Maquette des futurs chalets.
Maquette des futurs chalets.

Chalets d’exception à Val-Jalbert: le projet divisé pour respecter le budget

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
La Corporation du parc régional de Val-Jalbert espère désormais achever la construction de ses 14 chalets d’exception vers la fin de l’été prochain. Des soumissions trop élevées reçues dans le cadre de l’appel d’offres lancé au printemps dernier ont forcé l’organisation à scinder le projet en trois grandes étapes.

Parmi les offres reçues, certaines avoisinaient les quatre millions de dollars, soutient Patrick Savard, le directeur général du village historique. Une somme « démesurée » et bien loin du budget initial de 2,6 M$, auquel lui et son équipe tiennent toujours.

« Donc on a repris le dossier autrement et on a divisé le projet en trois parties, soit infrastructures, construction des chalets et aménagement paysager. De cette façon, en scindant le projet, on est bien partis pour arriver à respecter nos budgets initiaux. »

Le chantier de la première étape (infrastructures) a été entamé à l’automne, tel que prévu, et vient tout juste d’être achevé. Ce qui veut dire que la corporation planchera bientôt sur le lancement d’un appel d’offres pour la construction des chalets.

Celui-ci est prévu pour le printemps, en vue d’une mise en chantier lors de la période estivale.

Rappelons que le projet, dont la livraison était au départ prévue pour l’été 2020, avait dû être retardé en raison de la nécessité de mener des études supplémentaires afin d’assurer la qualité des sols.

L’investissement de 2,6 M$ prévoit par ailleurs la construction d’un bâtiment destiné aux installations électriques, d’un système de traitement des eaux usées avec déphosphoration, ainsi que l’aménagement d’un stationnement et de sentiers pédestres.

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VAL-JALBERT EN HIVER: UNE PREMIÈRE EN 20 ANS, LA NORME D'ICI TROIS ANS

Pour la première fois en plus de 20 ans, la région pourra découvrir le village historique de Val-Jalbert sous son manteau blanc. Une exception grandement justifiée par la pandémie, mais qui pourrait devenir la règle dans les années à venir.

Dès le 5 décembre, et ce jusqu’à la fin mars, une multitude d’activités s’ajouteront à celles habituellement offertes par le Club Plein-Air Ouiatchouan (raquette et ski de fond). Glissades, sentiers de marche, aires de feu et tire de bleuets sur neige, lancée en exclusivité par le chef Gilbert Nault, aideront le Saguenay-Lac-Saint-Jean à « se changer les idées » au grand air. 

Ce dont la population a bien besoin, si on se fie aux 250 cartes pour la saison d’hiver écoulées en deux jours. Le directeur général du village Patrick Savard « n’en revient » toujours pas.

L’une des maisons du village historique de Val-Jalbert.

« Samedi et dimanche derniers, on avait instauré un service à l’auto, explique-t-il. On avait des gens à l’extérieur dans le stationnement ici, puisqu’on voulait éviter les entrées et sorties dans le pavillon d’accueil. Les deux journées, en début d’après-midi, ça faisait la file jusqu’à la route. On a été vraiment surpris de l’engouement. »

Cette réponse du public est la bienvenue, car l’hiver qui vient servira en quelque sorte de laboratoire pour un éventuel virage vers un format quatre saisons, d’ici à trois ans. Une orientation stratégique sur laquelle planchait le village bien avant la pandémie et qui explique en grande partie le chantier de construction des chalets d’exception.

Ayant accueilli pas moins de 50 000 visiteurs lors de la dernière période estivale, les employés du site ont l’habitude des mesures sanitaires. Patrick Savard promet que le village y mettra encore le paquet cet hiver, précisant que tous les bâtiments seront fermés, à l’exception du magasin général, à l’intérieur duquel les clients ne devront pas s’éterniser.

« On s’est fait un tableau avec les différentes zones. Si ça repasse en zone orange par exemple, il y a des éléments qu’on va débloquer. C’est sûr qu’en zone rouge on va commencer sans animation, il va y avoir des comédiens, mais plus pour sensibiliser les gens à la distanciation et parler de grippe espagnole, et non pour animer et créer des rassemblements. »