Plus aucune référence aux lutins.

C'est fini les lutins

La Commission scolaire de La Jonquière enquêtera après avoir reçu des plaintes de parents sur la présence du «Grand-père BMR des lutins» dans une classe du primaire pour convaincre des élèves que ces créatures sont bien vivantes. On peut les acheter pour la «modique» somme de 50$ dans certains commerces de la région.
Le Quotidien a reçu, hier, des appels de parents se plaignant du fait que leur enfant était revenu à la maison en se disant «orphelin de lutin» qui font du mal pendant la nuit. Il n'y a aucune valeur pédagogique à raconter des histoires de lutin à un enfant, et surtout de le convaincre qu'ils font des mauvaises plaisanteries la nuit, qu'ils existent et que c'est la magie de Noël», a indiqué au Quotidien un parent visiblement furieux de constater que ce phénomène franchisse aussi facilement les portes de l'école.
Joint en fin de journée, hier, le porte-parole de la commission scolaire, Christian Saint-Gelais, a confirmé au journal qu'il y avait eu une plainte officielle à ce sujet.
Grand-père des lutins
La présentation du «grand-père des lutins» a été réalisée dans une grande salle. Pour l'occasion, la direction de l'école a regroupé les élèves de la quatrième année. En plus de leur expliquer que les lutins faisaient partie des merveilles de Noël, selon ce qu'a raconté un enfant qui était sur place, le grand-père a expliqué que les lutins étaient chez BMR, puisqu'il y avait beaucoup d'outils sur les tablettes et que ça permettait aux lutins, de vaillantes créatures, de travailler très fort.
«La loi interdit toute forme de publicité dans les écoles, à l'exception de certaines commandites temporaires qui seraient reliées à un événement bien particulier. Ce n'est pas seulement une question légale. Pour nous, c'est clair que ces lutins n'ont aucune valeur pédagogique dans nos écoles et, si des directions ou des enseignants ont effectivement invité un représentant d'une entreprise pour ce genre d'événement, c'est par ignorance», a insisté à plusieurs reprises le porte-parole.
Plus de détails dans la version papier du Quotidien//