Pierre Drapeau, Engelbert Cottenoir, Richard Tremblay et Frédérik Boisvert ont uni leur voix pour réclamer des contrats du chantier de la Davie.

Charl-Pol appuie la Davie

La direction de l’entreprise baieriveraine Charl-Pol appuie les revendications du chantier Davie. Ce dernier réclame du gouvernement fédéral sa juste part dans l’octroi de contrats pour la construction, la conversion et l’entretien de bateaux militaires, brise-glaces et traversiers.

Lors d’une conférence de presse tenue aux ateliers Charl-Pol, mercredi, le président Richard Tremblay, accompagné de Pierre Drapeau, porte-parole de l’Association des 814 fournisseurs québécois du chantier Davie, Frédérik Boisvert, porte-parole de la Davie, et Engelbert Cottenoir, président du conseil central CSN Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont dressé le bilan des retombées économiques de ce chantier maritime pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

M. Tremblay a mentionné que depuis 2009, des contrats totalisant 32 M$ ont été accordés à Charl-Pol pour la construction d’une centaine de modules dont certains avaient un poids de 120 tonnes. La conversion en bateau ravitailleur de l’Astérix pour le compte de la Marine canadienne a représenté un volume de travail de 4 M$ pour Charl-Pol. « Pour nous, un contrat de 25 M$, ce sont 100 à 120 employés hautement qualifiés qui travaillent pendant deux ans », explique M. Tremblay.

Étant donné que le fédéral risque d’avoir un carnet de commandes de plus de 5 G$ d’ici les prochaines années pour la conversion d’un second bateau ravitailleur, l’ajout d’un brise-glace de classe Polar et de trois brise-glaces intérimaires en plus de six traversiers, M. Boisvert croit qu’il est temps que la Davie ait sa juste part du gâteau qui pourra rejaillir sur le Saguenay-Lac-Saint-Jean.


« Pour nous, un contrat de 25 M $, ce sont 100 à 120 employés hautement qualifiés qui travaillent pendant deux ans.  »
Richard Tremblay

Le chantier Irving, en Nouvelle-Écosse, a décroché des contrats d’une valeur de 60 G$ pour la construction de navires de patrouille tandis que le chantier Seaspan, en Colombie-Britannique, a récolté pour 12 G$ de nouveaux navires de la Marine. En comparaison, l’Astérix à la Davie a constitué un volume de travail de 650 M$ en contrat, soit moins de 1 % du total. 

C’est pourquoi la nouvelle association de fournisseurs formée le 31 janvier dernier a entrepris dans la région une tournée panquébécoise destinée à sensibiliser les citoyens afin de faire infléchir le gouvernement Trudeau en faveur du Québec. Ces pressions commencent à donner des résultats puisque le 18 janvier dernier, le premier ministre Trudeau a annoncé sa volonté d’accorder un contrat pour la conversion de quatre brise-glaces en provenance de la Norvège. 

Les revendications de la Davie et Charl-Pol ont reçu l’appui de la CSN Saguenay-Lac-Saint-Jean. M. Cottenoir a mentionné que les demandes de la Davie sont susceptibles d’avoir des retombées importantes pour plusieurs dizaines de travailleurs de la région.