L'ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay.

CGV: l'ex-maire Jean Tremblay répond

L’ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay, assure que l’option de fermer les portes du Centre Georges-Vézina ne s’est jamais rendue jusqu’à lui, réfutant du même coup les allégations de ceux et celles qui estiment qu’il avait fait preuve de négligence.

Jean Tremblay a jugé bon de réagir publiquement après avoir eu vent que certaines personnes le critiquaient sur la gestion du CGV à l’époque où il était maire. De mémoire d’homme, la dernière analyse remontait à 2014, réalisée par la firme Roche (aujourd’hui nommée Norda Stelo). 

« Jamais on m’a dit que la sécurité des citoyens était en danger, a affirmé M. Tremblay au cours d’un entretien téléphonique, en fin de journée mardi. La seule chose qu’on savait, c’est que c’était souhaitable que le toit soit déneigé régulièrement l’hiver. On ne m’a jamais dit que c’était dangereux, il y a des limites à dire que j’étais au courant. Si c’est le cas, qu’on sorte le rapport. Il est à la Ville. Il y a un bout à tout mettre sur le dos de l’administration précédente. »

Jean Tremblay a convenu que son idée était de procéder à une rénovation majeure du CGV lorsqu’il était maire. Il estimait alors qu’une nouvelle construction était trop dispendieuse.

Il est cependant loin d’être en désaccord avec une construction neuve. Il rappelle avoir rencontré le premier ministre du Québec Philippe Couillard sur un projet de rénovation à deux reprises, ajoutant qu’à l’époque, le gouvernement provincial n’était pas prêt à aller de l’avant avec de généreuses subventions.

« S’il y avait eu un danger, je ne suis pas fou, j’aurais fermé le Centre Georges-Vézina, a tranché Jean Tremblay. Peut-être même que ça m’aurait aidé à obtenir la subvention plus rapidement. Si on se compare avec les autres grandes villes, c’est vrai qu’on a pris du retard sur le centre Vézina. On voulait le réparer. On avait un gros projet dans les plans. »

L’ancien maire a répété à plusieurs occasions qu’il ne voulait pas s’immiscer dans la gestion de la Ville, maintenant qu’il a tiré sa révérence. Il a toutefois été piqué au vif lorsqu’il a appris que certaines personnes l’accusaient de négligence.

« Qu’ils me laissent tranquille, parce que je vais aller me défendre. Quand c’est vrai, c’est correct, mais quand ce n’est pas vrai, il faut me lâcher un peu. »