Charl-Pol réclame la transformation de l’Obélix

L’octroi d’un contrat de 7 G$ pour la modernisation des douze frégates Halifax de la Marine canadienne à compter de 2021 constitue une excellente nouvelle économique pour le Québec, sauf que le fédéral devrait assurer une transition pour le chantier Davie en accordant un contrat de transformation du porte-conteneur Obélix en navire de ravitaillement.

Richard Tremblay, président de Charl-Pol, installée à La Baie et Portneuf, a assisté à la conférence de presse donnée jeudi à Québec et s’est montré content que le fédéral partage la modernisation de sept frégates entre les chantiers de Halifax et Lévis. « C’est une bonne nouvelle pour la stabilité à long terme du chantier, pour le Québec et les fournisseurs », a-t-il réagi.

Comme d’autres, M. Tremblay constate qu’il y a un trou dans le calendrier de commandes puisque les travaux de modernisation des frégates sont prévus pour débuter en 2021. Il rappelle que le ravitailleur Astérix a nécessité un investissement de 650 M$ et deux années de travail pour le chantier Davie. L’Obélix, dont tous les plans et devis ont déjà été préparés, pourrait constituer un chantier de transition avec un investissement lié à la conversion de 600 M$ et la création de 1600 emplois directs et indirects. « Le fédéral a décidé de maintenir en activité trois chantiers navals. On n’a pas eu notre part du gâteau jusqu’à maintenant au Québec. Si Justin Trudeau a la bonne volonté que le chantier Davie survive, il doit mettre ses culottes », affirme l’homme d’affaires.

Selon son affirmation, un contrat de 1 G$ pour le chantier maritime représente une centaine d’emplois pour Charl-Pol, l’un des 800 fournisseurs de la Davie.

Un autre sujet de préoccupation soulevé par M. Tremblay concerne les faibles retombées économiques exigées par le gouvernement du Québec dans la construction du nouveau traversier de la CTMA assurant le service entre Souris à l’Ile-du-Prince Édouard et les Iles-de-la-Madelaine. M Tremblay affirme que Québec n’a exigé que 30 % de retombées canadiennes pour ce contrat alors qu’il aurait dû exiger 65 %. « Si les choses ne bougent pas d’ici le 25 novembre, elles deviendront irréversibles. Il faut tout faire en notre possible pour faire bouger le nouveau gouvernement Legault. »