Réjean Villeneuve et Sylvie Brassard, du Regroupement des organismes de Lac-Kénogami (ROLK), et le conseiller municipal du district #1, Jonathan Tremblay, rappellent que la chapelle Saint-Cyriac est un lieu phare du secteur.

Chapelle Saint-Cyriac: les trois quarts des travaux réalisés

Malgré quelques surprises en cours de chantier, le projet de rénovation de la chapelle Saint-Cyriac, à Lac-Kénogami, culminera comme prévu autour du 21 décembre. Les citoyens du secteur et les amoureux de patrimoine devront toutefois patienter jusqu’à la fin janvier pour découvrir le bâtiment restauré au coût de 400 000 $.

Rencontrés entre les murs du petit temple construit en 1902, Sylvie Brassard et Réjean Villeneuve, du Regroupement des organismes de Lac-Kénogami (ROLK), ont fait le point sur l’avancement des travaux, au bénéfice du Progrès. C’est le ROLK qui agit comme mandataire du projet de restauration au nom de la Fabrique Saint-Dominique.

Depuis le début septembre, les ouvriers de l’entreprise Les Constructions Trépanier-Brown sont à pied d’oeuvre pour redonner au temple son lustre d’antan, dans le respect des consignes dictées par l’architecte Luc Fortin. La chapelle ne détient pas de reconnaissance patrimoniale à proprement dit, mais elle est protégée par Saguenay en raison de son caractère historique. La cure de jouvence doit donc s’orchestrer dans le respect du cachet d’origine du bâtiment que les plaisanciers sont nombreux à admirer l’été.

Parc patrimonial

La rénovation cadre dans le projet plus large d’aménagement du Parc patrimonial de la chapelle Saint-Cyriac, lequel puise ses bases dans un plan stratégique élaboré par Isabel Brochu. C’est le ROLK qui a confié le mandat à la consultante en développement l’an dernier, de façon à rassembler la population du secteur autour d’un projet porteur. Les citoyens ont été rencontrés à quelques reprises par le comité et ont unanimement endossé le projet de restauration de la chapelle, qui avait grand besoin de soins, comme en avait fait foi un carnet de santé dressé par un architecte spécialisé. Convaincue de la pertinence du projet, lequel permettra au temple rénové de conserver sa vocation religieuse tout en devenant une salle multifonctionnelle répondant aux besoins de la population, l’administration municipale a accepté de verser une aide financière de 300 000 $. Le milieu devait toutefois faire son bout de chemin et la subvention était tributaire d’un effort collectif permettant de réunir 100 000 $. Ce fut chose faite grâce à la tenue d’un concert-bénéfice tenu à guichets fermés il y a quelques mois.

« On a ici une petite communauté qui se tient. Les églises ont longtemps été au coeur des villages en raison de l’importance de la religion dans la vie des gens. Aujourd’hui, c’est encore vrai de dire que les églises sont des éléments qui rassemblent les gens d’un même milieu. Ce sont des éléments qui incitent les gens à s’impliquer. Tout le monde reconnaît le bâtiment comme un phare », a fait valoir le conseiller.

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QUELQUES SURPRISES EN COURS DE CHANTIER

Comme c’est le cas pour la plupart des bâtiments âgés, la chapelle Saint-Cyriac a recelé quelques surprises lorsque les ouvriers se sont mis au travail. 

Tout d’abord, ils ont découvert que le bâtiment reposait sur de l’enrochement. Une membrane et du goudron ont dû être appliqués pour imperméabiliser les fondations. La chapelle n’était pas dotée d’une fosse septique et il n’y avait pas de toilettes à l’intérieur. Un champ d’épuration a été creusé et il y aura dorénavant des cabinets. 

Le jubé a été réaménagé, de façon à le rendre plus sécuritaire, à faire meilleur usage de l’espace et à fournir la meilleure vue possible aux spectateurs. L’entrepreneur au dossier a tôt fait de réaliser, en enlevant le revêtement du sol, qu’il n’y avait pas de plancher à proprement dit, seulement de larges poutres de soutènement pour retenir le tout. Les bancs de bois ont été retirés et remis à des citoyens désireux d’en posséder un. Deux cents chaises de bois rembourrées et recouvertes de faux cuir bleu, la couleur emblématique de la chapelle, ont été commandées chez un ébéniste de Saint-Nazaire, le même artisan qui a fabriqué les sièges du Camp musical du Lac-Saint-Jean, à Métabetchouan. 

Une petite loge a aussi été aménagée à l’arrière de la chapelle, laquelle sera mise à la disposition des artistes qui se produiront à la chapelle.

«Environ 75 pour cent des travaux sont réalisés. Nous sommes très heureux du développement. L’hiver est arrivé plus vite qu’on pensait, ce qui a compliqué les choses, mais malgré quelques retards, nous avons repris le dessus. L’ouverture officielle se fera à la fin janvier dans le cadre d’un événement bien spécial avec des invités d’honneur. Les concerts de la chapelle Saint-Cyriac vont fêter leur 10e anniversaire en 2019 et on pourra tenir notre dixième concert dans notre belle maison», s’enthousiasme Sylvie Brassard, qui s’est investie sans relâche dans le projet de rénovation.