Raynald Thibeault et Martin Bourbonnais, du Cégep de Jonquière, ont annoncé, jeudi, la création du Centre TERRE.

Centre TERRE de Jonquière: plus d’énergies propres dans les PME... et chez vous

Savoir en un clic combien de panneaux solaires et de batteries sont nécessaires pour son chalet. Accompagner une entreprise laitière pour sauver de l’énergie en récupérant la chaleur de la pasteurisation. Former des électriciens pour qu’ils deviennent des experts en rendement énergétique.

Fondée en 2012, la Chaire TERRE (Technologies des énergies renouvelables et du rendement énergétique) du Cégep de Jonquière a participé à plusieurs projets d’énergies propres au Québec. Et l’organisation pourra maintenant étendre sa mission en devenant un Centre TERRE, financé par le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). L’organisation vient de recevoir une subvention de 500 000 $ sur cinq ans, permettant l’embauche d’un nouveau chercheur.

« On se concentrait beaucoup sur la recherche et développement. Mais notre mandat est maintenant élargi. On va faire plus de services aux entreprises qui ont des besoins et des défis. Mais on veut aussi toucher les citoyens. Notre but est de développer des outils pour tous », lance Martin Bourbonnais, titulaire du centre.

La subvention venant du CRSNG fait du bien au groupe, qui compte une vingtaine de chercheurs, professionnels et techniciens. Mais le Cégep de Jonquière n’a pas entendu après l’argent pour développer une expertise en énergies renouvelables.

« On a lancé la Chaire institutionnelle TERRE (financée par le Cégep) parce qu’on croyait au potentiel de ce secteur. On n’a pas attendu d’avoir de l’argent pour le faire. On n’a pas attendu que Greta [Thunberg] arrive non plus. On a des convictions en ce sens depuis longtemps », commente pour sa part Raynald Thibeault, directeur général du Cégep de Jonquière.

Le Centre sera maintenant en mesure d’offrir des services d’aide technique avec transfert, de recherche appliquée et de formation sur mesure dans le domaine de l’optimisation énergétique multifilières. Les entreprises dans les industries de la forêt et de l’aluminium ainsi que les secteurs minier, énergétique, agroalimentaire ou touristique qui veulent prendre le virage de l’automatisation et du rendement énergétique peuvent communiquer avec le centre.

« On peut ensuite conseiller les entreprises, selon leur capacité de payer et leur projet. On peut travailler sur des projets qui peuvent aller de 5000 $ à 500 000 $. Il existe aussi des programmes de crédits d’impôt et de subventions pour ces entreprises qui font affaire avec nous », précise M. Bourbonnais.