Environ 25 membres de l'APIGQ ont effectué du piquetage mercredi matin, entre 8 h et 9 h 30, à l'intersection de la nouvelle section de l'autoroute 70 et de la route 170 afin de faire connaître leurs revendications pendant la période de forte affluence de la circulation...

Certains chantiers demeurent paralysés par la grève

Malgré l'adoption mardi matin de la loi forçant la fin de la grève dans l'industrie de la construction, plusieurs chantiers de la région sont demeurés fermés, mercredi matin, en raison de la grève déclenchée par l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ).
Environ 25 membres de cette association ont effectué du piquetage mercredi matin, entre 8 h et 9 h 30, à l'intersection de la nouvelle section de l'autoroute 70 et de la route 170 afin de faire connaître leurs revendications pendant la période de forte affluence de la circulation.
Selon Jean-Pierre Boivin, représentant syndical, les ingénieurs ont déposé leur préavis de grève il y a 14 jours, mais ont préféré attendre avant de procéder afin d'éviter la confusion qui aurait pu régner alors que les travailleurs de l'industrie de la construction quittaient eux aussi leur poste.
M. Boivin a indiqué qu'outre le ministère des Transports, ceux de l'Environnement, des Affaires municipales, des Forêts, de la Faune et des parcs du Québec ainsi que la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), sont touchées par la grève.
Plusieurs chantiers de la région sont ainsi paralysés. C'est le cas pour celui de l'autoroute 70 et de la route de contournement d'Isle-Maligne. 
À en juger aux coups de klaxon des automobilistes qui circulaient sur la 170, les ingénieurs en grève ont reçu un certain appui populaire. Même si une injonction a été émise pour les empêcher de bloquer l'accès aux immeubles gouvernementaux, les ingénieurs ont promis de faire sentir leur présence.
Les 1400 membres de l'Association des professionnels sont en négociations depuis deux ans et ont rencontré les représentants du gouvernement du Québec une cinquantaine de fois. 
Les ingénieurs réclament un correctif salarial de 20 % pour maintenir l'écart de 20 % qu'ils avaient avec leurs collègues d'Hydro-Québec avant que ces derniers obtiennent des augmentations de 20 %.
Sécurité des barrages: plainte au Protecteur du citoyen
(Presse canadienne) - L'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) porte plainte au Protecteur du citoyen, affirmant que le ministre de l'Environnement, David Heurtel, ne prend pas action afin de sécuriser des barrages jugés critiques par des ingénieurs.L'Association a transmis au Protecteur du citoyen des documents qui démontreraient que l'exploitation sécuritaire des barrages publics s'est détériorée depuis deux ans.
Le 3 juin 2015, le Vérificateur général du Québec avait publié un rapport sur la sécurité des barrages qui avait inquiété les ingénieurs. Par la suite, des restrictions budgétaires sévères et la grande difficulté pour le ministère de conserver son expertise ont continué de mettre en péril l'intégrité d'une quarantaine de barrages, d'après l'Association.
Des ingénieurs ont proposé d'abaisser le niveau d'eau des réservoirs afin d'éliminer les risques, à défaut de pouvoir entretenir le fonctionnement des vannes d'évacuation.
L'APIGQ est le syndicat qui représente tous les ingénieurs  oeuvrant dans 20 ministères et organismes québécois. Il compte 1400 membres.