Chantale Cyr « en bonne position »

Le professeur au département des sciences économiques et administratives de l’Université du Québec à Chicoutimi, Daniel Gagnon, croit que Chantale Cyr est en bonne position pour recevoir une importante somme d’argent, au terme de la saga judiciaire entourant son congédiement de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

L’organisation invitait, mercredi soir, l’ex-directrice générale Chantale Cyr à entreprendre une négociation, histoire de trouver un terrain d’entente en vue d’un règlement hors cour. Les commissaires veulent ainsi limiter les frais judiciaires de cette saga.

Interpellé par Le Progrès, Daniel Gagnon croit que Chantale Cyr est en très bonne position pour négocier, bien que cette dernière ait affirmé qu’il n’est pas question de discuter sans une réintégration. Simplement au niveau des honoraires d’avocats, que Mme Cyr a dû débourser pour poursuivre l’organisation, elle pourrait négocier un remboursement de 200 000 $ à 400 000 $. « Ça ne serait pas gênant pour elle de demander un deux ans de salaire également », a poursuivi celui qui est également directeur du programme en administration des affaires de l’UQAC.

Selon Daniel Gagnon, un directeur général d’une commission scolaire peut gagner autour de 125 000 $ par année. « Disons que Mme Cyr pourrait recevoir de bonnes sommes d’argent si elle décide de négocier puisque le jugement a été assez clair », a souligné Daniel Gagnon.

Concernant le jugement reconnaissant que Mme Cyr a été victime de harcèlement psychologique causant des lésions professionnelles, ce qui n’est pas fréquent, selon Daniel Gagnon, il sera traité par la CNESST comme un accident de travail.