changements concrets afin de faire de l’établissement d’enseignement une école plus verte.

Un total de 1020 signatures ont été recueillies dans l’école qui compte 1300 élèves.

Les jeunes réclament notamment de remplacer la vente de bouteilles d’eau par l’installation de machines pour remplir les gourdes. Ils demandent de mettre à la disposition des élèves des verres réutilisables pour la cafétéria et d’y remplacer les ustensiles de plastique par des ustensiles en métal. Ils revendiquent l’installation de bacs de récupération dans les corridors, l’instauration d’un projet de compost à la cafétéria, ainsi que d’un menu végétarien qui permettrait de découvrir d’autres options que la viande. Le remplacement du papier brun par des séchoirs à main dans les salles de bains, l’installation de lumières DEL et la diminution du nombre de documents imprimés figurent également sur la liste des revendications.

« Il y a des demandes moins réalisables à court terme. Par contre, placer des bacs de récupération dans le corridor, ça pourrait se faire cette semaine, d’autant plus que ces bacs sont déjà disponibles. Pour le reste, on va rencontrer le conseil d’établissement pour que ce soit instauré l’an prochain. On a hâte de voir si ça va bouger. »

L’accueil des étudiants et du personnel permet aux jeunes initiateurs d’espérer des changements.

« Des professeurs sont venus nous voir pour nous féliciter de notre bonne action. Les gens embarquent », assure Jean-Simon Desrochers.